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Gaz à effet de serre : réduction de 50% d'ici 2050

  • Les pays du G8 se sont accordés sur une réduction "d'au moins 50%" d'ici 2050 de leurs émissions de gaz à effet de serre.
  • Les dirigeants ont par ailleurs pressé les pays producteurs de pétrole d'augmenter "à court terme" leur capacité de production.
Moins 50% d'ici 2050. Tel est l'objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre sur lequel les dirigeants du G8 sont tombés d'accord à Toyako ce mardi. Les négociateurs du G8 ont travaillé jusqu'à 4 heures dans la nuit de lundi à mardi pour arrêter une position commune. "Inutile de préciser que nous ne pourrons atteindre cet objectif à long terme sans la contribution des autres principaux pays émetteurs", a expliqué le premier ministre japonais Yasuo Fukuda.

Des "objectifs de réduction à moyen terme d'ici 2025" devaient également être définis. Problème : le Président américain George Bush n'aurait promis que de "stabiliser" les émissions d'ici 2025.

Les dirigeants du G8 ont par ailleurs appelé les pays producteurs de pétrole à accroître "à court terme" les capacités de production et de raffinage pour freiner l'envolée des cours sur les marchés mondiaux. Ils se sont inquiétés de la hausse des pressions inflationnistes en raison de l'augmentation des prix des matières premières, "spécialement le pétrole et la nourriture" qui "posent un sérieux danger pour la stabilité de la croissance mondiale" et menacent les plus pauvres.

Enfin, dans une déclaration sur l'économie, les huit dirigeants ont appelé "certaines économies émergentes dont les excédents courants sont importants et en croissance" à "ajuster" leurs taux de change. Un demande à peine voilé à la Chine, que le G8 aimerait voir réévaluer le yuan.

La France décroche le oui européen pour son pacte d'immigration

  • Les pays européens ont donné lundi à Cannes un accord unanime au projet de pacte européen pour l'immigration et l'asile élaboré par la France.
  • Le projet, imprégné de la conception d'immigration "choisie" chère à Nicolas Sarkozy, devrait être signé en octobre, a annoncé la présidence française de l'UE.
C'est la satisfaction pour Brice Hortefeux : les pays européens ont donné lundi à Cannes un accord politique unanime au projet de pacte européen pour l'immigration et l'asile élaboré par la France et il devrait être signé en octobre, a annoncé la présidence française de l'UE. "Cet accord autorise la perspective d'une signature à la mi-octobre", lors du sommet européen prévu à Bruxelles, a déclaré le ministre français de l'Immigration, entouré lors d'une conférence de presse finale de ses homologues allemand, espagnol, tchèque et suédois. "Il s'agit d'un véritable et total succès", s'est félicité le ministre français.

Cet accord est "le résultat d'un long et très minutieux travail engagé depuis six mois et qui a fait gagner plusieurs mois", a souligné Brice Hortefeux, estimant que "ce travail a permis d'apporter des améliorations et des enrichissements qui confirment l'ambition du pacte". Le projet reste imprégné de la conception d'immigration "choisie" chère au président français Nicolas Sarkozy. Il tend à durcir la politique européenne sur l'immigration, tout en mettant en place des règles communes entre les 27 pays membres de l'UE en matière d'asile. "Nous parlons d'immigration choisie et concertée, c'est à dire qu'elle tient compte des besoins des pays et de leur capacité d'accueil, établie sur la base d'un dialogue avec les pays d'origine" des migrants, a insisté Brice Hortefeux.

Le texte entend notamment privilégier l'immigration de travail, réguler l'immigration familiale et lutter contre les clandestins en renforçant les contrôles aux frontières de l'UE et en facilitant le renvoi de ceux qui ont réussi à passer entre les mailles du filet. Plusieurs associations de soutien aux immigrés ont dénoncé lundi à Cannes le pacte, estimant qu'il s'agissait, selon eux, d'une préfiguration d'une "Europe bunker".

Le G8 se réunit sur fond de crise économique

  • Les dirigeants du G8 doivent entamer lundi au Japon un sommet dominé par la crise économique, la hausse du pétrole et la lutte contre le réchauffement.
  • Dans un quotidien japonais, Nicolas Sarkozy souhaite que le G8 encourage la "transparence" sur le marché du pétrole.
Les dirigeants du G8 doivent entamer lundi à Toyako (Japon) un sommet dominé par la crise économique et la lutte contre le réchauffement. Les premiers dirigeants, dont le président américain George W. Bush, sont arrivés dimanche à Sapporo avant de gagner le site du sommet, un hôtel de luxe sur les bord du lac Toya sur l'île de Hokkaido, dans le nord du Japon. Le lac Toya est situé à environ 150 kilomètres de Sapporo où sont confinés plusieurs milliers de manifestants altermondialistes. Quatre personnes, ont d'ailleurs été arrêtées dimanche lors de légers incidents. Quoiqu'il en soit, voici les principaux thèmes qui seront abordés durant les trois jours de ce sommet.

Flambée du pétrole et des prix alimentaires
Les prix record du pétrole et la flambée des prix des produits alimentaires, qui menacent la croissance mondiale, occuperont la première place au menu des préoccupations des huit pays les plus industrialisés. Les dirigeants du G8 veulent prendre des mesures concrètes pour enrayer la crise qui alimente l'inflation mondiale et aggrave la pauvreté dans le monde. Plusieurs mesures sont à l'étude pour augmenter la productivité agricole dans les pays en développement, approvisionner certaines régions en semences et engrais, voire lever les restrictions aux exportations des pays riches vers les pays pauvres. Le président américain George W. Bush suggère pour sa part de lever les barrières aux cultures génétiquement modifiées. Une déclaration sur les moyens de stabiliser les marchés mondiaux, alors que l'économie américaine est en berne, sera également étudiée.

Changement climatique
Après leur accord a minima au dernier sommet du G8 en Allemagne en juin 2007 promettant "d'envisager sérieusement" une réduction d'au moins 50% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050, les Huit sont pressés de confirmer un véritable engagement en ce sens. Mais les Etats-Unis restent hostiles à la définition d'objectifs chiffrés auxquels ne seraient pas soumises les grandes économies émergentes comme la Chine ou l'Inde.

Le développement et l'Afrique
Devant les leaders de sept pays africains - dont l'Algérie, le Sénégal, l'Afrique du Sud et le Nigeria - invités à une session spéciale du sommet lundi, les Huit seront mis devant leurs engagements de doubler leur aide à l'Afrique. Au sommet de Gleneagles (Ecosse) en 2005, ils avaient promis d'augmenter cette aide de plus de 25 milliards de dollars d'ici 2010 pour la porter à 50 milliards de dollars par an.

Zimbabwe
Les Huit doivent discuter de la réélection du président zimbabwéen Robert Mugabe, largement condamnée par la communauté internationale, et de la légitimité de son gouvernement. Le président Mugabe, au pouvoir depuis 1980, a été investi le 29 juin pour un sixième mandat à la tête du Zimbabwe après un scrutin où il était seul en lice, son opposant Morgan Tsvangirai, arrivé en tête au premier tour, s'étant retiré de la course en raison des violences contre ses partisans.

Corée du Nord
Les cinq pays qui négocient avec Pyongyang d'une dénucléarisation de la Corée du Nord - Etats-Unis, Chine, Japon, Russie, Corée du Sud - doivent examiner les moyens de vérifier que les installations nucléaires nord-coréennes sont bien démantelées.

Iran
Les leaders du G8 discuteront de la réponse de l'Iran, donnée la semaine dernière mais pas encore rendue publique, à une proposition des Six grandes puissances d'une offre de coopération en échange d'une suspension de son programme d'enrichissement d'uranium.

Présidence à trois tous les 18 mois pour l'UE

  • Samedi, lors du conseil national de l'UMP, le chef de l'Etat a souhaité mettre fin à la présidence tournante de l'Union européenne tous les six mois.
  • Il a également souhaité ouvrir le G8 à toutes les grands puissances, comme l'Inde ou la Chine.
La présidence tournante tous les six mois, un concept obsolète ? Pour Nicolas Sarkozy, oui. Le chef de l'Etat, qui a pris la présidence de l'Union européenne le 1er juillet, s'est prononcé samedi pour une présidence glissante de 18 mois de l'Union, assurée conjointement par trois pays. La France passera le relais à la République tchèque le 1er janvier, avant une présidence suédoise au deuxième semestre 2009.

Lors du Conseil national de l'UMP consacré à l'Europe, le président de la République a également annoncé qu'il rencontrerait le 12 juillet les Premiers ministres tchèque et suédois pour "harmoniser" leurs positions. "L'Europe ne peut se payer le luxe de la division pendant les 18 mois qui viennent". Il a dit avoir bon espoir de convaincre la République tchèque de signer le traité de Lisbonne, et a exhorté le président polonais Lech Kaczynski à le ratifier. "Il a signé à Bruxelles, il doit ratifier à Varsovie, c'est une question de morale et une question d'honneur, la Pologne doit honorer sa signature", a dit Nicolas Sarkozy en rappelant qu'il verrait Kaczynski lors du sommet de l'Union pour la Méditerranée le 13 juillet. "J'ai confiance dans le président polonais", a-t-il insisté. Nicolas Sarkozy a estimé que l'Europe était la "plus belle idée du XXe siècle", avait apporté à la France modernisation, prospérité et démocratie. "Sans l'Europe, la France serait moins puissante, c'est la vérité, la France a besoin de l'Europe et l'Europe nous a apporté beaucoup", a-t-il dit, en promettant de travailler "la main dans la main" avec la Commission et le Parlement européen.

Sarkozy en colère contre la BCE

Poursuivant dans sa volonté de réforme, cette fois-ci sur le plan mondial, le chef de l'Etat a affiché sa volonté d'ouvrir les sommets des pays riches aux puissances émergentes comme la Chine et l'Inde, et de représentants de l'Afrique et de l'Amérique du Sud. "Je suis de ceux qui pensent qu'il n'est pas raisonnable de réunir le G8", a déclaré le président français lors d'un Conseil national de l'UMP consacré à l'Europe, et avant l'ouverture lundi au Japon du sommet des huit grandes puissances économiques. "Je pense que ce n'est pas raisonnable de continuer a se réunir à huit pour régler les grandes questions du monde, en oubliant la Chine - un milliard 300 millions, d'habitants - en n'invitant pas l'Inde - un milliard d'habitants - en ayant aucun pays arabe, en ayant aucun pays africain et en ayant aucun pays de l'Amérique latine", a-t-il ajouté. "Ce n'est pas raisonnable, ce n'est pas juste, le monde est universel, le monde est multipolaire", a dit encore le président français. Créé en 1975, le club des principales puissances rassemblait à l'origine six pays: Etats-Unis, Allemagne, Japon, Grande-Bretagne, France et Italie. Il fut élargi un an plus tard au Canada, avant d'accueillir la Russie en son sein en 1998.

Lors de son discours, le chef de l'Etat qui a pris la présidence de l'Union européenne pour six mois cette semaine a également critiqué la décision de la Banque centrale européenne de relever ses taux directeurs à 4,25%, "alors que les Américains ont des taux à 2%". "J'ai été de ceux qui ont voté l'indépendance de la Banque centrale européenne et je ne le regrette pas, j'ai été de ceux qui ont voté la création de l'euro et je ne le regrette pas. Les autorités monétaires ont fait un travail remarquable pour mettre en place l'euro", a-t-il dit. Déplorant le "dumping social" auquel l'Europe est confrontée, il s'est demandé si "on doit subir en plus un dumping monétaire qui met à genoux les entreprises européennes qui veulent continuer à exporter". Cette question là doit être posée de "manière respectueuse et démocratique", a-t-il estimé.

Ingrid Betancourt rend "grâce à Dieu et à l'armée"

  • A peine libérée, la Franco-colombienne s'est exprimée sur la radio privée colombienne Caracol.
A peine libérée, Ingrid Betancourt s'est exprimée depuis la Colombie sur la radio privée Caracol. "Je veux d'abord rendre grâce à Dieu et aux soldats de Colombie", a-t-elle déclaré. "L'opération a été absolument impeccable", a ajouté Ingrid Betancourt. "Je crois (que ces libérations) sont un signal de paix pour la Colombie."

Dans sa première déclaration publique, l'ex-otage franco-colombienne n'a pu retenir ses larmes, savourant ses premiers instants de liberté après six ans et demi de captivité aux mains des Farc. La télévision colombienne l'a ensuite montrée débarquant d'un avion du gouvernement colombien sur une base aérienne près de Bogota.

Contrairement aux informations évoquant son état de santé très précaire, Ingrid Betancourt semblait à la fois souriante et en bonne forme lorsqu'elle est tombée dans les bras de sa mère Yolanda Pulecio au bas de la passerelle. Les deux femmes se sont longuement étreintes, avant qu'Ingrid Betancourt, qui portait un haut kaki de l'armée colombienne, ne pose pour les photographes avec les autres otages libérés.

Ingrid Betancourt est libre

La Colombie a annoncé mercredi la libération par l'armée de la sénatrice franco-colombienne Ingrid Betancourt et de trois otages américains qui étaient mains des Farc. Le ministre de la Défense Juan Manuel Santos a déclaré que tous les anciens otages étaient en relativement bonne santé. Onze militaires ou policiers ont également été libérés. Selon le ministre, les otages ont été libérés lors d'une opération héliportée de l'armée.

"C'est une immense joie, une joie indescriptible. Je n'arrive pas à y croire", a déclaré mercredi Lorenzo Delloye, le fils d'Ingrid Betancourt. Du côté de l'Elysée, on ne confirme pas l'information. "Aucune réaction pour le moment. On ne dit rien on ne confirme pas", a déclaré un conseiller du président Nicolas Sarkozy.

Selon Olivier Roubi, porte-parole du comité de soutien d'Ingrid Betancourt, interrogé sur LCI, les otages n'ont pas été libérés par l'armée colombienne, mais par la réédition de deux commandants des Farc.

Les Forces armées révolutionnaires de Colombie retenaient 44 otages de premier plan comme monnaie d'échange contre des centaines de militants emprisonnés. Parmi eux, Ingrid Betancourt, candidate du parti Vert à l'élection présidentielle en Colombie, qui avait été capturée le 23 février 2002. Les trois otages américains travaillaient eux pour le département de la Défense et avaient été capturés en 2003 après la chute de leur avion dans la jungle lors d'une opération de lutte contre les stupéfiants.

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