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3 millions et des moyens militaires pour Hautmont

  • Cinq jours après la tornade qui a fait 3 morts et détruit 1000 maisons, le gouvernement a annoncé vendredi une aide pour des mobile-homes et l'envoi de moyens militaires.
  • L'aide doit permettre d'installer des mobile-homes pour les sinistrés "si les maires le souhaitent".
Des sinistrés à reloger, un millier de logements à restaurer voire à totalement reconstruire, car 250 sont devenus inhabitables... Après les 300.000 euros d'aide d'urgence promis lundi par la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie après la tornade, dimanche soir, dans le Nord, à Hautmont et dans ses alentours, la ministre du Logement a annoncé vendredi qu'une aide de trois millions d'euros allait être débloquée pour installer des mobile-homes pour les sinistrés "si les maires le souhaitent". Christine Boutin a fait cette annonce depuis Hautmont où elle s'est rendue vendredi.

"Les maires apparemment ont l'air de souhaiter qu'il y ait de l'hébergement temporaire en attendant que les maisons soient reconstruites ou réhabilitées", a dit la ministre. Le maire (UMP) de Hautmont Joël Wilmotte a estimé que "les mobile-homes sont une solution de dernier recours". "Mais, a-t-il ajouté, pour les personnes qui disposent d'un terrain et qui veulent surveiller leur maison, ce sera une solution". Interrogée sur les délais d'installation des mobile-homes, Christine Boutin a répondu : "ce sera très rapide". "L'Etat est contraint de faire des appels d'offre qui sont déjà lancés, ça prend quelques semaines et si besoin des mobile homes seront réquisitionnés".

Fillon demande l'envoi de moyens militaires

Christine Boutin a souligné que le déblocage de fonds pour l'achat de mobile-homes était "une mesure importante, mais parmi d'autres". "Nous avons surtout une démarche pragmatique : nous voulons absolument que chaque dossier soit suivi individuellement", a-t-elle affirmé.

De son côté, le Premier ministre François Fillon a demandé vendredi à son ministre de la Défense, Hervé Morin, d'envoyer "sans délai des moyens militaires matériels et humains" à Hautmont "pour participer aux opérations de remise en état". "Une équipe d'experts sera dépêchée sur place" dès vendredi après-midi par le ministère de la Défense "pour évaluer l'ampleur des besoins et la nature des moyens à engager, en liaison avec les autorités locales", a ajouté Matignon.

Le gouvernement avait décidé jeudi d'engager la procédure de reconnaissance de "catastrophe naturelle" après la tornade, entraînant la satisfaction des maires des communes touchées.

Livre Blanc : 83 régiments ou sites seront fermés

  • François Fillon a annoncé jeudi la suppression de 20 régiments et bataillons, de 11 bases aériennes et d' une base aéronavale dans le cadre de la réforme des armées.
  • Des contrats de reconversion seront signés avec tous les sites les plus touchés.
Elus locaux et militaires attendaient avec impatience mais non sans crainte ce rendez-vous. Le Premier ministre a dévoilé jeudi matin, depuis Matignon, le nouveau visage de la carte militaire. "Il existe entre la France et ses armées un pacte sacré, elles sont le gardien de la paix et de notre indépendance", a tenu a rappelé en introduction François Fillon. Mais, a-t-il ajouté, "rien n'est plus périlleux que l'immobilisme, ce qui a trop manqué dans notre pays depuis des années, c'est la capacité à faire des choix". La professionnalisation des armées, commencée en 1996, "n'est pas terminée", "on n'a pas resséré suffisamment l'implantation de nos forces" pour s'adapter aux nouvelles missions et organisations de l'armée française.

"Les unités visées sont celles qui ne sont plus adaptées"

François Fillon a confirmé la suppression de 54 000 postes dans l'armée. A terme, "l'armée de Terre comptera 131 000 hommes, l'armée de l'Air 50 000 et la Marine 44 000". Il a par ailleurs précisé que l'armée de terre allait perdre "20 bases et régiments, l'armée de l'air 11 bases aériennes, et la marine une base aéronavale" sans préciser leurs emplacements. La future carte militaire "va s'articuler autour de ce concept extrêmement novateur de base de défense", qui consiste à regrouper des "moyens opérationnels différents" autour d'un "même dispositif logistique", a indiqué François Fillon, évoquant un nombre de bases situé entre 90 et 95. Selon le dossier distribué à la presse, 83 unités, comprenant des régiments, des centres d'instruction, des services logistiques ou encore des bases aériennes seront fermées graduellement à partir de 2009. Onze seront fermées en 2009, 16 en 2010 et 56 à partir de 2011. En outre, trois unités changeront de localisation en 2009 et neuf en 2010.

"Les unités visées sont celles qui ne sont plus adaptées aux menaces d'aujourd'hui. On n'a plus besoin d'autant de chars Leclerc mais on a besoin de moyens de renseignements, de projections de forces plus légères et plus réactives", a justifié François Fillon. "L'enjeu est d'être capable de projeter 30 000 hommes pendant un an, comme les britanniques. Nous resterons dans les quatre grandes armées du monde. L'armée française est une armée d'élite, on veut qu'elle le reste". Le ministre de la Défense, Hervé Morin, présent au côté de François Fillon, a tenu à insister sur le fait que "l'effort majeur va être effectué sur la structure du ministère, sur l'ensemble des échelons intermédiaires, des structures diverses et variées". "On ne touche pas aux muscles", a assuré le ministre. "On modifie les muscles pour tenir compte de la nouvelle donne stratégique..."

10% des effectifs des ministères décentralisés

"On va donner aux territoires les plus fragiles les moyens de réagir", a déclaré François Fillon. "320 d'euros millions seront donnés aux territoires les plus touchés", a-t-il précisé, ajoutant que des "contrats de reconversion" seront signés avec la trentaine de site les plus touchés et un arsenal de mesures sera pris pour inciter les entreprises à investir sur ces sites. Hubert Falco, secrétaire d'Etat à l'Aménagement du territoire, présent lors de la conférence de presse de François Fillon a ajouté qu'un "grand préfet" allait être nommé pour "synthétiser un plan d'accompagnement du Nord-Est".

Le Premier ministre a enfin annoncé le transfert d'une partie des administrations parisiennes vers les communes concernées : "au moins 10% des effectifs parisiens des différents ministères seront transférés, soit 5000 postes d'ici 2012".

La France décroche le oui européen pour son pacte d'immigration

  • Les pays européens ont donné lundi à Cannes un accord unanime au projet de pacte européen pour l'immigration et l'asile élaboré par la France.
  • Le projet, imprégné de la conception d'immigration "choisie" chère à Nicolas Sarkozy, devrait être signé en octobre, a annoncé la présidence française de l'UE.
C'est la satisfaction pour Brice Hortefeux : les pays européens ont donné lundi à Cannes un accord politique unanime au projet de pacte européen pour l'immigration et l'asile élaboré par la France et il devrait être signé en octobre, a annoncé la présidence française de l'UE. "Cet accord autorise la perspective d'une signature à la mi-octobre", lors du sommet européen prévu à Bruxelles, a déclaré le ministre français de l'Immigration, entouré lors d'une conférence de presse finale de ses homologues allemand, espagnol, tchèque et suédois. "Il s'agit d'un véritable et total succès", s'est félicité le ministre français.

Cet accord est "le résultat d'un long et très minutieux travail engagé depuis six mois et qui a fait gagner plusieurs mois", a souligné Brice Hortefeux, estimant que "ce travail a permis d'apporter des améliorations et des enrichissements qui confirment l'ambition du pacte". Le projet reste imprégné de la conception d'immigration "choisie" chère au président français Nicolas Sarkozy. Il tend à durcir la politique européenne sur l'immigration, tout en mettant en place des règles communes entre les 27 pays membres de l'UE en matière d'asile. "Nous parlons d'immigration choisie et concertée, c'est à dire qu'elle tient compte des besoins des pays et de leur capacité d'accueil, établie sur la base d'un dialogue avec les pays d'origine" des migrants, a insisté Brice Hortefeux.

Le texte entend notamment privilégier l'immigration de travail, réguler l'immigration familiale et lutter contre les clandestins en renforçant les contrôles aux frontières de l'UE et en facilitant le renvoi de ceux qui ont réussi à passer entre les mailles du filet. Plusieurs associations de soutien aux immigrés ont dénoncé lundi à Cannes le pacte, estimant qu'il s'agissait, selon eux, d'une préfiguration d'une "Europe bunker".

Mères porteuses : mésentente gouvernementale

  • Nadine Morano regrette la "confusion" créée par la ministre du Logement Christine Boutin, qui a lancé une pétition contre la légalisation de la "gestation pour autrui".
  • La secrétaire d'Etat s'était dite prête à porter l'enfant de sa fille si celle-ci souffrait d'une malformation utérine.
Et c'est reparti, la mésentente se réinstalle au sein de la majorité ? En tout cas, le débat sur les mères porteuses fait des remous : la secrétaire d'Etat à la Famille, Nadine Morano, a regretté samedi la "confusion" par la ministre du Logement Christine Boutin, qui a lancé une pétition contre la légalisation de la "gestation pour autrui".
Mme Morano a ainsi répliqué à sa collègue du gouvernement, qui avait critiqué la veille sa prise de position en faveur d'un "cadre légal" pour les mères porteuses, tel que l'a préconisé mercredi un groupe de travail du Sénat. Mme Boutin avait notamment qualifié de "surprenants" les propos de la secrétaire d'Etat qui s'est dite prête à porter l'enfant de sa fille si celle-ci souffrait d'une malformation utérine. La réaction de Mme Boutin, selon Mme Morano, est "passionnée", mais "en même temps elle apporte beaucoup de confusion parce que le Sénat est très précis dans ses conditions", a estimé Mme Morano sur RTL, précisant que la mère porteuse ne devait "en aucun cas être la mère génitrice, c'est-à-dire la mère biologique".

"Elle n'a pas le monopole des convictions religieuses"

"Je le redis : si ma fille était atteinte d'une malformation utérine et qu'elle pourrait devenir mère, et qu'à cause de cette malformation elle ne peut pas porter son propre enfant, et bien je le porterais", a-t-elle poursuivi. "La mère porteuse n'intervient que pour porter, donc il n'y pas de confusion de filiation", a-t-elle jugé. Mme Boutin avait déclaré dans Libération ne pas pouvoir "imaginer que Mme Morano, en charge de la Famille, n'ait pas envisagé les conséquences familiales, psychologiques et éthiques, de son acceptation du principe de pouvoir être la mère de ses propres petits-enfants". "Je ne donne pas à Mme Boutin le monopole des convictions religieuses", a également répliqué Mme Morano.

Un groupe de travail du Sénat sur la maternité pour autrui a proposé mercredi dans un rapport de légaliser, sous strict encadrement, la pratique controversée des mères porteuses, déjà autorisée en Grande-Bretagne et en Grèce, mais interdite en France.
"Mme Boutin est critiquable sur nombre de ces positions
Mais sur le sujet, il me semble qu'elle a raison"
Sarkozyfrance2007

Le RSA généralisé au 1er juillet 2009

  • Selon un premier avant-projet, le revenu imaginé par Martin Hirsch pour les travailleurs les plus démunis pourrait être en place dans tous les départements d'ici un an.
Ce n'est qu'un document de travail, mais il fixe le cadre de la généralisation du Revenu de solidarité active (RSA). La publication spécialisée "liaisons sociales" a dévoilé mardi la première mouture d'un avant-projet de loi, qui prévoit la mise en place généralisée du RSA au 1er juillet 2009.

Projet-phare du Haut commissaire aux solidarités actives du gouvernement et ancien patron d'Emmaüs Martin Hirsch, le RSA vise à supprimer les "effets de seuil" qui font qu'actuellement il est parfois plus pénalisant financièrement pour des RMIstes de reprendre un travail. Cette allocation est versée à des personnes travaillant à temps partiel ou pas du tout, et doit permettre de sortir de la pauvreté. A terme, le RSA devrait remplacer le RMI, l'Allocation Parent Isolé (API) et les autres minimas sociaux.

Expérimenté dans 40 départements, le RSA semble avoir fait ses preuves. Mais il reste provisoire. Notamment à cause de l'ampleur de son coût s'il était généralisé : de 2 à 3 milliards d'euros chaque année. La piste du redéploiement de la prime pour l'emploi (PPE), annoncée par le gouvernement, ne figure pas dans l'avant-projet.

Examen au Parlement à l'automne

Le document de travail que publie Liaisons Sociales ne fait pas état du détail du financement. Il explique en revanche que le RSA sera fixé en faisant la différence entre un revenu minimum établi par décret, et les différentes ressources (travail, allocations diverses) de la famille. En clair, si le revenu minimum fixé par le gouvernement est de 650 euros, une personne travaillant un quart de temps et gagnant 250 euros touchera 400 euros de RSA.

L'examen en Conseil des ministres de ce projet de loi aura lieu "avant l'été" ou "à la rentrée", au terme d'une "conférence de consensus" entre "État, collectivités locales, partenaires sociaux, partis politiques et associations". Le texte sera soumis au Parlement à l'automne.

Incertitude sur la réforme des institutions

  • Au terme de la première semaine de débat, la modeste réforme proposée par Nicolas Sarkozy risque de passer à la trappe, malgré l'ouverture d'une partie des socialistes.
  • Pourquoi un tel gâchis ?
A peine élu, Nicolas Sarkozy prend la classe politique par surprise et décide en juin dernier un big-bang institutionnel : interdiction du cumul des mandats, sanctions financières contre l'absentéisme, revalorisation réelle du parlement, démocratisation du Sénat, suppression des départements... Porté par l'état de grâce, le chef de l'Etat impose une rupture des pratiques, en haut comme en bas de l'échelle. La France jouit enfin de la respiration démocratique dont elle avait tant besoin.

Mais au lieu de cela, Nicolas Sarkozy a voulu prendre le temps, mettre en place une commission pluraliste (qui a bien travaillé) et faire passer une réforme modeste mais utile de la Constitution. Résultat : comme sur ce dossier aussi technique qu'explosif, il est aussi difficile d'abattre une cloison en plâtre qu'un mur en pierres, le changement piétine, le toilettage institutionnel est gravement menacé.

Absence insupportable sur les bancs de l'Assemblée

Depuis des semaines en coulisses et depuis mardi en séance, les députés ergotent donc, plus qu'ils ne débattent, entre petits intérêts et calculs peu glorieux. Mais ne blâmons pas trop ceux qui s'intéressent à cette réforme. Pour l'ouverture du débat par François Fillon, ils n'étaient qu'une trentaine sur les bancs de l'Assemblée, sur 577... Trop de projets de loi, de commissions parlementaires, de missions en tous genres, diront-ils pour justifier leur absence. Pas faux. Mais comment l'opinion peut-elle accepter ce genre d'argument lors d'un débat qui concerne justement l'amélioration de leur travail au quotidien et plus important encore, le renforcement de leurs pouvoirs ?

Cette réforme comporte en effet des avancées qui rééquilibrent incontestablement les pouvoirs du parlement : évaluation des politiques publiques par les députés, droit de veto du Parlement sur les nominations présidentielles, restriction de l'usage du 49.3, partage de l'ordre du jour de l'Assemblée... Il est trop rare de voir un gouvernement proposer un texte qui rogne ses propres pouvoirs pour faire la fine bouche. C'est le sens de l'appel de 17 députés socialistes qui veulent prendre "leurs responsabilités au moment où des progrès importants peuvent être obtenus" pour la vie démocratique.

En pointe dans ce combat, Manuel Valls qui dialogue beaucoup en coulisses avec Jean-François Copé pour faire aboutir un compromis. "C'est le combat des modernes contre les anciens et ceux qui poussent pour la réforme sont dans une solidarité générationnelle", fait remarquer un député socialiste. Les partisans d'un vote positif au Congrès le 7 juillet comptent établir un rapport de forces ouvert avec le gouvernement pour faire progresser le texte sur plusieurs points : un geste sur le mode de scrutin des sénatoriales, une avancée sur le décompte du temps de parole du président dans les médias ou une dose de proportionnelle à l'Assemblée.

La gauche responsable en cas d'échec

En cas de refus de la direction du PS d'adopter la réforme constitutionnelle, la gauche sera considérée comme totalement responsable d'un échec institutionnel. Ces 17 députés espèrent convaincre leurs collègues de voter une réforme amendée, malgré les pressions de François Hollande ou Ségolène Royal qui refusent le consensus avec Nicolas Sarkozy. "Dans cette affaire, il faut bien séparer le parti et le groupe PS. Les parlementaires ne sont pas dans la même logique que les éléphants", analyse un socialiste.

Si à droite, le groupe UMP doit faire début juillet avec la défection d'une quarantaine de députés "gaullistes", il cherche à engranger une quarantaine de voix socialistes pour faire adopter la réforme aux 3/5e. Mais pour l'instant, calculette à la main, le compte n'y est pas. Le pointage des pour et des contre évolue chaque jour, au gré des manœuvres et des menaces plus ou moins surjouées. Il reste 45 jours au président de la République et aux socialistes qui souhaitent un compromis pour s'entendre.

La Loi OGM adoptée au Parlement

  • Les sénateurs on voté jeudi en faveur du projet de loi sur les OGM.
  • Fin d'une bataille parlementaire mais pas d'un débat de société.
183 voix pour, 42 contre. Dans un ultime vote, le Sénat permet jeudi au Parlement d'adopter la loi sur les OGM. Et à la France d'être en règle avec la directive européenne de 2001 qui reconnaît "la liberté de consommer et de produire avec ou sans OGM".

Déjà entériné mardi par les députés, le texte issu de la Commission mixte paritaire (Sénat/Assemblée) a été adopté par 183 sénateurs : le groupe UMP rejoint par une partie des élus centristes et des radicaux du RDSE. PCF et Verts ont voté contre, les socialistes ont quant à eux décidé de ne pas prendre part au scrutin. La bataille acharnée entre les élus s'achève donc.

Coexistence

Issu du Grenelle de l'environnement, le texte vise à clarifier les conditions de mise en culture de plantes transgéniques et de leur coexistence avec les productions conventionnelles, dans le respect de la directive de 2001, que la France aura longtemps tardé à transcrire en droit national. Il compte parmi ses dispositions les règles en matière de "coexistence" des cultures, la création d'un Haut conseil des biotechnologies et l'institution d'un "délit de fauchage". Autant de sujets qui sont loin d'avoir fait l'unanimité au sein de la représentation nationale, des ONG, du monde paysan et des semenciers. Le débat risque donc fort de continuer à agiter la société civile.

Prochaine étape : la présidence française de l'Union européenne, en juillet prochain. Le gouvernement français pourrait tenter de mettre à plat les questions posées par la présence de plantes transgéniques sur le sol européen. Questions qui divisent également les membres de l'UE.

"Faut-il rappeller que la directive a été signé par le gouvernement Jospin
et que c'est le gouvernement Fillon qui va l'appliquer !"
Sarkozyfrance2007

Barnier à l'Elysée pour sortir de la crise des pêcheurs

  • Le ministre de l'Agriculture s'est entretenu avec le chef de l'Etat puis le Premier ministre pour les informer de l'avancée des négociations qui doivent reprendre à 15 heures.
  • Ce matin, quatre CRS ont été blessés, dont trois sérieusement, dans des heurts qui ont opposés pêcheurs et forces de l'ordre devant le ministère de la pêche.
Un gazole à 0,40 euros le litre contre 0,70 euros. Voilà ce que les marins pêcheurs ont exigé lors de leur réunion mercredi avec le ministre de la Pêche Michel Barnier. En attendant la réponse du gouvernement, ils ont décidé de suspendre les négociations, a annoncé à la sortie un de leurs porte-paroles. "On restera au ministère tant qu'on n'aura pas obtenu satisfaction", a affirmé Mourad Kahoul, vice-président du Comité national des pêches. "Au besoin on est prêt à amener des matelas", a-t-il ajouté. Les marins pêcheurs sont "mécontents des propositions qui leur ont été faites", a déclaré Mourad Kahoul. Ils ont donc demandé de renconter directement le président Nicolas Sarkozy et le premier ministre François Fillon "pour obtenir une baisse du gazole". Un "contact" a été établi avec la présidence de la République, a indiqué une porte-parole du ministère.

Le Comité national des pêches a aussi demandé à la ministre de l'Economie, Christine Lagarde de convoquer les pétroliers "pour réduire les prix du gazole comme l'avait promis le président de la République au Guilvinec en janvier dernier".

Alors que la délégation était reçue par Michel Barnier, une manifestation de 300 à 400 marins pêcheurs a dégénéré devant le ministère de l'Agriculture et de la pêche. Quatre policiers ont été blessés par des projectiles dont trois sérieusement, a annoncé la préfecture de police. Un tir tendu de fusée de détresse a atteint l'un deux à la jambe, selon plusieurs témoins.

"Vous n'êtes pas les seuls, chers amis et
je condamne fermement vos méthodes"
Sarkozyfrance2007

Les premiers résultats sur la croissance

  • Tranchant avec la sinistrose ambiante, les chiffres de la croissance sont revus à la hausse par l'Insee, ce qui ravit la ministre de l'Economie et l'Elysée.
  • Dans un communiqué, Nicolas Sarkozy s'est réjoui de ces chiffres qui "traduisent l'impact des mesures prises en application de ses engagements par le gouvernement".
La sinistrose n'est que dans les têtes ! Les bons chiffres de la croissance française révélés jeudi par l'Insee abondent en tout cas dans ce sens. Le produit intérieur brut (PIB) de la France a nettement accéléré au premier trimestre 2008, progressant de 0,6% après 0,3% au dernier trimestre 2007. L'institut national de la statistique a par ailleurs revu à la hausse la croissance pour 2007 à 2,1%, après une précédente estimation à 1,9%. L'acquis de croissance, c'est-à-dire le niveau de croissance dont on est sûr qu'il sera atteint sauf récession à venir, s'établit donc à 1,4% à la fin mars 2008.

Le gouvernement tablait pour 2007 sur une croissance comprise entre 2% et 2,5%. "Vous accueillez ce matin un ministre de l'Economie qui se réjouit", a dit Christine Lagarde. "On s'est beaucoup moqué de moi quand j'ai dit nous ferons au moins 2%", "on sort à 2,2% : c'est plus que la fourchette basse de nos prévisions", a constaté une Christine Lagarde revancharde. "On a eu un bon investissement des entreprises et une bonne contribution des exportations, qui prennent un peu le relais de la consommation, plutôt faible au premier trimestre 2008", a-t-elle estimé.

"Les remèdes sont confortés"

Dans un communiqué, Nicolas Sarkozy s'est réjoui de ces chiffres qui "traduisent l'impact des mesures prises en application de ses engagements par le gouvernement en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat". "Les résultats de 2007 comme les estimations pour le premier trimestre 2008 sont conformes aux prévisions du gouvernement en dépit d'un contexte international difficile", relève le chef de l'Etat. "Le diagnostic posé sur la situation de notre pays et les remèdes à y apporter sont confortés", estime-t-il.

Dans la même veine, François Fillon a saisi l'occasion pour valider la politique de son gouvernement. "C'est une très, très bonne nouvelle" et "j'invite tous ceux qui pendant six mois nous ont expliqué que la croissance française serait bien inférieure à réfléchir à deux fois avant de faire de nouvelles prévisions", a lancé le Premier ministre devant la presse sur le perron de Matignon. "Les chiffres de la croissance montrent que l'économie française, dans un climat international très difficile, résiste très bien".

L'enthousiasme a aussi gagné le ministre du Budget Eric Woerth qui estime que les chiffres annoncés sont une "bonne surprise", et affirme que la prévision de croissance du gouvernement pour 2008 est "crédibilisée". "La croissance en France tient plutôt bien. Sur la moyenne des pays européens nous avons réduit l'écart", a-t-il déclaré sur iTélé. L'économie allemande a en effet affiché de son côté une robustesse surprenante début 2008, son PIB ayant progressé de 1,5% au premier trimestre.

Cerise sur le gâteau, cette révision à la hausse de la croissance permet à la France de réduire sa dette publique (Etat, Sécurité sociale et collectivités locales) à 63,9% du PIB en 2007, contre 64,2% précédemment. A 50,3 milliards d'euros, le déficit public pour 2007 reste quant à lui à 2,7% du PIB, en-deçà du seuil de 3% prévu dans le pacte de stabilité de l'Union européenne.

Rien ne va plus à l'Assemblée Nationale

  • A l'annonce du rejet du projet de loi OGM, heureusement que je n'avais pas accès à mon blog parce que j'aurai craché tout mon dégout sur les députés UMP pour leur manque de sérieux dans le travail qui leur est confié.
  • Je ne suis pas contre cette loi mais je reste opposé à la culture des OGM en plein champ, cependant je suis pour la présence de tous les députés sur les bancs de l'Assemblée. Mare de ses absences à répétition mais également de cette Assemblée aux couleurs trop "âgées".
Impossible d'imaginer les hurlements qui ont pu être proférés derrières les portes capitonnées de l'Assemblée Nationale et des ministères concernés, voire à l'Elysée, après la jolie claque essuyée par le gouvernement sur les OGM. Car ce qui s'est passé, le rejet d'un projet de loi gouvernemental, grâce à l'adoption d'une motion de procédure présentée par l'opposition, constitue un événement rarissime. Un mini-séisme parlementaire, avec ondes de choc à la clef. Cet accident de parcours est en tous cas révélateur du climat politique actuel au sein du parlement.

Bien entendu, les premiers visés sont le président du groupe UMP, Jean François Copé et le Secrétaire d'Etat en charge des relations avec le parlement. Il appartenait au premier de faire le plein de ses rangs dans l'hémicycle, mais absentéisme et réunion de commissions aidant, il n'y avait pas assez de députés favorables au texte en séance. Il revenait au second de s'assurer que les amendements adoptés par le Sénat en deuxième lecture rendent le texte acceptable aux yeux des députés de droite réticents aux OGM. Car on avait oublié un peu vite que le texte sur les OGM avait été adopté à une très faible majorité en première lecture à l'Assemblée.

Et le problème de fond est là : ce texte a été présenté au Parlement afin que la France se mette en conformité avec une directive européenne ; injonction difficile à mettre en œuvre alors qu'un moratoire sur le MON 810 était en vigueur. Et puis il y avait eu le Grenelle de l'Environnement : grands projets et grandes phrases... Bref, de quoi y perdre son latin. Certains députés de droite ont préféré adopter l'adage "dans le doute abstiens-toi". Ou vote contre...

En sa qualité de chef de la majorité, François Fillon est monté au créneau pour tenter de trouver une solution en proposant la réunion d'une commission paritaire Assemblée-Sénat. Mais sur le plan politique, le mal est fait. L'autorité du gouvernement est ébranlée, même si un nouveau texte qui ressemblerait beaucoup au précédent, sera à nouveau soumis aux députés dans les semaines à venir.
"Mare, mare et plus que mare de cette Assemblée
où règne un désordre insupportable"
Sarkozyfrance2007

Pascal Sevran est mort

  • Après la mort de l'animateur vendredi, le chef de l'Etat a exprimé son "immense tristesse". Bertrand Delanoë a salué un "amoureux sincère de la chanson française".
  • Pascal Sevran s'est éteint à l'âge de 62 ans des suites d'un cancer du poumon.
Après l'annonce de la mort de l'animateur de télévision Pascal Sevran vendredi matin, le président Nicolas Sarkozy a exprimé son "immense tristesse", saluant "un homme aux multiples talents". "Pour les Français, il restera avant tout celui qui a oeuvré avec brio pour la chanson française." Le Premier ministre François Fillon a déclaré qu'il "laissera le souvenir d'un homme qui a su divertir et émouvoir des millions de Français".

La ministre de la Culture Christine Albanel a salué un "fou de musique et de chansons", qui "durant deux décennies, a transmis sa passion de la musique à des millions de téléspectateurs". Son prédécesseur Jack Lang s'est dit "bouleversé par l'annonce de la mort de Pascal Sevran (...) un ami incomparable dont j'aimais au plus haut point la générosité, la finesse, la drôlerie, l'intelligence décapante, la passion pour l'art et la musique". De son côté, le maire de Paris Bertrand Delanoë a rendu hommage à cet "amoureux sincère de la chanson française". "Au-delà des excès de certaines de ses positions qui avaient suscité la polémique, je retiendrai la sensibilité et l'intelligence de l'homme", a-t-il souligné.

Sur France 2, le comédien Jean Piat, avec qui Pascal Sevran avait fait une émission, a lui salué "un défenseur de la chanson française". Line Renaud a estimé que "Pascal [Sevran] s'en va beaucoup trop tôt". "Il a été un protecteur de la chanson. Qui va faire cela maintenant ?", s'est-elle interrogée. Quant à Nicoletta, elle a salué "un grand seigneur de la variété". L'humoriste Laurent Gerra a salué "quelqu'un qui n'était pas dupe de son époque" et qui "avait énormément de goût et (...) cette soif d'apprendre, de connaître, de vivre l'instant présent". "Pascal était entier dans ses passions, ses enthousiasmes et ses colères. C'est ce qui faisait son charme", a enfin déclaré l'animateur Marc-Olivier Fogiel, ajoutant que c'était "le contraire d'un opportuniste. Il incarnait le politiquement incorrect".

Borloo présente la loi d'orientation du Grenelle de l'environnement

  • Le ministre de l'Ecologie a détaillé mercredi matin le texte de loi d'orientation du Grenelle de l'environnement. Il sera soumis au Parlement avant l'été.
"Nous avons tenu le pari de mettre dans une loi les engagements et les conclusions du Grenelle. Le texte du projet de loi d'orientation reprend fidèlement les conclusions du Grenelle". Visiblement satisfait, le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a présenté mercredi matin en détails le texte de loi d'orientation du Grenelle de l'environnement. "On avait dit que le texte serait prêt avant l'été. Il sera soumis au Parlement avant l'été comme le président de la République s'y était engagé". Le texte du projet de loi (appelé Grenelle I) est envoyé ce mercredi au Conseil économique et social.

La loi d'orientation sera présentée ensuite au Conseil d'Etat puis examinée en Conseil des ministres fin mai pour une première lecture à l'Assemblée nationale avant l'été. Cette loi sera suivie par un paquet Grenelle II, consacré à la mise en forme réglementaire et législative des dispositions dans le bâtiment et les transports, avant l'été également. Un Grenelle III, consacré notamment aux pratiques agricoles, arrivera au Parlement à l'automne.

Le détail de quelques points importants :
  • Les 30 pesticides les plus dangereux retirés d'ici fin 2008
Les trente produits phytopharmaceutiques "les plus préoccupants" seront retirés du marché d'ici fin 2008. Il s'agit de "généraliser les pratiques agricoles soutenables et productives. Il est ainsi prévu de retirer du marché les substances phytopharmaceutiques les plus préoccupantes en fonction de leur substitualité : 30 d'ici fin 2008, 10 d'ici fin 2010", précise le texte. Il s'agit également de diminuer de 50% d'ici 2012 celles pour lesquelles il n'existe pas de produits ni de pratiques de substitution. L'objectif est de réduire de moitié les usages des pesticides en dix ans "en accélérant la mise au point de méthodes alternatives et sous réserve de leur mise au point". Le projet de loi indique par ailleurs que l'objectif pour la surface agricole utile en agriculture biologique est d'atteindre 6% du total en 2013 et 20% en 2020. Le crédit d'impôt en faveur de l'agriculture bio sera doublé dès 2009 afin de favoriser la conversion des exploitations agricoles vers le bio. Enfin, la part des produits bio dans la restauration collective publique devra atteindre 15% en 2010 et 20% d'ici 2012.
  • Multiplication par 6 des transports urbains en site propre en 15 ans
Les transports urbains en site propre hors Ile-de-France seront multipliés par six en quinze ans, de 329 à 1.800 km, afin de permettre notamment "le désenclavement de quartiers sensibles", selon le texte. Sur une première tranche de travaux de 12 milliards d'euros d'ici 2020, l'Etat contribuera aux projets nouveaux à hauteur de 2,5 milliards, précise le texte.
  • 2000 km de lignes TGV supplémentaires d'ici 2020
L'Etat entend créer 2.000 km de lignes supplémentaires pour les trains à grande vitesse d'ici 2020 pour relier les capitales régionales, selon le texte de loi d'orientation du Grenelle de l'environnement présenté mercredi à la presse par le ministère de l'Ecologie. "La réalisation de 2.000 km de lignes ferroviaires nouvelles à grande vitesse sera lancée d'ici 2020", indique le texte. Sont concernées : la ligne Tours-Bordeaux, le contournement de Nîmes et Montpellier, la ligne Montpellier-Perpignan, la ligne Bretagne-Pays de la Loire, les deuxièmes phases de la ligne Est et de la branche Est de la ligne Rhin-Rhône, l'interconnexion sud des lignes à grande vitesse en Ile-de-France, les lignes Provence-Alpes Côte d'Azur, Bordeaux-Toulouse, Bordeaux-Hendaye, et les branches sud et ouest de Rhin-Rhône. "Un programme supplémentaire de 2.500 km sera défini dans une perspective de long terme incluant notamment la mise à l'étude d'un barreau est-ouest", indique également le texte de loi, sans autre précision.
  • Réduire de 38% la consommation énergétique dans le bâtiment d'ici 2020
L'Etat veut réduire "d'au moins 38%" d'ici 2020 les consommations énergétiques du parc existant de bâtiments, selon le texte de loi d'orientation du Grenelle de l'environnement présenté mercredi à la presse par le ministère de l'Ecologie. Dans le neuf, le gouvernement veut imposer la norme "basse consommation" (consommant moins de 50 kWh par an et par m2) à toutes les constructions neuves dès la fin 2012 et par anticipation dès la fin 2010 à tous les bâtiments publics et tertiaires. La norme "énergie positive" (des bâtiments qui consomment moins d'énergie qu'ils n'en produisent à partir d'énergies renouvelables) sera imposée à partir de la fin 2020 pour toutes les constructions neuves. Dans l'ancien, l'Etat mettra en place des "incitations financières destinées à encourager et accélérer la réalisation de travaux" en favorisant la conclusion d'accords avec les banques et les assurances. Il s'agira notamment de développer des prêts aux particuliers dont le remboursement des annuités d'emprunt ne devra pas dépasser le montant des économies d'énergie réalisées grâce aux travaux de rénovation. Le secteur du bâtiment contribue pour près du quart aux émissions nationales de gaz à effet de serre et consomme plus de 40% de l'énergie finale consommée en France. De son côté, l'Etat entend se montrer exemplaire : audit énergétique généralisé de ses bâtiments d'ici 2010 et lancement de la rénovation pour la totalité d'entre eux avant 2012 afin de réduire de 40% au moins la consommation d'énergie et de moitié les émissions de gaz à effet de serre dans un délai de dix ans.

Bernard Kouchner lundi en Colombie

  • Le chef de la diplomatie va entamer une tournée pour évoquer le sort des otages et notamment celui de la Franco-Colombienne.
Le chef de la diplomatie, Bernard Kouchner, se rendra lundi à Bogota avant de gagner l'Equateur et le Venezuela pour évoquer le sort des otages en Colombie et notamment celui de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, a indiqué vendredi le quai d'Orsay.

"Le ministre, qui s'était entretenu avec les présidents Chavez et Uribe en février, réévaluera la situation des otages avec les trois chefs d'Etat et évoquera l'urgence d'une solution humanitaire permettant de conduire à la libération des séquestrés détenus par les Farc en Colombie, parmi lesquels figure (...) Ingrid Betancourt", indique le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Sarkozy ne "renoncera pas"

L'annonce de cette visite avait été faite un peu plus tôt par l'ambassadeur de France à Bogota, Jean-Michel Marlaud. "Nous évoquerons un accord humanitaire et ferons une nouvelle évaluation de la situation après l'envoi d'une mission humanitaire", avait indiqué l'ambassadeur.

Paris avait envoyé en Colombie début avril un avion médicalisé et des émissaires pour secourir Ingrid Betancourt, mais avait annulé sa mission une semaine plus tard après avoir essuyé un refus de la guérilla marxiste qui retient l'otage depuis six ans.

Vendredi, Alvaro Uribe a confirmé qu'il recevrait Bernard Kouchner lundi à Bogota et réaffirmé qu'il s'opposerait à toute médiation de Hugo Chavez dans l'affaire de libération des otages. Jeudi soir, le président Nicolas Sarkozy a assuré dans un entretien télévisé qu'il ne "renoncerait pas" à obtenir la libération d'Ingrid Betancourt, et souhaité que Hugo Chavez, crédité d'une influence sur la guérilla colombienne, "continue à s'investir" en faveur de la libération des otages.

Les Farc, en lutte depuis 1964 contre les autorités, réclament la libération de 500 guérilleros contre celle d'un groupe de 39 otages dit "échangeables", dont l'ex-candidate à la présidence, Ingrid Betancourt.

Mai 2007 - Mai 2008

Un an de réformes, un an de promesses tenues
Votre pouvoir d’achat est la priorité

Depuis un an, Nicolas Sarkozy et le gouvernement ont fait du pouvoir d’achat leur priorité.

Travailler plus pour gagner plus, c’est une réalité !
  • Défiscalisation des heures supplémentaires, payées 25 % de plus ; 4 heures de plus par semaine, cela représente un 13e mois à la fin de l’année !
  • Possibilité de racheter ses jours de RTT pour les transformer en salaire, pour en finir avec l’absurdité des 35 heures qui ont donné du temps libre, mais qui ont maintenu les salaires à un niveau trop bas !
  • Et aussi : déblocage anticipé de la participation salariale pour profiter de son épargne ; dans les PME, possibilité de prime de 1 000 euros défiscalisée, défiscalisation du travail étudiant, etc.
  • Revenu de solidarité active (RSA), pour encourager les plus modestes à reprendre une activité et lutter contre la pauvreté.
Maîtriser le prix du logement
  • Indexation des loyers sur les prix, pour limiter la hausse des loyers.
  • Dépôt de garantie limité à 1 mois de loyer.
  • Lancement de la maison à 15 euros par jour.
  • Suppression programmée de la caution pour les locataires, en échange de la création d’un mécanisme de mutualisation des risques collectifs pour les propriétaires.
Faire baisser les prix à la consommation
  • Renforcement de la concurrence dans la grande distribution, pour faire baisser les prix à la consommation.
  • Renforcement des droits des consommateurs et de la concurrence entre les fournisseurs d’accès Internet et les opérateurs de téléphonie mobile, pour faire baisser les prix des télécommunications (loi Chatel).
  • Doublement de l’aide à la cuve de mazout pour les Français les plus modestes, afin de compenser la hausse du prix de l’énergie.
Un État économe et moderne

Un objectif de retour à l’équilibre des finances publiques au plus tard en 2012
  • La France ne peut plus vivre au-dessus de ses moyens et nous ne devons pas faire payer à nos enfants la dette que nous accumulons.
  • Le gouvernement a fixé à 2012 au plus tard le retour à l’équilibre des comptes publics, le temps de mettre en œuvre les réformes dont la France a besoin.
Diminuer le train de vie de l’État et baisser les impôts
  • Une « révision générale des politiques publiques » a été lancée. Elle permet de supprimer les dépenses inutiles, c’est-à-dire l’argent des Français qui est mal utilisé. 166 mesures ont été annoncées le 4 avril : elles permettront des économies de 5 milliards d’euros.
  • Parce que la France a trop de fonctionnaires, le gouvernement a décidé de ne remplacer qu’un fonctionnaire sur deux partant en retraite sur la période 2008-2012, en commençant par un sur trois dès cette année. Une partie des économies serviront à revaloriser les rémunérations des fonctionnaires.
  • Le gouvernement a d’ores et déjà supprimé plusieurs impôts, dont les droits de succession (sauf pour les plus riches).
Moderniser la Ve République et les services publics
  • Le gouvernement est resserré (15 ministres) et ouvert à toutes les sensibilités politiques.
  • Une réforme du dialogue social est en cours, pour des syndicats plus représentatifs.
  • La réforme constitutionnelle est lancée, comme s’y était engagé Nicolas Sarkozy. Elle aboutira dans les prochains mois. Les pouvoirs du Parlement seront renforcés, pour des institutions plus démocratiques. La fonction présidentielle sera modernisée et des nouveaux droits seront créés pour les citoyens.
  • Un service minimum dans les transports terrestres est en vigueur depuis le 1er janvier 2008. Un service minimum à l’école a été expérimenté et sera généralisé dès la rentrée prochaine.
  • La réforme de la carte judiciaire a été menée à bien, pour une justice mieux rendue et à un coût moindre.
  • La réforme de la fonction publique a commencé, avec l’examen du projet de loi sur la mobilité des fonctionnaires.
Le logement pour tous

Un effort de construction sans précédent a été lancé !
  • 554 000 permis de construire ont été délivrés en 2007, un chiffre record !
  • 142 000 logements sociaux sont financés par l’État en 2008, soit trois fois plus qu’en 2000.
Aider ceux qui le veulent à devenir propriétaires
  • Déduction des intérêts d’emprunt.
  • Mise en vente de 40 000 logements sociaux à leurs occupants chaque année.
  • Lutter contre la hausse des prix du logement (indexation des loyers sur les prix, dépôt de garantie limité à 1 mois de loyer, suppression programmée de la caution pour les locataires).
Un droit au logement opposable
  • Depuis le 1er janvier, un droit au logement opposable s’applique aux personnes sans abri. Il va progressivement être étendu en 2008.
Les jeunes et les personnes âgées au cœur de l’action du gouvernement

Donner aux jeunes les meilleures chances de réussite
  • Réforme des programmes de l’Éducation nationale pour donner les savoirs élémentaires à tous les élèves du primaire.
  • Suppression de la carte scolaire et des cours le samedi matin, à la rentrée 2008.
  • Études dirigées le soir et stages de remise à niveau gratuits durant les vacances, pour lutter contre l’échec scolaire.
  • Réforme des universités, pour des étudiants mieux formés et des diplômes revalorisés.
  • Plan banlieues, mettant l’accent notamment sur l’éducation et la formation professionnelle des jeunes.
Une France solidaire des personnes âgées
  • Hausse du minimum vieillesse de 25 % sur le quinquennat, avec une prime de 200 euros dès ce printemps, et hausse des pensions de réversion.
  • Réforme des régimes spéciaux et début des négociations sur la réforme générale des retraites, pour sauver la retraite par répartition.
  • Plan Alzheimer, financé grâce aux franchises médicales et doté de 1,6 milliard d’euros.
  • Début des travaux sur la mise en place d’une couverture « dépendance » (5e branche).
Un taux de chômage en baisse, pour le plein emploi en 2012

Les chômeurs mieux accompagnés vers l’emploi
  • Unification du service public de l’emploi par la fusion de l’ANPE et de l’Unedic, pour mieux accompagner les chômeurs et les aider à retrouver un emploi plus rapidement.
La réforme du marché du travail, pour plus d’emploi
  • Un projet de loi de modernisation du marché du travail est en cours de discussion au Parlement. Il reprend un accord conclu entre les partenaires sociaux et renforce la sécurité des salariés tout en introduisant plus de souplesse pour les employeurs.
Une Europe plus proche de vous

Relance de la construction européenne
  • Le « traité simplifié » (ou traité de Lisbonne), promis par Nicolas Sarkozy durant la campagne, met fin à la crise européenne et permet à l’Europe d’avancer, dans l’intérêt de ses citoyens.
Des politiques européennes concrètes, pour une Europe qui protège ses citoyens
  • Les objectifs de la présidence française de l’Union européenne (à partir de juillet 2008) ont été fixés par le président de la République : défense européenne, immigration en Europe, développement durable et politique de l’énergie.
  • Pour la première fois, une ligne directrice claire est fixée : tout mettre en œuvre pour que l’Europe protège ses citoyens des nouvelles menaces (crise de l’énergie, changement climatique, terrorisme, immigration incontrôlée).
  • L’Europe a accepté le projet d’Union pour la Méditerranée défendu par Nicolas Sarkozy.
L’immigration choisie, l’intégration réussie

Mieux contrôler l’immigration en France
  • Politique ferme et juste de reconduite à la frontière des clandestins.
  • Encadrement renforcé du regroupement familial.
  • Priorité à l’immigration économique : objectif de 50 % d’immigration économique en 2012, en privilégiant les travailleurs migrants dont notre économie a besoin.
  • Premières initiatives sur la mise en place de quotas d’immigration.
  • Projet de « pacte européen » sur l’immigration.
Donner aux immigrés les chances d’une intégration réussie
  • Contrat d’accueil et d’intégration pour les familles, par lequel les immigrés s’engagent à respecter et à transmettre nos valeurs.
  • Le regroupement familial n’est désormais possible que si celui ou celle qui veut faire venir sa famille a les moyens de la faire vivre sans aides sociales.
Et aussi
  • La France sur la voie du développement durable grâce au Grenelle de l’environnement. Les premières mesures ont été prises : bonus malus écologique pour les véhicules, interdiction des cultures OGM en 2008, nouvelle loi sur les OGM en cours de discussion, pour mieux encadrer les cultures à l’avenir. D’autres mesures sont en préparation, sur la base des conclusions du Grenelle.
  • Sécurité des Français : lutter contre la récidive. Des peines planchers ont été créées, afin de lutter contre la récidive. La rétention de sûreté s’applique pour les criminels dangereux en fin de peine et qui présentent des risques élevés de récidive.
  • Santé : début de la réforme de l’hôpital, qui permettra d’améliorer la qualité des soins tout en conservant les hôpitaux locaux.
  • Banlieues : un grand plan pour faire des banlieues des quartiers comme les autres (désenclavement par les transports publics, politique renforcée de sécurité, priorité donnée à l’éducation et à la formation des jeunes, etc.).
  • Diplomatie : la France est présente sur tous les fronts et assume ses responsabilités internationales (participation pleine et entière à l’Otan dès 2009, implication dans la libération des infirmières bulgares et d’Ingrid Betancourt, renouveau des relations entre la France et les États-Unis, position ferme à l’égard de l’Iran, etc.)
  • Les syndicats ont été associés, écoutés et respectés : le dialogue social fonctionne et Nicolas Sarkozy mise sur ce dialogue pour réformer la France.

Parce que les Français veulent que les choses changent et veulent avoir confiance en leur avenir,
Parce que la France de 2008 est déjà différente de celle de 2007,
Parce qu’en un an Nicolas Sarkozy a tenu ses promesses et engagé plus de 60 réformes,
Parce que des réformes que l’on disait impossibles ont été menées avec succès,
Parce que la gauche ne propose rien et préfère les querelles de personne,

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"Ségolène Royal est une entreprise de démolition à elle toute seule"

Invitée de RTL, Nadine Morano a répondu aux critiques concernant la réforme de la politique familiale en France et notamment la réduction des allocations familiales pour les adolescents. La secrétaire d'Etat chargée de la famille assure que la politique de la famille ne bénéficiera pas de moins de moyens.

Répondant à Ségolène Royal qui accuse le gouvernement de "voler l'argent des familles", elle répond que Ségolène Royal est "une entreprise de démolition à elle toute seule avec le parti socialiste, ses collaborateurs et même son programme présidentiel !".
Ecoutez

Dissolution des Boulogne-Boys et de la Faction Metz

  • La ministre de l'Intérieur a annoncé jeudi la dissolution de deux groupes de supporters dont Les Boulogne Boys après l'affaire de la banderole injurieuse.
  • Est également dissoute la Faction Metz après des incidents à caractère raciste lors de Lyon-Metz du 23 février.
Fini les Boulognes Boys et la Faction Metz. La ministre de l'Intérieur a ordonné jeudi la dissolution de ces deux groupes de supporters. Une décision qui intervient au lendemain de la réunion de la Commission nationale consultative pour la prévention des violences dans les enceintes sportives, qui avait rendu un avis favorable. "J'ai signé les décrets de dissolution administrative, et ils ont été transmis au Premier ministre", a précisé Michèle Alliot-Marie lors d'un bref point de presse organisé Place Beauvau.

Pour justifier la dissolution des Boulogne Boys, principal groupe de supporters du PSG, il a été rappelé que le 29 mars, lors du match PSG - Lens, une banderole "incitant à la haine et à la provocation (avait) été déployée au Stade de France", et que cet acte "faisait suite à de très nombreux incidents survenus lors de cette saison et au cours des saisons précédentes". Ces incidents mettaient "en cause des supporteurs du PSG, membres de l'Association des Boulogne Boys", a poursuivi la ministre, en justifiant sa décision.

Quant à la Faction Metz, sa dissolution a été prononcée en raison d'"incidents graves et répétés (qui) se sont produits en marge des matches du FC Metz", a-t-elle ajouté. Composé d'une quarantaine de supporteurs extrémistes, La Faction s'était distinguée au stade de Gerland à la fin de Lyon-Metz (2-0) le 23 février par des propos et des comportements à connotation nazie. "Il y avait eu un bras tendu, un 'Sieg Heil' avait été lancé et une chanson (nazie) avait été entonnée", selon Jacky Ancel, directeur de la sécurité du FC Metz. La Faction s'était autodissoute quelques jours après les faits, mais cet acte ne l'empêchait pas de se reformer, ce qui a sans doute conduit à une dissolution officielle.

"Ce n'est que le début du ménage dans les stades !
Enfin, je l'espère"

"La prochaine fois, c'est la porte !"

  • Après les derniers couacs gouvernementaux, le chef de l'Etat a sonné la fin de la récré. "Je ne supporte plus que certains se fassent leur cote au détriment de l'équipe" a-t-il dit, selon un ministre.
  • Thierry Saussez devient par aileurs le patron du SIG.
Recadrage, reprise en main, on appelle ça comme on veut. Après une série de couacs qui ont mis à mal la cohésion gouvernementale, Nicolas Sarkozy a fermement recadré mercredi ses ministres en les rappelant à leur devoir de "solidarité" et confié leur communication à un spécialiste, Thierry Saussez, un de ses proches qui devient patron du SIG. "La prochaine fois, c'est la porte", a lancé le chef de l'Etat, dont les propos ont été rapportés à l'AFP par plusieurs ministres."Le président était très calme. Mais on sentait qu'il en avait discuté avec le Premier ministre" François Fillon et que pour eux, c'en était "fini d'être gentils", a expliqué l'un des participants. "Il n'y aura pas de nouvel exemple" de couac "sans sanction" et "celui ou celle qui manque à la solidarité gouvernementale devra sortir", a ajouté le président, selon la même source.

"C'est la dernière fois que j'accepte cela. François et moi estimons que ça suffit ! Je ne supporte plus que certains se fassent leur cote au détriment de l'équipe. On accepte les arbitrages et si on n'est pas content, on quitte le gouvernement", a également affirmé le président, cité par un autre ministre.
"Enfin il était temps..."
Sarkozyfrance2007

Climat tendu entre l'Elysée et Matignon

  • Des OGM à la carte "familles nombreuses", Nicolas Sarkozy a dû monter au créneau trop souvent, estiment ses collaborateurs.
La scène se déroule mardi, à la sortie d'une réunion de crise à l'Élysée sur le projet de loi OGM. Un collaborateur du président lève les yeux au ciel : "Fillon, c'est la cata, il n'a rien géré. Ce n'est tout de même pas le job du président de rédiger des sous-amendements". Dans la matinée, Nicolas Sarkozy a fait venir en urgence François Fillon, le ministre de l'Écologie, Jean-Louis Borloo, les présidents des groupes UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, et au Sénat, Henri de Raincourt, et les rapporteurs de la loi OGM. Le but : trouver un compromis sur ce projet de loi qui donne à la majorité tant de fil à retordre depuis la semaine dernière . Lundi, le premier ministre est resté en retrait lors de la réunion. Jouant sa proximité avec les députés UMP, alors que Nicolas Sarkozy voulait leur faire accepter un amendement censé calmer les anti-OGM. "C'est toute la crédibilité du Grenelle de l'environnement qui se jouait sur ce dossier OGM. Le président est intervenu hier, parce qu'il ne pouvait pas laisser passer ça", explique-t-on dans l'entourage du président. "Mais ce n'est pas parce qu'il défend plutôt la ligne Kosciusko-Morizet qu'il a approuvé sa méthode", précise-t-on à l'Élysée où l'on rappelle que "le président le lui a dit personnellement".

"Que se passe-t-il quand un dossier du gouvernement tourne mal ? C'est encore Sarkozy qui s'y colle !", s'exclame-t-on à l'Élysée, où on se dit las d'être "les pompiers de service" . Et de citer le cas de la carte famille nombreuse : "une c…, voilà ce qui arrive quand la technostructure tourne à vide. On ne peut pas tout surveiller". Voilà un autre dossier sur lequel Nicolas Sarkozy est intervenu en fin de semaine, pour démentir François Fillon. Le premier ministre avait annoncé de­puis le Japon qu'il était bien question de confier à la SNCF le fi­nancement de la carte famille nombreuse, dans le cadre de la révision des politiques publiques. À l'énervement de la fin de semaine dernière s'ajoutait mardi la "gaffe" de Roselyne Bachelot sur le non-remboursement des lunettes.

"Tenir le cap des réformes"

Cette proche de Fillon, qui lui doit sa place au gouvernement, "a été prise au dépourvu", s'agace-t-on à l'Élysée. Des reproches qui "ne manquent pas de saveur", s'amuse un proche de Fillon : "Le président nous demande d'être interventionnistes. Soit. Mais alors qu'il ne se mêle pas de tout !". Au passage, on rappelle que le président est celui qui "fait des annonces à la place de ses ministres", en citant Christine Albanel qui apprit "un quart d'heure avant la conférence de presse du président qu'il voulait supprimer la pub de la télévision publique". Ou encore les propositions "brouillonnes" du chef de l'État sur Arcelor.

Face à ces agacements élyséens, François Fillon "est de plus en plus détaché", reconnaît l'un de ses proches. "Il ne veut pas se perdre dans ces querelles picrocholines. L'essentiel est de tenir le cap des réformes", explique ce dernier. À l'Élysée, un proche du président calme lui aussi le jeu : "Fillon, il le connaît par cœur, il sait pertinemment ce qu'il sait faire ou ne pas faire. Et il sait bien qu'ils font équipe jusqu'en 2009."
"Fillon, réveille toi ! Il est temps"
Sarkozyfrance2007

Problème de stratégie et de communication au gouvernement

Ma colère
  • Je ne publie pas souvent d'article pour critiquer ce qui se passe à la tête de l'Etat cependant je garde mon esprit critique. Et en ce moment, tous les jours il y a une bourde, ça suffit.
  • Parce que j'accepte la première fois et parce que je ne supporte pas les suivantes, je compte clairement exprimer ma pensée sur la mauvaise direction et les gros problèmes de communication au sein du gouvernement actuellement.
Cette colère fait suite à la nouvelle que je viens d'apprendre concernant le projet de décret modifiant les règles de calcul des allocations perçues par les parents d'adolescents. Je n'ai pas encore vérifié les chiffres mais on parle de 586 euros en moins par famille. Après le couac sur la carte famille nombreuse, le gouvernement risque une nouvelle fois les foudres des familles. Je ne comprend pas les méthodes et la stratégie qu'ils suivent actuellement alors que tout le monde se plaint de pouvoir d'achat. Certes on ne peut pas l'augmenter mais ce n'est pas le moment de l'amputer !

Une leçon de Nicolas Sarkozy bienvenue

Ce matin, après les nombreux couacs insupportables, Nicolas Sarkozy a donné une leçon de communication aux membres du gouvernement qui a mon goût en ont bien besoin. Nicolas Sarkozy a en effet appelé mercredi les membres du gouvernement à faire preuve de "loyauté" et de "solidarité" entre eux, a rapporté le porte-parole du gouvernement Luc Chatel. "Il a demandé à l'ensemble des membres du gouvernement de faire preuve de courage et de l'esprit de réforme", a souligné le porte-parole. Le président "a souhaité des débats au sein de son gouvernement. Il peut y avoir des désaccords sur un certain nombre de sujets", mais "il souhaite pour l'efficacité de l'action du gouvernement qu'il y ait de la loyauté et de la solidarité et qu'une fois les arbitrages rendus, le gouvernement soit uni derrière les décisions qui sont prises et qui sont arbitrées par lui-même ou par le Premier ministre", a ajouté M. Chatel.

Par ailleurs, un autre élement pourrait permettre d'améliorer la communication gouvernementale. Thierry Saussez a été nommé, mercredi en Conseil des ministres, délégué interministériel à la communication et va également prendre la responsabilité du Service d'Information du Gouvernement (SIG). "Ce poste au sein du SIG était vacant depuis l'été dernier, la nomination de M. Saussez était envisagée depuis un certain temps, il fallait simplement qu'il se libère de ses obligations professionnelles", a-t-on ajouté.
"Colère !"
Sarkozyfrance2007

Les Français prennent partie pour Kosciusko-Morizet

  • 78% des Français approuvent les "positions assez restrictives" sur les OGM de "NKM" et 74% désapprouvent la punition du Premier ministre.
  • La secrétaire d'Etat à l'Ecologie avait été sommée mercredi de présenter des excuses publiques après avoir accusé Jean-Louis Borloo et Jean-François Copé de "lâcheté" dans le débat sur le projet de loi OGM.
Sommée par François Fillon de présenter des excuses publiques cette semaine pour avoir accusé son ministre de tutelle Jean-Louis Borloo d'être entré dans "un concours de lâcheté" avec Jean-François Copé, le chef des députés UMP, sur le projet de loi sur les OGM. Puis privée de voyage au Japon avec le Premier ministre. Et enfin interdite de banc à l'Assemblée lors de la séance de mercredi. Après ces trois "punitions", le Premier ministre avait déclaré mercredi soir que l'incident Kosciusko-Morizet était "clos".

Interrogés par l'Ifop pour Le Journal du Dimanche sur la mini-crise au sein du gouvernement de mercredi dernier, trois Français sur quatre ont dit déplorer la décision du Premier ministre de sanctionner la secrétaire d'Etat à l'Ecologie. 74% la jugent "mauvaise" contre 22% qui l'approuvent. Les avis sont en revanche partagés du côté des sympathisants de l'UMP qui y voient à 46% une "bonne décision" et à 48% une "mauvaise décision".

Quant au fond, près de 8 Français sur 10 donnent raison à Nathalie Kosciusko-Morizet. Ils sont en effet 78% à approuver les "positions assez restrictives concernant la culture des OGM" prises par la secrétaire d'Etat devant l'Assemblée nationale. 16% sont d'un avis contraire. 6% ne se prononcent pas. Une large majorité des sympathisants de l'UMP lui ont également donné raison, 67% contre 26%.
"Bravo Nathalie Kosciusko-Morizet pour ce courage et cette vérité"
Sarkozyfrance2007

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