Le président russe a mis les Européens en garde mardi sur TF1, après avoir reconnu l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie. Le président géorgien parle d"un coup de force".- "On a peur d'une guerre", a quant à lui affirmé Bernard Kouchner (sur France 2).
Medvedev s'attire les foudres des Européens et des Amricains, après avoir reconnu mardi l'indépendance des régions séparatistes géorgiennes pro-russes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie. Mais c'est impassible que le président russe est apparu dans un entretien exclusif TF1-LCI, accordé quelques heures après l'annonce choc. Si les Européens "veulent une dégradation, ils l'obtiendront", a calmement expliqué le président russe, accusant Washington d'armer la Géorgie. "Dans le port de Poti on décharge des marchandises, des navires américains viennent, ils ravitaillent les Géorgiens en armement, tout va bien", a-t-il ironisé, ajoutant : "ils font ce qu'ils veulent". Il dit avoir a adressé une lettre d'explications à plusieurs dirigeants occidentaux, dont Bush, Sarkozy, Merkel et Berlusconi.
Autre coup de force : après avoir décidé mardi matin de suspendre ses exercices communs avec l'Otan, sauf ceux en Afghanistan, la Russie a souhaité mardi soir que le Conseil de sécurité de l'Onu condamne les raid aériens des forces étrangères sous commandement américain qui font des victimes civiles en Afghanistan, selon des sources diplomatiques à New York. Un message fort envers Washington, alors que le bombardement de la coalition qui a tué 90 civils la semaine dernière en Afghanistan était sous commandement US. Georges W. Bush a averti la Russie qu'elle devait "reconsidérer cette décision irresponsable". Le candidat démocrate à la présidentielle américaine, Barack Obama, a à son tour "condamné" mardi soir la décision de Moscou, disant vouloir que la communauté internationale agisse pour isoler Moscou. Peu de temps après, le candidat républicain John McCain a dénoncé la "politique d'annexion de facto" de la Russie.
Le président russe a aussi averti que Moscou répondrait par des moyens militaires au déploiement de missiles américains à proximité de ses frontières, évoquant les éléments du bouclier antimissile que Washington entend installer en Europe de l'Est. La secrétaire d'Etat Condoleezza Rice a signé la semaine dernière en Pologne un accord prévoyant l'installation de dix missiles intercepteurs en Pologne.
Kouchner inquiet
Au même moment, Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères, tenait, sur France 2, un discours dramatique. Interrogé sur une possible nouvelle guerre froide dont Moscou a dit ne "pas avoir peur", il a répondu : "on a peur d'une guerre et on n'en veut pas. Qu'elle soit chaude, et on n'en veut pas". "Si elle n'est que froide, ce n'est pas grave", a-t-il répété. Bernard Kouchner a aussi accusé les autorités russes de préparer des opérations de "nettoyage ethnique" en Ossétie du Sud. "On dit que cette nuit, les troupes russes vont pousser devant elles - nettoyage ethnique, épuration ethnique -, vont pousser les populations vers la Géorgie pour que ce bout d'Ossétie soit homogène", a-t-il ajouté. "Ça n'est pas acceptable. Il ne faut pas tout accepter", a-t-il souligné. Accusation reprise par le président géorgien, dans une interview à la BBC mardi : les forces russes "se sont livrées et continuent de se livrer" à un "nettoyage ethnique" en Ossétie du Sud et en Abkhazie.





















La décision à été prise depuis peu de fermer l'hôpital de Carhaix, dans le Finsitère, pour des raisons de mauvais services rendus à la population mais cela ne semble pas inquiéter. Les habitants de Carhaix ont décidé de se battre pour sauver leur hôpital seulement ils le font à n'importe quel prix et chez les autres...!


La mère d'Antoine, le garçon repêché dans le lac d'Apremont, a été retrouvée morte samedi après-midi.


















