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Russie : nouveau visage de la terreur

Doit-on rappeler que nous sommes au 21ème siècle et qu'aujourd'hui on est face à la menace d'une guerre de dimension internationale avec la Russie ! Comment peut-on encore aujourd'hui imaginer une seconde se battre pour le pouvoir après avoir vu, les horreurs du passé...! Personne ne peut accepter que la Russie impose sa loi comme elle l'entend en procédant à des "nettoyages ethniques" sur un territoire qui ne lui appartient pas !

  • Le président russe a mis les Européens en garde mardi sur TF1, après avoir reconnu l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie. Le président géorgien parle d"un coup de force".
  • "On a peur d'une guerre", a quant à lui affirmé Bernard Kouchner (sur France 2).
Medevedev impassible

Medvedev s'attire les foudres des Européens et des Amricains, après avoir reconnu mardi l'indépendance des régions séparatistes géorgiennes pro-russes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie. Mais c'est impassible que le président russe est apparu dans un entretien exclusif TF1-LCI, accordé quelques heures après l'annonce choc. Si les Européens "veulent une dégradation, ils l'obtiendront", a calmement expliqué le président russe, accusant Washington d'armer la Géorgie. "Dans le port de Poti on décharge des marchandises, des navires américains viennent, ils ravitaillent les Géorgiens en armement, tout va bien", a-t-il ironisé, ajoutant : "ils font ce qu'ils veulent". Il dit avoir a adressé une lettre d'explications à plusieurs dirigeants occidentaux, dont Bush, Sarkozy, Merkel et Berlusconi.

Autre coup de force : après avoir décidé mardi matin de suspendre ses exercices communs avec l'Otan, sauf ceux en Afghanistan, la Russie a souhaité mardi soir que le Conseil de sécurité de l'Onu condamne les raid aériens des forces étrangères sous commandement américain qui font des victimes civiles en Afghanistan, selon des sources diplomatiques à New York. Un message fort envers Washington, alors que le bombardement de la coalition qui a tué 90 civils la semaine dernière en Afghanistan était sous commandement US. Georges W. Bush a averti la Russie qu'elle devait "reconsidérer cette décision irresponsable". Le candidat démocrate à la présidentielle américaine, Barack Obama, a à son tour "condamné" mardi soir la décision de Moscou, disant vouloir que la communauté internationale agisse pour isoler Moscou. Peu de temps après, le candidat républicain John McCain a dénoncé la "politique d'annexion de facto" de la Russie.

Le président russe a aussi averti que Moscou répondrait par des moyens militaires au déploiement de missiles américains à proximité de ses frontières, évoquant les éléments du bouclier antimissile que Washington entend installer en Europe de l'Est. La secrétaire d'Etat Condoleezza Rice a signé la semaine dernière en Pologne un accord prévoyant l'installation de dix missiles intercepteurs en Pologne.

Kouchner inquiet

Au même moment, Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères, tenait, sur France 2, un discours dramatique. Interrogé sur une possible nouvelle guerre froide dont Moscou a dit ne "pas avoir peur", il a répondu : "on a peur d'une guerre et on n'en veut pas. Qu'elle soit chaude, et on n'en veut pas". "Si elle n'est que froide, ce n'est pas grave", a-t-il répété. Bernard Kouchner a aussi accusé les autorités russes de préparer des opérations de "nettoyage ethnique" en Ossétie du Sud. "On dit que cette nuit, les troupes russes vont pousser devant elles - nettoyage ethnique, épuration ethnique -, vont pousser les populations vers la Géorgie pour que ce bout d'Ossétie soit homogène", a-t-il ajouté. "Ça n'est pas acceptable. Il ne faut pas tout accepter", a-t-il souligné. Accusation reprise par le président géorgien, dans une interview à la BBC mardi : les forces russes "se sont livrées et continuent de se livrer" à un "nettoyage ethnique" en Ossétie du Sud et en Abkhazie.

3 millions et des moyens militaires pour Hautmont

  • Cinq jours après la tornade qui a fait 3 morts et détruit 1000 maisons, le gouvernement a annoncé vendredi une aide pour des mobile-homes et l'envoi de moyens militaires.
  • L'aide doit permettre d'installer des mobile-homes pour les sinistrés "si les maires le souhaitent".
Des sinistrés à reloger, un millier de logements à restaurer voire à totalement reconstruire, car 250 sont devenus inhabitables... Après les 300.000 euros d'aide d'urgence promis lundi par la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie après la tornade, dimanche soir, dans le Nord, à Hautmont et dans ses alentours, la ministre du Logement a annoncé vendredi qu'une aide de trois millions d'euros allait être débloquée pour installer des mobile-homes pour les sinistrés "si les maires le souhaitent". Christine Boutin a fait cette annonce depuis Hautmont où elle s'est rendue vendredi.

"Les maires apparemment ont l'air de souhaiter qu'il y ait de l'hébergement temporaire en attendant que les maisons soient reconstruites ou réhabilitées", a dit la ministre. Le maire (UMP) de Hautmont Joël Wilmotte a estimé que "les mobile-homes sont une solution de dernier recours". "Mais, a-t-il ajouté, pour les personnes qui disposent d'un terrain et qui veulent surveiller leur maison, ce sera une solution". Interrogée sur les délais d'installation des mobile-homes, Christine Boutin a répondu : "ce sera très rapide". "L'Etat est contraint de faire des appels d'offre qui sont déjà lancés, ça prend quelques semaines et si besoin des mobile homes seront réquisitionnés".

Fillon demande l'envoi de moyens militaires

Christine Boutin a souligné que le déblocage de fonds pour l'achat de mobile-homes était "une mesure importante, mais parmi d'autres". "Nous avons surtout une démarche pragmatique : nous voulons absolument que chaque dossier soit suivi individuellement", a-t-elle affirmé.

De son côté, le Premier ministre François Fillon a demandé vendredi à son ministre de la Défense, Hervé Morin, d'envoyer "sans délai des moyens militaires matériels et humains" à Hautmont "pour participer aux opérations de remise en état". "Une équipe d'experts sera dépêchée sur place" dès vendredi après-midi par le ministère de la Défense "pour évaluer l'ampleur des besoins et la nature des moyens à engager, en liaison avec les autorités locales", a ajouté Matignon.

Le gouvernement avait décidé jeudi d'engager la procédure de reconnaissance de "catastrophe naturelle" après la tornade, entraînant la satisfaction des maires des communes touchées.

La réforme des institutions plébiscitée... par les Français

  • Selon un sondage du JDD, les Français sont à une majorité écrasante favorables à la réforme des institutions qui sera examinée par le Congrès lundi.
  • Référendum, intervention du chef de l'Etat devant le Congrès... La plupart des réformes du texte recueille de 60% à 89% d'avis favorables.
Si le suspense sur l'adoption du projet de réformes des institutions doit prendre fin lundi avec un vote pour ou contre du Congrès, les Français, eux, votent déjà pour. Selon un sondage Ifop dans le Journal du Dimanche, ils sont de 60 à 90% selon les questions, et même davantage chez les sympathisants du Parti socialiste, à juger favorablement diverses propositions comme l'obligation pour le gouvernement d'obtenir l'accord du Parlement pour prolonger une opération militaire au-delà de six mois ou la limitation du nombre de mandats présidentiels à deux.

Le recours facilité au référendum est approuvé par 86% des répondants et 90% des sympathisants du PS, la possibilité pour le Parlement de s'opposer à des propositions de nominations par 83% et 87% respectivement, et la limitation de l'utilisation de l'article 49.3 par 82% et 90%. Les majorités sont un peu moins tranchées s'agissant de la possibilité pour le chef de l'Etat de prendre la parole devant le Congrès : 70% des répondants approuvent cette proposition, dont 92% des sympathisants de l'UMP mais seulement 40% de sympathisants du PS. La suppression du droit de grâce présidentiel obtient 63% d'avis favorables tandis que 37% des sondés s'y opposent.

Pour être adoptée, la réforme chère au président Nicolas Sarkozy devra être votée par une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés par les députés et sénateurs lundi. Les groupes UMP de l'Assemblée et du Sénat, à l'exception de certains de leurs membres, prévoient de voter pour alors que les socialistes ont fait savoir qu'ils voteraient contre, à l'exception notable du député du Pas-de-Calais Jack Lang, membre de la commission Balladur qui avait préparé le terrain à la réforme. Les élus communistes et Verts, ceux du Mouvement pour la France de Philippe de Villiers et ceux du MoDem, dont François Bayrou, rejettent aussi la révision de la Constitution.

Le Sénat donne son feu vert pour les institutions, le Congrès convoqué

  • Jeudi matin, Nicolas Sarkozy a officiellement convoqué le Parlement en Congrès (Assemblée et Sénat) à Versailles lundi 21 juillet pour un ultime vote.
  • Le Sénat avait adopté dans la nuit de mercredi à jeudi en seconde lecture le projet de réforme des institutions dans les mêmes termes que l'Assemblée nationale.
Le Sénat a adopté dans la nuit de mercredi à jeudi en seconde lecture le projet de réforme des institutions dans les mêmes termes que l'Assemblée nationale. Le texte a été voté au scrutin public par 162 voix pour et 125 voix contre. Jeudi matin, le président de la République Nicolas Sarkozy a par ailleurs officiellement convoqué le Parlement en Congrès (Assemblée et Sénat) à
Versailles lundi 21 juillet pour se prononcer sur le projet lors d'un ultime vote.

Lors de l'examen nocturne au Sénat, l'UMP a voté pour, les centristes se sont abstenus et l'opposition de gauche PS, PCF et Verts contre. L'opposition a tenu à défendre en vain, mais pied à pied, ses quelques 120 amendements réclamant le droit de vote pour les étrangers, la proportionnelle ou une réforme du scrutin sénatorial. Quelques rares amendements de la droite défendus notamment par le sénateur UMP Alain Lambert ont été également repoussés. Le chemin est maintenant ouvert pour la réunion, le 21 juin, du Congrès de Versailles, que le président de la République devrait convoquer officiellement par décret dans les prochaines heures. Le projet de loi de réforme des institutions, pour être ratifié par le Congrès, devra réunir une majorité des 3/5e des suffrages exprimés, mais le suspens demeure car cette majorité n'est pas acquise. Le gouvernement n'aura pas réussi à obtenir le compromis qu'il souhaitait sur ce texte. Toute la gauche - PS, PCF, Verts - a en effet annoncé qu'elle votera en bloc contre et des réticences sont toujours présentes notamment parmi les députés UMP.

Cette révision institutionnelle préparée par la commission Balladur depuis l'automne dernier a été l'objet d'un véritable marathon parlementaire tant à l'Assemblée nationale qu'au Sénat durant deux lectures. Elle prévoit notamment que le chef de l'Etat pourra s'exprimer devant le Congrès et renforce en contrepartie certains droits du parlement. Elle permettra aussi à tout citoyen de saisir le Conseil constitutionnel à travers le filtre du Conseil d'Etat et de la Cour de Cassation, et réformera le Conseil supérieur de la magistrature.

GDF et Suez sont mariés, un géant de l'énergie est né

  • Les actionnaires de Suez et GDF ont approuvé mercredi la fusion des deux groupes, qui va donner naissance à l'un des leaders mondiaux de l'énergie.
  • La fusion effective et la première cotation du nouveau groupe GDF Suez, ainsi que l'entrée en Bourse de Suez Environnement, doivent avoir lieu le 22 juillet, après deux ans et demi de fiançailles.
Ça y est. Après deux ans et demi de longues et difficiles fiançailles, la fusion est actée. En présence des futurs numéros 1 et 2 du groupe, Gérard Mestrallet, PDG de Suez et de Jean-François Cirelli, PDG de GDF, les actionnaires de Suez ont approuvé à 99,6% la fusion de leur groupe avec Gaz de France, qui sera effective le 22 juillet, jour de sa mise en bourse. Quelques heures plus tard, les actionnaires de Gaz de France ont à leur tour approuvén, à 99,9%, une résolution portant sur la réalisation de ce mariage.

Cette fusion est "l'aboutissement d'un rêve" et "l'une des plus grandes fusions menées en France depuis vingt ans", a souligné Gérard Mestrallet, qui s'est félicité d'avoir "franchi toutes les étapes" d'un mariage annoncé en février 2006, qui a connu moult rebondissements. Le patron de Gaz de France, Jean-François Cirelli, futur numéro deux du groupe d'énergie, a souligné, lui, mercredi le "besoin d'entreprises énergétiques fortes" en Europe, où "la sécurité énergétique (...) est un enjeu de premier ordre". Les patrons de La Poste, d'Air France, d'Areva ou du Groupe Bruxelles Lambert seront membres du conseil d'administration (CA) du futur groupe. Nicolas Sarkozy s'est félicité mercredi de cette fusion. "Avec la création de GDF Suez, la France compte un quatrième acteur de rang mondial dans le secteur stratégique de l'énergie, y prenant ainsi une place déterminante au moment où les enjeux y sont les plus forts depuis trente ans", a-t-il déclaré dans un communiqué.

Ce mariage, qui est en fait une fusion-absorption de Suez par GDF, prévoit l'échange de 22 actions Suez contre 21 actions GDF, et la mise en Bourse de Suez Environnement, dont 65% du capital sera distribué aux actionnaires de Suez. La fusion aura un effet rétroactif au 1er janvier. Le nouvel ensemble sera détenu d'abord par l'Etat français (35,6% du capital), suivi par le Groupe Bruxelles Lambert (5,3%). Les administrateurs de GDF et de Suez avaient déjà approuvé début juin le projet de fusion, validé ensuite mi-juin par l'Autorité des marchés financiers. Jeudi, l'arrêté de privatisation de GDF paraîtra au Journal officiel et les deux patrons tiendront un point presse au siège du nouvel ensemble, un immeuble du VIIIe arrondissement occupé un temps par EDF, principal concurrent du nouveau groupe.

Le nouveau groupe affiche l'un des premiers chiffres d'affaires du secteur, soit, près de 75 milliards d'euros, davantage qu'EON, Gazprom ou EDF, et va employer près de 200.000 personnes.

L'Assemblée vote le service minimum à l'école

  • Par 77 voix contre 17, l'Assemblée nationale a adopté le texte sur le service minimum à l'école. L'adoption définitive est prévue fin juillet.
  • Lorsqu'au moins 25% des enseignants seront en grève, la commune aura l'obligation de mettre en place une structure d'accueil pour les écoliers.
Les grèves des professeurs passeront-elles désormais inaperçues ? Les députés ont adopté mercredi soir par 77 voix contre 17 le projet de loi instituant, en cas de grève, un service minimum d'accueil dans les écoles maternelles et élémentaires, qu'elles soient publiques ou privées sous contrat. L'UMP le Nouveau Centre ont voté pour. La gauche a voté contre. L'adoption définitive de la loi est prévue avant la fin de la session extraordinaire du Parlement, fin juillet.

Ce texte, adopté par le Sénat le 26 juin, prévoit que les enseignants grévistes devront se déclarer au plus tard 48 heures avant l'arrêt de travail. Les communes devront mettre en place un accueil des écoliers les jours de grèves quand le taux d'enseignants grévistes sera supérieur à 25%. Le texte initial prévoyait 10%, le Sénat proposait 20%.

Le projet de loi prévoit également la création d'un dispositif d'alerte sociale, comme celui existant dans les transports publics, qui comporte une période de négociation avant le dépôt d'un préavis de grève.

Plusieurs amendements de la commission des Lois ont été retenus comme celui qui précise que les familles "sont informées par la commune de la mise en place du service d'accueil". A Paris, Lyon et Marseille, cette information sera mise en place par les maires d'arrondissement.

Un autre amendement prévoit que l'Etat sera responsable, et non le maire en cas de "faits non intentionnels ayant causé un dommage à un enfant" dans le cadre de l'accueil prévu par le service minimum.

Gaz à effet de serre : réduction de 50% d'ici 2050

  • Les pays du G8 se sont accordés sur une réduction "d'au moins 50%" d'ici 2050 de leurs émissions de gaz à effet de serre.
  • Les dirigeants ont par ailleurs pressé les pays producteurs de pétrole d'augmenter "à court terme" leur capacité de production.
Moins 50% d'ici 2050. Tel est l'objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre sur lequel les dirigeants du G8 sont tombés d'accord à Toyako ce mardi. Les négociateurs du G8 ont travaillé jusqu'à 4 heures dans la nuit de lundi à mardi pour arrêter une position commune. "Inutile de préciser que nous ne pourrons atteindre cet objectif à long terme sans la contribution des autres principaux pays émetteurs", a expliqué le premier ministre japonais Yasuo Fukuda.

Des "objectifs de réduction à moyen terme d'ici 2025" devaient également être définis. Problème : le Président américain George Bush n'aurait promis que de "stabiliser" les émissions d'ici 2025.

Les dirigeants du G8 ont par ailleurs appelé les pays producteurs de pétrole à accroître "à court terme" les capacités de production et de raffinage pour freiner l'envolée des cours sur les marchés mondiaux. Ils se sont inquiétés de la hausse des pressions inflationnistes en raison de l'augmentation des prix des matières premières, "spécialement le pétrole et la nourriture" qui "posent un sérieux danger pour la stabilité de la croissance mondiale" et menacent les plus pauvres.

Enfin, dans une déclaration sur l'économie, les huit dirigeants ont appelé "certaines économies émergentes dont les excédents courants sont importants et en croissance" à "ajuster" leurs taux de change. Un demande à peine voilé à la Chine, que le G8 aimerait voir réévaluer le yuan.

Le G8 se réunit sur fond de crise économique

  • Les dirigeants du G8 doivent entamer lundi au Japon un sommet dominé par la crise économique, la hausse du pétrole et la lutte contre le réchauffement.
  • Dans un quotidien japonais, Nicolas Sarkozy souhaite que le G8 encourage la "transparence" sur le marché du pétrole.
Les dirigeants du G8 doivent entamer lundi à Toyako (Japon) un sommet dominé par la crise économique et la lutte contre le réchauffement. Les premiers dirigeants, dont le président américain George W. Bush, sont arrivés dimanche à Sapporo avant de gagner le site du sommet, un hôtel de luxe sur les bord du lac Toya sur l'île de Hokkaido, dans le nord du Japon. Le lac Toya est situé à environ 150 kilomètres de Sapporo où sont confinés plusieurs milliers de manifestants altermondialistes. Quatre personnes, ont d'ailleurs été arrêtées dimanche lors de légers incidents. Quoiqu'il en soit, voici les principaux thèmes qui seront abordés durant les trois jours de ce sommet.

Flambée du pétrole et des prix alimentaires
Les prix record du pétrole et la flambée des prix des produits alimentaires, qui menacent la croissance mondiale, occuperont la première place au menu des préoccupations des huit pays les plus industrialisés. Les dirigeants du G8 veulent prendre des mesures concrètes pour enrayer la crise qui alimente l'inflation mondiale et aggrave la pauvreté dans le monde. Plusieurs mesures sont à l'étude pour augmenter la productivité agricole dans les pays en développement, approvisionner certaines régions en semences et engrais, voire lever les restrictions aux exportations des pays riches vers les pays pauvres. Le président américain George W. Bush suggère pour sa part de lever les barrières aux cultures génétiquement modifiées. Une déclaration sur les moyens de stabiliser les marchés mondiaux, alors que l'économie américaine est en berne, sera également étudiée.

Changement climatique
Après leur accord a minima au dernier sommet du G8 en Allemagne en juin 2007 promettant "d'envisager sérieusement" une réduction d'au moins 50% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050, les Huit sont pressés de confirmer un véritable engagement en ce sens. Mais les Etats-Unis restent hostiles à la définition d'objectifs chiffrés auxquels ne seraient pas soumises les grandes économies émergentes comme la Chine ou l'Inde.

Le développement et l'Afrique
Devant les leaders de sept pays africains - dont l'Algérie, le Sénégal, l'Afrique du Sud et le Nigeria - invités à une session spéciale du sommet lundi, les Huit seront mis devant leurs engagements de doubler leur aide à l'Afrique. Au sommet de Gleneagles (Ecosse) en 2005, ils avaient promis d'augmenter cette aide de plus de 25 milliards de dollars d'ici 2010 pour la porter à 50 milliards de dollars par an.

Zimbabwe
Les Huit doivent discuter de la réélection du président zimbabwéen Robert Mugabe, largement condamnée par la communauté internationale, et de la légitimité de son gouvernement. Le président Mugabe, au pouvoir depuis 1980, a été investi le 29 juin pour un sixième mandat à la tête du Zimbabwe après un scrutin où il était seul en lice, son opposant Morgan Tsvangirai, arrivé en tête au premier tour, s'étant retiré de la course en raison des violences contre ses partisans.

Corée du Nord
Les cinq pays qui négocient avec Pyongyang d'une dénucléarisation de la Corée du Nord - Etats-Unis, Chine, Japon, Russie, Corée du Sud - doivent examiner les moyens de vérifier que les installations nucléaires nord-coréennes sont bien démantelées.

Iran
Les leaders du G8 discuteront de la réponse de l'Iran, donnée la semaine dernière mais pas encore rendue publique, à une proposition des Six grandes puissances d'une offre de coopération en échange d'une suspension de son programme d'enrichissement d'uranium.

"Un Etat palestinien, priorité pour la France"

  • Lors de sa rencontre avec le président palestinien, Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois plaidé pour la création d'un Etat palestinien pour résoudre le conflit au Proche-Orient.
  • Il a également affirmé que la France était "l'amie du peuple palestinien".
Après deux jours consacrés à Israël, Nicolas Sarkozy a conclu mardi en début d'après-midi son voyage au Proche-Orient par une visite éclair d'à peine quelques heures dans les Territoires palestiniens. Pour se rendre à Bethléem, où il a rencontré Mahmoud Abbas, le président palestinien, il a notamment traversé le mur de sécurité dressé par les Israéliens autour de la Cisjordanie. En franchissant le check point israélien à l'unique accès en provenance de Jérusalem, le chef de l'Etat a ainsi pu avoir un aperçu de la réalité quotidienne du conflit israélo-palestinien.

Après un entretien en tête à tête, Mahmoud Abbas et Nicolas Sarkozy ont tenu une conférence de presse commune. Le président palestinien, qui avait fait savoir qu'il avait apprécié le discours de son homologue devant le Parlement israélien, a confirmé ses propos : "nous accordons beaucoup de prix à votre soutien", a-t-il lancé au locataire de l'Elysée, précisant qu'il comptait beaucoup sur l'Union européenne pour tenir un rôle important dans le processus de paix.

"On ne discute pas avec les poseurs de bombes"

De son côté, comme lundi devant la Knesset, Nicolas Sarkozy a affirmé que la France était l"amie du peuple palestinien" comme elle était "l'amie d'Israël". Il a redit que la création d'un Etat palestinien était une "priorité" pour la France et a réitéré son appel à l'arrêt de la colonisation juive en Cisjordanie et à Jérusalem-est. "Je l'ai dit à nos amis Israéliens, on ne résoudra pas l'injustice faite au peuple juif en créant les conditions d'une injustice pour le peuple palestinien. La sécurité d'Israël est non négociable pour la France, mais la création d'un Etat viable, démocratique, moderne pour les Palestiniens est une priorité pour la France", a expliqué le président de la République.

Faisant référence au Hamas, Nicolas Sarkozy a également appelé les Palestiniens à résoudre le problème par la "paix" et non par le "terrorisme". "Le Hamas a grand tort d'agir comme il agit. On ne crée pas la paix avec le terrorisme et on ne discute pas avec les terroristes et les poseurs de bombes", a-t-il asséné, dressant des louanges à Mahmoud Abbas, présenté comme un "homme de paix".

Invitation à Noël

Nicolas Sarkozy et Mahmoud Abbas ont aussi signé une déclaration commune lançant un projet de zone industrielle franco-palestinienne à Bethléem, qui a accueilli en mai une conférence internationale pour l'investissement en Palestine.

Le chef de l'Etat a ensuite terminé son voyage par une brève visite de la basilique de la Nativité et de sa grotte -où il a été invité à revenir à Noël par Mahmoud Abbas- avant de recevoir des représentants de communautés religieuses. Son départ a été mouvementé après qu'un soldat israélien a tenté de se suicider alors qu'il se trouvait sur le tarmac de l'aéroport de Tel-Aviv..

Personne ne suit les syndicats

  • Partout en France, les manifestants ont été moins nombreux mardi que lors de la journée d'action sur les retraites du 22 mai.
  • Selon la CGT 500.000 personnes ont participé aux manifestations contre 700.000 la fois précédente.
Les syndicats sont déçus. Les manifestations organisées ce mardi pour la défense des retraites et des 35 heures n'ont pas remporté le succès escompté. Loin de la journée d'action sur les retraites du 22 mai, les manifestants étaient 500.000 selon la CGT contre 700.000 la fois précédente. Dans le détail, ils étaient 55.000 à Paris, 18.000 selon la police, contre entre 28.000 et 70.000 il y a un peu plus de trois semaines. A Lyon, ils étaient entre 4000 et 6000 mardi matin - contre 8500 à 12.000 le 22 mai-, entre 1300 et 2000 à Strasbourg - contre 2200 à 6000 - et entre 3500 et 7500 à Rennes - contre entre 5500 et 10.000 le 22 mai. Même chose à Marseille, où, selon la police, 4000 personnes ont défilé mardi matin, contre 8200 le 22 mai dernier. En tout, quelque 124 manifestations devaient avoir lieu dans toute la France, a précisé la CGT.

La CGT et la CFDT, à l'origine de cette journée d'action, à laquelle participent également Solidaires et la FSU, s'étaient pourtant fixé comme objectif de rassembler plus de personnes dans les rues que lors de la journée du 22 mai, à laquelle appelaient tous les syndicats. Selon le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault, c'est d'ailleurs cette "division syndicale" qui explique que les manifestations de mardi sont "pour l'instant légèrement inférieure au 22 mai". "Je ne pense pas que c'est un baroud d'honneur. Nous avons le terreau pour poursuivre. Nous allons travailler à une rentrée en fanfare", a ajouté le leader de la CGT. "A chaque fois que les syndicats ne s'engagent pas, cela affaiblit la mobilisation", a déclaré de son côté le secrétaire général de la CFDT François Chérèque, qui exclut de nouvelles mobilisations avant l'été. "Mais les suites se passeront après l'été quand les salariés se rendront compte", a-t-il ajouté.

Stratégie hasardeuse

Outre le nombre de manifestants, celui des grévistes est également faible ce mardi. "Environ 7%" à la SNCF à la mi-journée, selon Guillaume Pepy ; 2,8% dans les trois Fonctions publiques, et 3,5% dans la seule Fonction publique d'Etat, selon le ministère ; 2,68% pour l'ensemble des enseignants et personnels du primaire et du secondaire.

Depuis deux jours, les deux agitateurs de la CGT et de la CFDT accusent chacun à leur tour le gouvernement de mensonge sur le dossier des 35 heures. Et on voit aujourd'hui que le résultat de leurs attaques hasardeuses restent vaines. Mais la détermination du gouvernement, qui a répété qu'il ne reculerait pas sur les questions liées aux retraites et à l'assouplissement des 35 heures, tout comme l'attentisme de l'opinion font douter d'autres syndicats. "Nous n'allons pas continuer à faire des mobilisations qui ne sont pas des moyens aujourd'hui de contraindre le gouvernement", expliquait une responsable de FO après une nouvelle réunion infructueuse au ministère du Travail jeudi.

"A force de manifester pour rien, les syndicats se prennent les pieds
Trop de manifestations, tue la manifestation"
Sarkozyfrance2007

Des manifestants sans cerveau dans le Finistère

Coup de gueule sur un problème régional !

La décision à été prise depuis peu de fermer l'hôpital de Carhaix, dans le Finsitère, pour des raisons de mauvais services rendus à la population mais cela ne semble pas inquiéter. Les habitants de Carhaix ont décidé de se battre pour sauver leur hôpital seulement ils le font à n'importe quel prix et chez les autres...!

Après avoir littéralement détruis Jeudi dernier une bonne partie du centre de Quimper et de la préfecture, ils ont décider aujourd'hui de manifester encore une fois chez les autres. Le seul but étant bien évidemment l'affrontement avec les forces de l'ordre... Les manifestants ont à nouveau essuyé une salve de grenades lacrymogènes après un temps de répit pendant lequel ils ont applaudi la sortie d'un mariage sur la place de la cathédrale.

De nombreux commerces ont baissé leur rideau sur les quais et dans le centre historique. La Maison de la presse a fermé en urgence. Les manifestants se répartissent actuellement en trois groupes place de la cathédrale, rue du Parc et à la hauteur du magasin Monoprix. Nombres d'entre eux ne sont même pas de Carhaix mais le plaisir de "casser du flic" est plus fort. Des pneus brûlent rue Gradlon, rue du Parc et sur la passerelle de la place de la Résistance, où a été taguée l'inscription "L'hôpital de Carhaix en guerre".

Alors que les manifestants se dirigeaient vers le commissariat pour demander la libération de leurs "camarades" interpellés, ils ont dû essuyer les tirs de bombes lacrymogènes des gendarmes mobiles. Face à l'impossibilité de franchir le pont qui mène à l'hôtel de police, le maire a demandé la dissolution de la manifestation. Le maire de Carhaix (communiste) a alors appelé à la dissolution de la manifestation "pour aujourd'hui", a t-il précisé.

Source : quimper.maville.com
"Je suis choqué de voir le maire impliqué ! Je suis outré par la violence...
Rien contre la manifestation mais par ces actes et ses comportements
Je ne ferai qu'une chose vous ignorez parce que je vous déteste"

Des adieux bouleversants aux sept collégiens

  • Plus de 4.000 personnes, dont François Fillon, ont rendu hommage jeudi à Margencel aux collégiens tués lors d'une collision entre un TER et un car scolaire.
La cérémonie fut empreinte de tristesse et de dignité. Plus de 4.000 personnes ont rendu hommage jeudi à Margencel aux collégiens tués le 2 juin lors d'une collision entre un TER et un car scolaire à Allinges, en Haute-Savoie.

"Nous disons ensemble un dernier adieu à Yannis, Thimothée, Léa, Natacha, Tom, Benoît et Fanny", les prénoms des sept collégiens décédés, âgés de 11 à 13 ans, a déclaré l'évêque d'Annecy, Yves Boivineau, qui présidait la cérémonie en présence du Premier ministre François Fillon et du président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer. "Nous avons du mal à comprendre, Seigneur, qu'on puisse mourir si jeune", a-t-il dit lors d'un hommage commun aux sept défunts, à la demande des familles, qui se déroulait dans le gymnase du collège de Margencel, où ils étaient scolarisés.

"Elle avait plein de cœur"

Le principal du collège, Patrick Bermond, très affecté, s'est adressé aux familles éplorées : "il faut que je vous dise que je pense sans cesse à vous, à vos enfants. Je souffre de ne pouvoir changer le cours des choses". Et d'évoquer l'entraide "extraordinaire" depuis l'accident entre élèves, personnel, parents et inconnus envoyant des "témoignages de sympathie de tous les coins de la France".

Frères et soeurs, parents et amis des enfants décédés ont lu de courts messages. "Léa, ma meilleure amie, elle avait plein de coeur, elle était superbe", a dit Caroline, la voix étouffée par les sanglots, venue avec les membres en tenue du poney-club que fréquentait Léa. Xavier et Stéphanie ont évoqué Benoît qui rêvait de devenir un grand cuisinier : "tu es parti un matin du 2 juin sans qu'on ait pu te dire au revoir. Nous espérons que ta vie continuera sur une étoile". Yannis, selon Ludovic, était "1,65 m de générosité et d'humour décapant".

Rideaux baissés

La cérémonie était retransmise par haut-parleurs à l'extérieur du gymnase, où plus de 3.000 personnes (deux fois la population de Margencel) s'étaient rassemblées sous un temps gris. Les commerçants de Margencel, d'Anthy et de Sciez, deux communes voisines, où demeuraient les sept collégiens décédés, ont baissé leurs rideaux dans l'après-midi en signe de deuil. A l'issue de la cérémonie, qui a duré plus d'une heure, les cercueils ont été transportés dans des corbillards, précédés d'un membre de chaque famille, portant une photo des enfants décédés. Leurs obsèques devaient ensuite se dérouler dans l'intimité.

Lundi, un TER assurant la liaison entre Evian-les-Bains et Genève avait percuté un bus scolaire sur un passage à niveau, causant la mort de sept collégiens et faisant 25 blessés, dont trois graves. Le chauffeur du bus a été mis en examen et écroué mercredi pour "homicides et blessures involontaires".
"Plus de voix, les yeux tremblants après
cette lecture émouvantes"
Sarkozyfrance2007

Cédric Hornec avoue tout

  • L'ex-concubin de la mère du petit Antoine a été mis en examen mardi soir après avoir avoué avoir tué la jeune femme et tenté de noyer son fils.
  • Selon le procureur, il a expliqué aux enquêteurs qu'il avait agi sous le coup de la panique.
L'ex-concubin de la mère du garçon de 8 ans, retrouvé inanimé vendredi dans un lac de Vendée, a été mis en examen mardi soir après avoir avoué qu'il avait bien tué la jeune femme et tenté de noyer son fils. Selon le procureur de la République de La Roche-sur-Yon, Pierre Sennes, Cédric Hornec a avoué sa participation au drame qui s'est noué jeudi soir, au domicile de la jeune femme, à l'occasion d'une "violente dispute" avec son ex-compagne, dont il s'était séparé quinze jours plus tôt. Le mécanicien a reconnu avoir porté de "violents coups à Anne qui est tombée au sol inanimée". "Constatant qu'elle était encore en vie, qu'elle respirait, il a posé un oreiller sur son visage pour mettre fin à ses jours", selon le procureur.

Cédric Hornec a ensuite "réuni ses effets personnels et a été réveillé Antoine. Il l'a emmené en voiture et a roulé pendant la nuit jusqu'au lac d'Apremont", situé à une trentaine de kilomètres de Bois-de-Céné. Après avoir poussé le garçon dans l'eau, "il l'a maintenu avec le bras pour que la tête soit maintenue sous l'eau. Il l'a maintenu ainsi jusqu'à ce que l'enfant ne bouge plus. Quand il a quitté les lieux, dans son esprit, l'enfant était mort", selon le magistrat. Cette description des faits se rapproche du récit qu'en a fait Antoine lorsqu'il a pu parler aux enquêteurs après une journée de coma.

Toujours selon le procureur, l'ex-compagnon de la mère d'Antoine a expliqué aux enquêteurs cet enchaînement des faits par la "panique" qui l'a saisi après la dispute. "Il dit qu'il n'a pas maîtrisé ses faits et gestes." Mardi soir, il a été mis en examen pour homicide volontaire sur la personne de la mère, une aide-soignante de 30 ans dont le corps avait été découvert samedi à son domicile de Bois-de-Céné. Il a également été mis en examen pour "tentative d'assassinat" sur Antoine, sauvé de la noyade vendredi à l'aube par un promeneur, et a été écroué.
"Pauvre homme, né sans cerveau"
Sarkozyfrance2007

L'ex-concubin de la mère du petit Antoine interpellé

L'ex-concubin de la mère du petit Antoine, retrouvé inanimé vendredi dans le lac d'Apremont, en Vendée, a été interpellé dimanche et placé en garde à vue dans les locaux de la brigade de gendarmerie de Challans. Dans la matinée, Cédric H., 29 ans, avait été directement mis en cause par le garçon, toujours hospitalisé, et qui avait "confirmé officiellement aux enquêteurs qu'il avait été emmené à bord d'un véhicule jusqu'au lac d'Apremont par le concubin [de sa mère] et qu'il y avait été jeté".

L'interpellation a eu lieu dans la commune de Saint-Hilaire-de-Riez, une station balnéaire accolée à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, grâce à un "dispositif plutôt conséquent de la gendarmerie", mais "sans altercation", a indiqué le commandant Bertrand Depierre, officier de communication de la gendarmerie des Pays de la Loire. La jeune femme chez qui Cédric H. logeait est également entendue par les services de gendarmerie. Des perquisitions ont eu lieu, notamment dans la voiture de l'ex-concubin.

Le petit Antoine a désigné son agresseur

  • Le garçon a affirmé aux enquêteurs que c'est le dernier compagnon de sa mère qui l'a jeté dans le Lac d'Apremont. L'homme est recherché par la police.
  • "En l'état, aucune piste n'est privilégiée", précise avec prudence le procureur.
Peu après son réveil, samedi, le petit Antoine a finalement dit plus que son nom et son âge. Selon Le Parisien dimanche, le garçon a raconté sa version des circonstances du drame. Il aurait été emmené de force au lac d'Apremont par le compagnon de sa mère, qui l'aurait jeté à l'eau depuis un ponton.

L'homme, qui s'est depuis volatilisé, est également suspecté d'avoir tué la mère d'Antoine - même si le commandant Bertrand Depierre, chargé de la communication à la gendarmerie des Pays de la Loire, préfère le désigner simplement comme le "témoin n°1 sur lequel se focalisent les recherches". Selon le procureur de la Roche-sur-Yon, le corps de la jeune femme a été retrouvé baignant dans son sang "dans la salle à manger" de la maison familiale, située dans une zone de marais à Bois de Céné, au nord-ouest de Challans, à une trentaine de kilomètres du lac où a été découvert le garçon. Toujours selon le procureur, le corps portait la trace "d'un coup à la tête". Une autopsie devrait être pratiquée lundi. Les enquêteurs estiment qu'Antoine n'a "probablement pas assisté" à la mort de sa mère.

Ils se sont quittés "sans esclandre"

La gendarmerie a précisé samedi soir que la jeune femme vivait encore "récemment avec un concubin". Selon Le Parisien, qui cite une source proche de l'enquête, l'homme, un ferrailleur, et la mère d'Antoine, une aide-soignante "plutôt timide" selon ses voisins, se seraient quittés "sans esclandre" il y a deux semaines.

Les enquêteurs recherchent par ailleurs, "pour l'informer", le père de l'enfant, qui vit en région parisienne. Séparé de la mère, il n'a pas donné signe de vie depuis vendredi. "Nous sommes dans le cadre d'une enquête pour homicide. Mais en l'état, aucune piste n'est privilégiée", a précisé le procureur. Antoine, qui est dans un grand état de fatigue, a été perturbé psychologiquement par l'annonce de la mort de sa mère samedi soir, selon une source proche du dossier, qui précise qu'il n'a toujours pas été officiellement auditionné.

La mère du garçon a été retrouvée morte

  • La mère d'Antoine, le garçon repêché dans le lac d'Apremont, a été retrouvée morte samedi après-midi.
  • L'enquête se concentre autour de Challans, située à une quinzaine de kilomètres du lac où il a été repêché.
La mère du jeune garçon de 8 ans repêché dans le lac d'Apremont a été retrouvée morte samedi après-midi à son domicile, a indiqué le procureur de la Roche-sur-Yon, Pierre Sennes. Le corps a été retrouvé baignant dans son sang "dans la salle à manger" de la maison familiale, située dans une zone de marais à Bois de Céné, au nord-ouest de Challans, à une trentaine de kilomètres du lac où a été découvert le jeune garçon. Selon le procureur, le corps portait la trace "d'un coup à la tête".

Les enquêteurs recherchaient samedi "pour l'informer" le père de l'enfant, qui vit en région parisienne, séparé de la mère, et qui n'a pas donné signe de vie depuis vendredi, a indiqué Pierre Sennes. "Nous sommes dans le cadre d'une enquête pour homicide", qui a été confiée à la section de recherche d'Angers, a ajouté le magistrat samedi en fin de journée. "En l'état, aucune piste n'est privilégiée", a-t-il précisé. L'enquête, qui piétinait jusqu'à présent, s'accélère ces dernières heures. Car le jeune garçon a parlé. Inconscient depuis qu'il a été repêché vendredi matin dans le lac d'Apremont, l'enfant s'est réveillé brièvement samedi et a pu donner son prénom, Antoine, et son âge, huit ans.

Retrouvé en état d'hypothermie grave et de l'eau dans les poumons, le jeune Antoine a vu sa santé progresser de manière positive au fil des heures et ses jours ne seraient plus en danger. "Il se trouve dans un état d'extrême fatigue et s'est rendormi après avoir pu être brièvement interrogé", a expliqué le chef d'escadron Bertrand Depierre, de la gendarmerie de Loire-Atlantique. Les recherches continuent pour découvrir les raisons précises de sa présence dans ce lac.

"Juste des gens inhumains sur terre
Pauvre gamin, il me touche..."
Sarkozyfrance2007

Le jeune garçon repêché dans le lac d'Apremont s'appelle Antoine

  • Il dit se prénommer Antoine et être âgé de 8 ans, mais s'est rendormi avant d'avoir donné d'autres détails. La piste criminelle semble privilégiée.
  • L'enquête se concentre autour de Challans, située à une quinzaine de kilomètres du lac où il a été repêché.
Le jeune garçon a parlé. Inconscient depuis qu'il a été repêché vendredi matin dans le lac d'Apremont, l'enfant s'est réveillé brièvement samedi et a pu donner son prénom, Antoine, et son âge, huit ans. Retrouvé en état d'hypothermie grave et de l'eau dans les poumons, le jeune Antoine a vu sa santé progresser de manière positive au fil des heures et ses jours ne seraient plus en danger. "Il se trouve dans un état d'extrême fatigue et s'est rendormi après avoir pu être brièvement interrogé", a expliqué le chef d'escadron Bertrand Depierre, de la gendarmerie de Loire-Atlantique. "Nous n'avons pas d'autres éléments, mais obtenir un minimum d'identité était notre préoccupation première. Nous pouvons travailler sur son environnement", a-t-il ajouté.

Les recherches continuent pour découvrir les raisons de sa présence dans ce lac. Après la diffusion de la photographie de l'enfant, les gendarmes ont reçu une cinquantaine d'appels. "Certains appels sont farfelus mais sept à huit sont plausibles et nous avons déjà écarté deux pistes possibles", explique la gendarmerie. Mais le fait que sa disparition n'ait pas été signalée donne à penser qu'"on est sur une affaire qui tend à devenir criminelle", précise Bertrand Depierre. La famille du jeune garçon est activement recherchée et l'enquête semble se concentrer autour de Challans, située à une quinzaine de kilomètres du lac. Dans le petit village d'Apremont, qui compte environ 1.300 habitants, "personne ne semble l'avoir jamais rencontré", selon le maire, Guy Jolli.

Lorsqu'il a été sauvé, le petit Antoine était vêtu d'un pyjama de taille 8 ans de couleur beige et portait des chaussons. Il ne portait aucune trace de coups. Le numéro de téléphone qui avait été mis en place par la gendarmerie pour recueillir des informations n'est désormais plus actif.
"Je suis sans voix, mais je veux que tu restes parmi nous
Cette histoire me touche et me révolte à la fois"
Sarkozyfrance2007

Les FARC sont prêts à libérer les otages dont Ingrid Betancourt, annonce Uribe

  • L'armée colombienne a annoncé samedi le décès de Manuel Marulanda, le chef historique des Forces armées révolutionnaires de Colombie.
  • Le président colombien Alvaro Uribe a ajouté que les Farc sont prêts à se démobiliser et à libérer des otages dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.
L'armée colombienne a annoncé samedi le décès de Manuel Marulanda, le chef historique des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc-marxiste), déjà donné pour mort à au moins 17 reprises. "Le gouvernement a reçu des appels des Farc dans lesquels certains dirigeants ont annoncé leur décision de se démobiliser et de libérer Ingrid Betancourt, si le gouvernement (colombien) leur garantit la liberté", a affirmé le président lors d'une réunion publique en province. Ces dirigeants, a ajouté Alvaro Uribe, "seraient remis aux autorités françaises pour qu'ils puissent profiter dans ce pays de leur liberté".

Alvaro Uribe a également rappelé son offre de payer une récompense pouvant atteindre 100 millions de dollars aux guérilleros qui désertent avec des otages. Le président a fait ces déclarations à l'issue d'un "conseil communautaire" dans la localité de Florida (sud-ouest) et ses propos ont été retransmis en direct par la télévision d'état.

Une libération ?

Ingrid Betancourt, 46 ans, ex-candidate à la présidentielle, est otage de la guérilla colombienne des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) depuis plus de six ans. Depuis plusieurs mois, Mme Betancourt est dans un état de santé alarmant, selon plusieurs témoignages. Les Farc ont proposé d'échanger 39 otages dits "politiques", dont Ingrid Betancourt et trois Américains, contre 500 guérilleros emprisonnés.

Le chef des Farc âgé de 80 ans et vétéran de la guérilla, est décédé le 26 mars, soit depuis près de deux mois et son remplaçant à la tête du mouvement devrait être Alfonso Cano, considéré comme l'actuel responsable idéologique, selon un communiqué lu par un porte-parole militaire du ministère. Sa mort "est survenue à 18H30 et les circonstances de son décès ne sont pas encore confirmées", a-t-on précisé de même source, alors qu'aucune photographie ou document prouvant cette disparition n'ont été présentés à la presse par le ministère de la Défense.

Samedi le ministre de la Défense, Juan Manuel Santos, a indiqué à l'hebdomadaire Semana que l'information a été donnée au gouvernement "par une source qui ne nous a jamais trompés". Le chef guérillero "est décédé de mort naturelle", a pour sa part déclaré à la télévision privée Caracol le numéro deux de l'armée, l'amiral David René Moreno. "Maintenant c'est aux Farc de démontrer que cette information n'est pas vraie", a-t-il dit.
"Je croise les doigts pour toi Ingrid"
Sarkozyfrance2007

Le numéro 1 des Farc serait mort

  • Le chef de la guérilla colombienne serait mort fin mars d'une crise cardiaque, selon le ministre colombien de la Défense.
  • Le gouvernement colombien l'accuse d'avoir introduit les prises d'otage dans la guérilla.
Le chef de la guérilla colombienne des Farc, Manuel Marulanda, serait mort. C'est ce qu'affirme le ministre colombien de la Défense Juan Manuel Santos à l'hebdomadaire Semana qui le cite samedi sur son site internet. "Selon les informations dont nous disposons, il est déjà mort", a déclaré Juan Manuel Santos, faisant état d'informations des services du renseignement selon lesquelles le chef des Farc est décédé le 26 mars d'une crise cardiaque. La présidence colombienne et le ministère de la Défense ont indiqué ne pas pouvoir confirmer les affirmations du ministre et ont ajouté que dans l'immédiat aucune annonce officielle n'était prévue.

Déjà été donné pour mort au moins à 17 reprises, Manuel Marulanda, alias "Tirofijo", de son vrai nom Pedro Antonio Marin, né le 12 mai 1928, est rarement sorti de la clandestinité. Sa dernière apparition publique remonte à 1982. Selon les éléments biographiques dont disposent les médias, le fondateur des Forces armées révolutionnaires de Colombie serait marié et aurait "plusieurs enfants", dont une fille, la compagne du numéro deux des Farc Raul Reyes, tué le 1e mars au cours d'un raid de l'armée colombien en territoire équatorien.

Le gouvernement colombien accuse Manuel Marulanda, le plus vieux guérillero communiste au monde, d'avoir introduit le trafic de drogue et les prises d'otage dans la guérilla.

Rien ne va plus à l'Assemblée Nationale

  • A l'annonce du rejet du projet de loi OGM, heureusement que je n'avais pas accès à mon blog parce que j'aurai craché tout mon dégout sur les députés UMP pour leur manque de sérieux dans le travail qui leur est confié.
  • Je ne suis pas contre cette loi mais je reste opposé à la culture des OGM en plein champ, cependant je suis pour la présence de tous les députés sur les bancs de l'Assemblée. Mare de ses absences à répétition mais également de cette Assemblée aux couleurs trop "âgées".
Impossible d'imaginer les hurlements qui ont pu être proférés derrières les portes capitonnées de l'Assemblée Nationale et des ministères concernés, voire à l'Elysée, après la jolie claque essuyée par le gouvernement sur les OGM. Car ce qui s'est passé, le rejet d'un projet de loi gouvernemental, grâce à l'adoption d'une motion de procédure présentée par l'opposition, constitue un événement rarissime. Un mini-séisme parlementaire, avec ondes de choc à la clef. Cet accident de parcours est en tous cas révélateur du climat politique actuel au sein du parlement.

Bien entendu, les premiers visés sont le président du groupe UMP, Jean François Copé et le Secrétaire d'Etat en charge des relations avec le parlement. Il appartenait au premier de faire le plein de ses rangs dans l'hémicycle, mais absentéisme et réunion de commissions aidant, il n'y avait pas assez de députés favorables au texte en séance. Il revenait au second de s'assurer que les amendements adoptés par le Sénat en deuxième lecture rendent le texte acceptable aux yeux des députés de droite réticents aux OGM. Car on avait oublié un peu vite que le texte sur les OGM avait été adopté à une très faible majorité en première lecture à l'Assemblée.

Et le problème de fond est là : ce texte a été présenté au Parlement afin que la France se mette en conformité avec une directive européenne ; injonction difficile à mettre en œuvre alors qu'un moratoire sur le MON 810 était en vigueur. Et puis il y avait eu le Grenelle de l'Environnement : grands projets et grandes phrases... Bref, de quoi y perdre son latin. Certains députés de droite ont préféré adopter l'adage "dans le doute abstiens-toi". Ou vote contre...

En sa qualité de chef de la majorité, François Fillon est monté au créneau pour tenter de trouver une solution en proposant la réunion d'une commission paritaire Assemblée-Sénat. Mais sur le plan politique, le mal est fait. L'autorité du gouvernement est ébranlée, même si un nouveau texte qui ressemblerait beaucoup au précédent, sera à nouveau soumis aux députés dans les semaines à venir.
"Mare, mare et plus que mare de cette Assemblée
où règne un désordre insupportable"
Sarkozyfrance2007

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