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Obama sème McCain

  • Le candidat démocrate est crédité d'une avance de 15 points sur son adversaire républicain, la plus forte marge enregistrée depuis qu'il a décroché l'investiture.
  • Selon Newsweek, commanditaire du sondage, il bénéficie notamment du ralliement des partisans d'Hillary Clinton et de la situation économique.
En ce moment, tout sourit à Barack Obama. Investi le 3 juin candidat démocrate à la présidentielle américaine, il dispose d'une avance de 15 points sur son adversaire républicain John McCain, la plus forte marge enregistrée depuis cette date, selon un sondage Newsweek. Le sénateur de l'Illinois est crédité de 51% des intentions de vote contre 36% pour John McCain au niveau national, selon ce sondage à paraître dans l'édition de lundi du magazine. La marge est trois fois supérieure à celles d'autres enquêtes récentes qui lui attribuaient une avance de 4 ou 5 points.

Pour l'hebdomadaire, Barack Obama bénéficie d'un rebond après le duel qui l'a opposé à la sénatrice Hillary Clinton pour l'investiture démocrate, et les partisans de l'ex-Première dame se rallient à sa candidature. En outre la crise lui bénéficie. "Seuls 14% des Américains trouvent que le pays avance dans la bonne direction", souligne Newsweek, qui note que Barack Obama fait nettement mieux que les deux précédents candidats démocrates, John Kerry et Al Gore, à cette étape de la campagne.

L'électorat féminin

L'enquête confirme par ailleurs le résultat d'autres récents sondages créditant Barack Obama d'une large avance sur des sujets-clés comme l'économie ou l'emploi. Le démocrate devance aussi son adversaire sur la politique énergétique, 48% des Américains lui faisant plus confiance qu'à McCain (34%), et même sur la conduite de la guerre en Irak (46% contre 40%).

L'avance d‘Obama est en partie due au soutien de l'électorat féminin, auprès duquel il mène de 21 points (54% contre 33%). Dans un sondage Newsweek du mai, 34% des partisans de Mme Clinton se disaient plus enclins à voter pour M. McCain que pour Barack Obama. Ce chiffre est tombé à 18%.

Clinton va soutenir Obama

  • La sénatrice démocrate annoncera samedi lors d'une soirée à Washington son soutien à la candidature de Barack Obama à la course à la Maison Blanche.
  • Largement favorite des primaires démocrates il y a quelques mois, elle a fait savoir qu'elle était "ouverte" à l'idée d'un ticket Obama-Clinton.
C'est désormais officiel. Après s'y être refusée mardi soir, la sénatrice démocrate Hillary Clinton va renoncer à son ambition présidentielle pour apporter son soutien à Barack Obama et appeler à l'unité du Parti démocrate contre le républicain John McCain, a annoncé mercredi soir son équipe de campagne.

"La sénatrice Clinton organisera à Washington une réunion au cours de laquelle elle remerciera ses partisans et apportera son soutien au sénateur Barack Obama ainsi qu'à l'unité du parti", précise un communiqué. La tenue de cette réunion publique était prévue vendredi, mais elle a été décalée à samedi afin que davantage de personnes puissent y assister. Hillary Clinton n'a pas encore décidé si elle mettra formellement un terme à sa campagne, ou suspendra seulement ses activités afin de garder de l'influence sur les délégués qui se sont engagés à ses côtés ou ont été élus sur son nom, ont fait savoir des membres de son équipe.

La sénatrice de New York, qui a rallié près de 18 millions de voix et plus de 1.900 délégués sur son nom pendant la campagne pour l'investiture démocrate, avait refusé mardi de reconnaître sa défaite, alors que Barack Obama franchissait le seuil de 2.118 délégués nécessaires pour être désigné. Dans un discours devant ses partisans réunis à New York à l'issue des deux dernières primaires dans le Montana et le Dakota du Sud, elle avait même annoncé qu'elle allait consulter les dirigeants démocrates avant de prendre une décision.

"Ouverte" à l'idée d'un ticket Obama-Clinton

Mercredi, elle a passé la majeure partie de la journée avec ses soutiens, dont beaucoup l'ont pressée de mettre un terme à une campagne parmi les plus longues et les plus serrées de l'histoire, et qui a profondément divisé les démocrates et mis en lumière des clivages forts dans l'électorat. McCain a d'ailleurs lancé mercredi un appel aux partisans déçus de Clinton, assurant que "toutes les voix seront les bienvenues" et jouant la carte de l'expérience face au jeune Obama, 46 ans, que la sénatrice avait brandi à plusieurs reprises pendant leurs 16 mois de duel.

Barack Obama, premier métis à se présenter à la Maison blanche sous les couleurs d'un des deux grands partis s'est donc attaché, dès mercredi, à rassembler son camp. "Nous allons avoir une conversation dans les prochaines semaines, et je suis très confiant sur l'unité qu'affichera le parti pour gagner en novembre", a déclaré le sénateur de l'Illinois, en référence à Hillary Clinton. L'ancienne première dame, largement favorite des primaires démocrates il y a quelques mois, avait fait savoir mardi à des membres démocrates du Congrès qu'elle était "ouverte" à l'idée d'un ticket Obama-Clinton.

Obama décroche l'investiture et entre dans l'histoire des Etats-Unis

  • Après les dernières primaires Barack Obama a assez de délégués pour revendiquer l'investiture.
  • Son opposante Hillary Clinton a refusé de concéder sa défaite, expliquant qu'elle allait consulter les dirigeants du parti avant de prendre une décision.
Barack Obama s'est déclaré vainqueur mardi de la course à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle de novembre au détriment d'Hillary Clinton, au terme de la campagne la plus longue et la plus serrée de l'histoire récente des Etats-Unis.

"Ce soir, je peux me présenter devant vous et dire que je serai le candidat démocrate à l'élection présidentielle américaine", a déclaré le sénateur de l'Illinois devant quelque 32.000 partisans rassemblés à St Paul, Minnesota, à l'issue des deux dernières primaires, dans le Dakota du Sud et le Montana. Le camp Obama avait revendiqué la victoire avant même que les résultats de ces deux primaires ne soient connus, puisque de nombreux superdélégués lui ont apporté mardi leur soutien, lui permettant de franchir la barre des 2.118 délégués nécessaires pour être désigné lors de la Convention démocrate en août.

Alors qu'Obama se rapprochait du nombre de délégués requis, son équipe de campagne avait exhorté les superdélégués qui ne s'étaient pas encore prononcés à faire leur choix avant la fin des primaires, afin que le sénateur métis de 46 ans puisse annoncer sa victoire dès mardi. Aunsi, au cours de la dernière journée des primaires, une vague de soutiens ont afflué. Après qu'une cinquantaine de délégués ont annoncé qu'ils le ralliaient, son équipe de campagne a transmis juste avant la fermeture des bureaux de vote dans le Montana une nouvelle liste de 26 soutiens.

Hillary Clinton vice-présidente ?

Devant des partisans réunis à New York, Hillary Clinton a toutefois refusé pour l'heure de concéder sa défaite, expliquant qu'elle allait consulter les dirigeants du parti avant de prendre une décision. "Cela a été une longue campagne et je ne prendrai aucune décision ce soir", a-t-elle dit. "Dans les prochains jours, je consulterai mes partisans et les dirigeants du parti pour déterminer qu'elle sera la direction à suivre pour servir au mieux nos intérêts et ceux du pays."

Selon un responsable du parti démocrate, Clinton, entrée encampagne il y a 17 mois avec l'étiquette de favorite, s'est déclarée ouverte à l'idée d'être la colistière d'Obama. "Elle a dit qu'elle ferait tout ce qui sera nécessaire pour nous assurer la victoire, et cela pourrait être de servir comme vice-présidente", a en effet déclaré le représentant Charles Rangel, qui avait affiché son soutien à l'ex-première dame. L'hypothèse qu'Hillary Clinton devienne la candidate à la vice-présidence, au côté de M. Obama, aurait par ailleurs été évoquée lors d'une conférence téléphonique entre l'ex-Première dame et des parlementaires de New York.

Lundi, Obama avait invité sa rivale à travailler avec lui en vue de la présidentielle, qui opposera le candidat démocrate au républicain John McCain. "La sénatrice Clinton a fait une campagne exceptionnelle, elle sert remarquablement la communauté et elle et moi travaillerons ensemble en novembre", avait-il dit lors d'un meeting dans le Michigan. Mardi, il lui a de nouveau rendu hommage, la décrivant comme quelqu'un ayant "le désir inébranlable d'améliorer la vie des Américains".

Barack Obama devrait être investi officiellement par le parti démocrate lors de la Convention, qui se tiendra fin août à Denver. S'il était élu en novembre, il deviendrait le premier président métis de l'histoire des Etats-Unis.

"Une grande victoire pour l'Amérique
Bonne chance pour le 4 Novembre"
Sarkozyfrance2007

Obama dépasse Clinton au match des superdélégués

  • Le sénateur de l'Illinois possède pour la première fois plus de soutien d'élus démocrates que son adversaire.
  • Après sa piètre victoire dans la primaire de l’Indiana et sa défaite en Caroline du Nord, la presse a déjà disqualifiée Hillary Clinton de la course à l’investiture démocrate.
Nouveau signe positif pour Barack Obama dans la course de fond qu'est devenue la primaire démocrate aux Etats-Unis : pour la première fois, il comptabilise plus de soutiens de "superdélégués" qu'Hillary Clinton. Selon le dernier décompte, le sénateur de l'Illinois est désormais soutenu par 275 des 800 élus démocrates dotés de la liberté de vote durant la convention nationale du parti, contre 271,5 pour sa rivale (le "demi"-superdélégué est le représentant des démocrates de l'étranger). Hillary Clinton avait pourtant commencé la campagne avec 169 soutiens contre 63 pour Obama.

Une douzaine de ces grands électeurs ont déjà changé de bord pour sa rallier au sénateur de l'Illinois, quand aucun ralliement en sens inverse n'a été rendu public. En quelques jours, le sénateur de l'Illinois a obtenu le soutien de 20 superdélégués supplémentaires, quand sa rivale a dû se contenter d'un gain net de deux superdélégués (quatre gagnés, deux perdus). Et le Obama pourrait en obtenir davantage dans les prochains jours. A ce stade, il reste 250 élus encore indécis, très courtisés par les deux adversaires.

Clinton favorite dans la moitié des 6 dernières primaires

Le poids des superdélégués risque d'être décisif lors de la convention, prévue fin août à Denver, car ni Clinton ni Obama ne semble en mesure de décrocher l'investiture avant cette date, qui nécessite le soutien de 2.025 délégués. Au dernier pointage, Barack Obama reste en tête avec 1.863,5 contre 1.697 pour Hillary Clinton. La sénatrice de New-York est donnée favorite de trois des six prochaines primaires, notamment en Virginie Occidentale (28 délégués attribués à la proportionnelle), à Porto-Rico (55 délégués) et dans le Kentucky (51 délégués), tandis que Barack Obama devrait remporter sans mal celle de l'Oregon (52 délégués). Il envisage d'ailleurs de se déclarer victorieux après ce scrutin.

Si les chiffres n'ont pas encore désigné de vainqueur, médias et opinion semblent en effet désormais acquis à Obama. Celui-ci se garde pourtant de tout triomphalisme, ne voulant surtout pas donner l'impression de pousser son adversaire vers la sortie.

Barack Obama file vers l'investiture

  • Large succès d'Obama en Caroline du Nord, victoire étriquée de Clinton dans l'Indiana : le sénateur de l'Illinois sort vainqueur aux points des scrutins de mardi.
  • Même si la sénatrice de New York est affaiblie, la bataille pourrait néanmoins continuer jusqu'à la fin du processus, le 3 juin.
La Caroline du Nord pour Barack Obama, l'Indiana pour Hillary Clinton : les résultats des deux primaires de mardi ressemblent à première vue à un match nul entre les deux prétendants à l'investiture démocrate. Mais, en se plongeant dans les détails des votes, même s'il permet à la sénatrice de New York d'entretenir un mince espoir de retourner la situation, ce match nul équivaut à une victoire aux points pour le sénateur de l'Illinois. Barack Obama s'est en effet imposé très largement (56% contre 42%) en Caroline du Nord, où vit une forte communauté noire. Il prouve ainsi sa capacité à gagner des Etats importants -jusqu'à présent, Hillary Clinton avait en effet remporté les principaux Etats comme la Californie, le New Jersey ou New York.

Obama mieux que prévu en Indiana

A contrario, dans l'Indiana, un Etat où elle comptait sur les ouvriers blancs pour creuser le trou, l'ancienne Première dame n'a obtenu qu'une avance minime (51% contre 49%), un score inférieur aux derniers sondages. Le débat portant sur le prix de l'essence -elle souhaitait suspendre la taxe fédérale en été, contrairement à son adversaire, qu'elle accusait "d'élitisme"- ne lui a donc pas apporté un soutien massif des classes populaires dont la principale préoccupation est l'économie.

Barack Obama montre ainsi que son déficit de popularité parmi cette partie de l'électorat, indispensable à tout candidat démocrate lors de l'élection générale, n'est pas aussi important qu'on pouvait le penser après ses défaites dans l'Ohio et en Pennsylvanie, des Etats plutôt ouvriers et touchés par la crise.

Obama : "Nous serons tous unis en novembre"

Résultat : en vue de la convention, qui désignera formellement le représentant du parti de l'âne fin août, Barack Obama conforte son avance en nombre de "délégués ordinaires" -issus des primaires, ils sont obligés de voter pour le candidat auquel ils sont affiliés. Selon CNN.com, il en compte désormais 1584, contre 1415 à sa rivale -la majorité est fixée à 2025. Les six derniers scrutins, qui vont s'échelonner du 13 mai au 3 juin, ne lui permettront pas de dépasser ce seuil fatidique de 2025 délégués. Mais ils ne permettront surtout pas non plus à Hillary Clinton de refaire son retard. Une chose est ainsi certaine aujourd'hui : Barack Obama arrivera en tête du vote populaire à l'issue du processus.

Ce sont donc bel et bien les 796 "super-délégués" -cadres du parti, ils peuvent choisir librement pour qui voter- qui feront la décision. Pour l'instant, Hillary Clinton en a rallié 266 contre 252 à Barack Obama. Mais les résultats de mardi pourraient inverser la tendance en poussant les "super-délégués" encore indécis à se prononcer pour le sénateur de l'Illinois. Dans son discours, celui-ci, après les remerciements et félicitations d'usage envers son adversaire, s'est d'ailleurs directement adressé à eux en lançant un appel à l'unité du parti. "Oui, des deux côtés, certains se sont sentis blessés, oui, chaque camp veut désespérément la victoire de son candidat. Mais cet automne, nous avancerons au sein d'un seul Parti démocrate, unis par une vision commune pour ce pays car nous sommes tous d'accord (...) qu'on ne peut pas se permettre de donner à John McCain la chance de remplir le troisième mandat de la présidence Bush", a-t-il souligné.

Clinton sans argent

De son côté, Hillary Clinton, sans surprise, affirme qu'elle n'a pas l'intention de jeter l'éponge et qu'elle ira jusqu'au bout de la bataille des primaires. "Ce soir nous sommes revenus sur le devant de la scène. Nous avons brisé les entraves. C'est en avant toute vers la Maison Blanche", a-t-elle affirmé devant ses partisans rassemblés à Indianapolis, alors que les estimations lui donnaient une avance plus confortable dans l'Indiana.

Elle va néanmoins se retrouver devant un problème financier : face à un adversaire qui dispose d'une importante réserve pour les quatre semaines à venir, ses comptes de campagne sont quasiment à sec. "Il ne lui reste réellement qu'un seul espoir : obtenir un nouveau vote en Floride et dans le Michigan", explique à LCI François Durpaire, historien et auteur de L'Amérique de Barack Obama. Ces deux primaires n'ont pas été prises en compte en raison d'un différend sur leurs dates entre les instances locales et fédérales du parti démocrate. Une réunion entre la direction du parti et les candidats est prévue le 31 mai sur la conduite à tenir. Reste à savoir si Hillary Clinton sera encore à course à cette date.

"Des primaires démocrates qui vont coûter cher en Novembre"
Sarkozyfrance2007

Dixième victoire consécutive pour Obama

  • Vainqueur dans le Wisconsin et à Hawaï, le sénateur de l'Illinois est en position de force face à Hillary Clinton pour la suite des primaires.
Et de dix ! Avec deux nouvelles victoires ce mardi, Barack Obama vient en effet d'engranger une série de dix succès consécutifs dans les primaires démocrates depuis le "Super-Mardi" du 5 février. Cette fois, ce sont les électeurs du Wisconsin qui ont préféré le sénateur de l'Illinois à Hillary Clinton (58% contre 41%) pour l'investiture du parti. Sans surprise, ceux d'Hawaï, où il est né et grandi, se sont prononcés à plus de 75% en sa faveur.

Plus que le résultat global du Wisconsin, il faut surtout analyser les différentes catégories d'électeurs. Là encore, c'est quasiment un raz-de-marée pour Obama dans cet Etat industriel où la population noire est sous-représentée. Outre ses bastions habituels (les jeunes, les noirs, les classes aisées), il s'est aussi imposé chez les Blancs et surtout chez les femmes et les cols bleus, acquis jusqu'à présent à Hillary Clinton. Celle-ci ne l'a emporté que chez les plus de 65 ans. En nombre de délégués pour la convention, le seul qui compte vraiment, Barack Obama creuse petit à petit l'écart : selon CNN, il est crédité de 1301 délégués contre 1239 à sa rivale -il en faut 2025 pour être investi.

Rendez-vous le 4 mars

Sans attendre la proclamation des résultats, les deux prétendants démocrates avaient déjà pris la direction du Texas pour Obama et de l'Ohio pour Clinton. C'est là que se tiendront les prochains scrutins, le 4 mars, où plus de 200 délégués seront en jeu. "Le changement auquel nous aspirons se trouve encore à plusieurs mois et à des kilomètres et nous avons besoin de l'aide du bon peuple texan pour y parvenir", a souligné Barack Obama à 20 000 supporters réunis à Houston. "Houston, je crois qu'on a réussi notre décollage", a-t-il plaisanté, en référence au site de la Nasa installée dans la ville texane. Il n'a pas cité Hillary Clinton dans son discours, préférant s'affirmer comme l'adversaire du républicain John McCain pour l'élection générale de novembre.

De son côté, l'ancienne Première dame, qui a subi une cuisante défaite dans un Etat où elle était a priori avantagée par la composition sociologique et raciale, a tenté de durcir les contrastes, s'affirmant la seule à pouvoir battre John McCain puis à être capable de gouverner "Tant Barack Obama que moi changerions l'Histoire. Mais l'un de nous seulement est prêt au premier jour à être commandant en chef, à gérer l'économie, et à vaincre les républicains. Un d'entre nous seulement a passé 35 ans à faire les choses, à se battre et à défendre les sans voix - voilà ce que j'apporterais à la Maison Blanche, voilà le choix dans cette élection", a-t-elle affirmé dans l'Ohio.

Americans,

Send tomorrow another image of the United States to the world.
Vote the change.
Vote for Obama.
Yes you can

3 belles victoires pour Obama ce week-end

  • Barack Obama s'est imposé largement samedi en Louisiane, dans le Nebraska et dans l'Etat de Washington. Huckabee l'a emporté dans le Kansas et en Louisiane.
  • Mais si la course reste indécise côté démocrate, côté républicain les deux revers de McCain ne remettent pas en cause son statut de très grand favori.
Un sans-faute samedi pour Barack Obama : trois victoires pour trois consultations chez les démocrates. Depuis Richmond, en Virginie, Etat où l'on votera mardi, le sénateur de l'Illinois a exhorté ses partisans : "Aujourd'hui, les électeurs de la côte Ouest à la côte du Golfe et du coeur de l'Amérique se sont levés pour dire oui, nous le pouvons ! Nous avons gagné en Louisiane, nous avons gagné dans le Nebraska, nous avons gagné dans l'Etat de Washington, nous avons gagné au nord, nous avons gagné au sud, nous avons gagné au centre et je crois que nous pourrons l'emporter en Virginie mardi, si vous êtes prêts à vous mobiliser pour le changement".

Le léger avantage en nombre de délégués que conservait Hillary Clinton avant les consultations de ce samedi en Louisiane, dans le Nebraska et à Washington, semble avoir fondu. Surtout, Obama s'est imposé avec la manière : il a obtenu plus des deux tiers des voix dans l'Etat de Washington et dans le Nebraska où étaient organisés deux caucus (assemblée d'électeurs). Il a également remporté les primaires de Louisiane avec 54% des suffrages contre 38% pour sa rivale Hillary Clinton. La course continue ce dimanche, puisque c'est au tour du Maine de se prononcer. En comptant les 78 délégués de l'Etat de Washington, les 56 de Louisiane et les 24 du Nebraska, c'est un total de 238 délégués qui auront été attribués ce week-end.

Rien n'est joué chez les démocrates

Selon les estimations (provisoires) de RealClearPolitics, Hillary Clinton est créditée désormais de 1112 délégués, dont 211 "super délégués", contre 1096 pour Barack Obama, dont 137 "super délégués". Pour l'emporter, un candidat démocrate a besoin d'au moins 2025 des 4049 délégués (dont 796 "super délégués") qui siègeront à la convention démocrate de Denver fin 25-28 août. Sachant - ce qui corse le tout - que les "super délégués" sont des responsables ou élus qui ont pu annoncer leur préférence, mais qui restent libres de leur choix au moment de la convention. Bref, étant donné que la répartition des délégués s'effectue à la proportionnelle, aucun des deux ne peut compter sur un avantage décisif à l'issue de ce week-end. La bataille se poursuivra dès mardi prochain, avec trois nouvelles primaires. Et devrait continuer au moins jusqu'au 4 mars, avec le vote du Texas et de l'Ohio.

Côté républicain, Mike Huckabee a remporté samedi les caucus républicains du Kansas, une victoire "pour l'honneur" dans une course à l'investiture républicaine que son adversaire John McCain semble assuré de remporter. Il s'est également imposé d'une courte tête dans la primaire de Louisiane, par 44% contre 42% à John McCain. Huckabee, pasteur baptiste qui attire les voix de l'électorat évangélique, avait déjà raflé quatre Etats du Sud et la Virginie-Occidentale le 5 février lors du "super mardi". Kansas et Louisiane lui apportent respectivement 36 et 47 délégués.

Malgré cette victoire pour Huckabee, le sénateur John McCain, qui s'est imposé dans neuf des 21 Etats en jeu lors du "super mardi" reste largement en tête pour le rendez-vous de la convention du Parti républicain, qui choisira officiellement début septembre à Minneapolis-St Paul son candidat pour l'élection présidentielle du 4 novembre. Jeudi, il a même conforté ses chances de s'imposer comme le candidat du parti républicain avec le retrait de Mitt Romney, qui était jusque-là deuxième derrière lui. Mis en échec lors des primaires du "super mardi", l'ancien gouverneur du Massachusetts avait en effet préféré jeter l'éponge plutôt que de poursuivre une campagne coûteuse. Mais Mike Huckabee a souligné samedi, avant l'annonce de sa victoire au Kansas, qu'il ne comptait pas suivre l'exemple et se retirer des primaires en dépit de son retard. "Est-ce que j'abandonne ? Réglons cela tout de suite : non, je n'abandonne pas", a dit l'ancien gouverneur de l'Arkansas à la tribune d'une organisation conservatrice.

Super Tuesday : Obama, mon choix


Dérapage : Quand Clinton compare Obama à George Bush

  • 72 heures avant le Super Tuesday, Hillary Clinton insiste "l'inexpérience" de Barrack Obama pour amadouer les électeurs démocrates.
  • Le camp d'Obama rétorque qu'Hillary Clinton appartient "au passé".
"Néophyte inexpérimenté", "trop vague" dans ses prises de positions. A trois jours du Super Tuesday, Hillary Clinton abat la carte de l'expérience et attaque frontalement son rival Barrack Obama sur son programme allant même jusqu'a le comparer à George Bush.

La campagne se durcit un peu plus à l'approche des primaires du Super Tuesday, lors duquel la moitié des délégués chargés de choisir officiellement le candidat du parti pour l'élection de novembre seront désignés. Dans le camp Obama, on réplique en estimant que cette "attaque" d'Hillary Clinton s'inscrit dans un style de campagne consistant à "tout dire, tout faire" pour gagner. "Je crois que les gens savent que ce qu'ils auront avec Barack Obama, c'est du changement auquel ils peuvent croire", a déclaré le directeur de campagne Barrack Obama.

"Malgré ce que pense Hillary Clinton, nous avons été très précis sur un plan économique qui mettra de l'argent dans la poche des gens, un plan énergétique qui réduira notre dépendance du pétrole étranger, un plan de santé qui couvrira tout le monde en Amérique, et un changement de conception de politique étrangère qui rétablira notre position dans le monde", a-t-il ajouté. Il a ensuite mis à son tour en garde contre la tentation de choisir "les mêmes gens qui sont incrustés à Washington, en s'attendant à ce que ces mêmes gens du passé fassent autre chose que ce qui a été fait dans le passé, encore et encore".

L'écart se resserre entre Obama et Clinton

  • Dans la course à l'investiture démocrate, le sénateur de l'Illinois n'est plus qu'à trois points de sa rivale, selon un sondage national.
  • La semaine prochaine, à l'occasion du Super Tuesday, un nombre record de 22 Etats voteront et 1689 délégués démocrates seront en jeu.
Il y a encore trois jours, l'écart était de six points entre Hillary Clinton et Barack Obama. Mais avec l'abandon de John Edwards mercredi, l'écart se ressert entre les deux prétendants démocrates à la Maison Blanche, selon un sondage national publié vendredi. Selon ce sondage Gallup, publié à quelques jours du Super Tuesday, date à laquelle des primaires sont organisés dans une vingtaine d'Etats, Hillary Clinton est en effet crédité de 44% d'intentions de vote, contre 41% pour Barack Obama, soit trois points d'écart seulement. "L'analyse de ce sondage quotidien montre Hillary Clinton et Barack Obama plus proches l'un de l'autre qu'ils ne l'ont jamais été depuis le début de cette série de sondages, début 2008", souligne Gallup dans un communiqué.

Compte tenu de la marge d'erreur de trois points, cela semble signifier que le jeune sénateur de l'Illinois a récolté plus d'intentions de vote que sa rivale depuis l'abandon du troisième prétendant à l'investiture John Edwards. En début de semaine, soit avant l'abandon de John Edwards, l'ex-Première dame arrivait en effet en tête avec 42%, suivie par Barack Obama, crédité de 36%, et de John Edwards, troisième avec 12% d'intentions de vote. Mais, depuis, les soutiens en faveur d'Hillary Clinton, en lice pour devenir la première femme présidente des Etats-Unis, ont augmenté de seulement deux points, tandis que Barack Obama, qui pourrait devenir le premier président noir, recueillait cinq poins de plus.

Le Super Tuesday décisif

La journée de mardi s'annonce donc décisive. Un nombre record de 22 Etats votera en effet à l'occasion du Super Tuesday, au cours duquel 1689 délégués démocrates seront en jeu. Car pour décrocher l'investiture démocrate à l'élection présidentielle de novembre, un candidat doit obtenir l'appui d'au moins 2025 des 4049 délégués de la convention démocrate, qui se réunira du 25 au 28 août à Denver, dans le Colorado.

Côté républicain, le favori John McCain devance de 15 points son rival Mitt Romney, ancien gouverneur du Massachusetts, selon ce même sondage. Le sénateur de l'Arizona semble récolter la plupart des intentions de vote qui se portaient auparavant sur Rudolph Giuliani, avant son abandon mercredi. Quelque 39% des électeurs républicains, à l'échelle nationale, se prononcent en faveur de McCain, qui devance Mitt Romney (24%) et Mike Huckabee (17%).

Précieuse victoire pour Obama en Caroline du Sud

  • En remportant largement la primaire démocrate de cet Etat, notamment grâce au vote noir, le sénateur de l'Illinois reste en course pour l'investiture.
  • Le sénateur s'est imposé avec 55% des suffrages, devant Hillary Clinton (27%) et le troisième prétendant John Edwards, natif de Caroline du Sud (18%).
Le suspense va durer jusqu'au "Super Tuesday". Barack Obama s'est relancé dans la course à l'investiture démocrate pour la présidentielle américaine en remportant largement samedi la primaire de Caroline du Sud. Le sénateur de l'Illinois devait absolument gagner pour conserver toutes ses chances dans la course à l'investiture face à sa rivale, Hillary Clinton.

"Nous formons la coalition d'Américains la plus diversifiée que nous ayons vue depuis longtemps", a déclaré Barack Obama, ovationné par plus d'un millier de partisans dans le centre de convention à Columbia, la capitale de l'Etat. "Il y a des jeunes et des anciens, des riches et des pauvres. Il y a des Noirs et des Blancs, des Latinos, des Asiatiques et des Indiens", a noté Barack Obama qui cherche à sa démarquer de l'image du candidat soutenu d'abord par les Noirs.

Un Super Tuesday décisif

Sur 99% des bureaux de vote, le sénateur s'est imposé avec 55% des suffrages, devant Hillary Clinton (27%) et le troisième prétendant John Edwards natif de Caroline du Sud (18%), un résultat qui dépasse largement toutes les prévisions. Selon les sondages de sortie des urnes, le sénateur noir a raflé 81% des votes noirs, devant l'ex-Première Dame des Etats-Unis Hillary Clinton, qui aurait remporté 17% des suffrages noirs. C'est l'ex-sénateur de Caroline du Nord John Edwards qui arrive premier parmi les électeurs blancs, avec 39% des votes, devant Hillary Clinton (36%) et Barack Obama (24%), selon les mêmes sondages.

L'ex-Première Dame, favorite au niveau national, a reconnu la victoire de son rival. "J'ai appelé le sénateur Obama pour le féliciter", a-t-elle déclaré. "Nous tournons désormais notre attention vers les millions d'Américains qui vont faire entendre leurs voix dans les 22 Etats qui voteront le 5 février", a déclaré l'ex Première Dame, faisant référence au "Super Tuesday", où voteront d'importants Etats comme la Californie, le New Jersey et New York. Il est probable, mais pas certain, que le nom du prochain candidat démocrate émergera à l'occasion du "Super Tuesday". Du côté républicain, le sénateur de l'Arizona John McCain s'est imposé samedi dernier en Caroline du Sud, dans l'attente des primaires de Floride, mardi, où l'ex-maire de New York Rudy Giuliani joue son va-tout.

Primaires USA : IOWA

Caucus Républicain : 3 Janvier

Mike Huckabee : 34%
Mitt Romney : 25%
Fer Thompson : 13%
John McCain : 13%
Ronn Paul : 10%
Rudoph Giuliani : 3%
Ducan Hunter : 0%

Caucus Démocrate : 3 Janvier

Barack Obama : 38%
John Edwards : 30%
Hillary Clinton : 29%
Bill Richardson : 2%
Jo Biden : 1%
Mike Gravel : 0%
Dennis Kucinich : 0%
Chris Dodd : 0%

Huckabee et Obama, deux challengers en pole position

  • En remportant le caucus de l'Iowa, le républicain et le démocrate ont gagné un pari difficile lors du premier vote de la course à la Maison-Blanche.
  • Prochaine grande étape : le New Hampshire, mardi prochain.
Barack Obama a remporté jeudi dans l'Iowa la première étape de la procédure de désignation du candidat démocrate à l'élection présidentielle américaine, infligeant un revers à Hillary Clinton, favorite au niveau national. Il l'emporte avec 37,6% des voix devant John Edwards (29,75%) et Hillary Clinton (29,47%), reléguée en troisième position.

Chez les républicains, le pasteur baptiste Mike Huckabee s'est imposé assez facilement avec 34% des suffrages contre 26% à Mitt Romney. Le sénateur de l'Arizona John McCain et Fred Thompson arrivent troisièmes ex-aequo avec 13% et le représentant du Texas Ron Paul a obtenu 10%. Rudolph Giuliani, le favori au niveau national, qui n'avait pas fait campagne en Iowa, est loin derrière avec à peine 3%.

Avertissement pour Clinton

Ces deux victoires de Mike Huckabee et de Barack Obama sont symboliques. Côté démocrate, Obama, qui aspire à devenir le premier Noir à occuper la Maison Blanche, s'est imposé dans un Etat composé de 95% de Blancs. Le sénateur de l'Illinois a salué, le visage grave face à ses supporters en liesse, un "choix de l'unité plutôt que la division et l'envoi d'un puissant signal de changement pour l'Amérique".

L'ampleur de l'écart qui le sépare d'Hillary Clinton est un sérieux avertissement pour la suite de la campagne de l'épouse de l'ex-président américain. Elle a d'ailleurs fait profil bas, saluant la victoire de son rival. Mais la sénatrice de New York a promis de continuer à se battre, et s'est dit "optimiste" et "confiante" avant les primaires du New Hampshire mardi.

Huckabee confirme

Côté républicain, Mike Huckabee, ancien pasteur baptiste quasi inconnu il y a quelques semaines, qui a fait campagne sur les valeurs traditionnelles de la droite chrétienne (défense de la famille, opposition à l'avortement), a donc confirmé sa percée du mois de décembre. "Aujourd'hui, nous avons assisté à un nouveau jour dans la politique américaine", a-t-il proclamé, avec l'acteur Chuck Norris à ses côtés, icône de sa campagne. "Nous avons prouvé que la politique américaine est encore entre les mains de gens comme vous", a-t-il ajouté.

Outre le très bon score du vainqueur, l'autre surprise relative provient du très mauvais résultat de Rudolph Giuliani. Certes, le maire de New York n'attendait rien de spécial de l'Iowa, un Etat qu'il avait snobé. Ces positions libérales en matière de société (il est favorable à l'avortement et aux droits des homosexuels) sont en effet décalage total avec l'électorat républicain qui y est très conservateur. Mais il pouvait néanmoins espérer mieux que ses 3%. "Il y a 29 primaires et caucus. N'importe qui peut défier n'importe qui", a-t-il lancé, depuis la Floride où il avait choisi de faire campagne en vue de la primaire du 29 janvier.

Le grand rendez-vous du New Hampshire

Comme le font remarquer les prétendants à la Maison-Blanche ainsi que tous les observateurs, rien n'est joué pour Barack Obama ou Mike Huckabee malgré leur victoire, bien au contraire. Le prochain rendez-vous républicain aura lieu samedi avec le caucus du Wyoming, un Etat peu important.

C'est désormais vers le New Hampshire que se tournent tous les regards. Cet Etat de la côte Est votera mardi prochain pour la première primaire strictement dite. Des sondages publiés jeudi placent Hillary Clinton en tête chez les démocrates et John McCain chez les républicains.

Clinton-Obama, premier choc de la campagne

  • La campagne pour élire le 44e occupant de la Maison-Blanche commence véritablement ce jeudi soir, avec le premier rendez-vous des primaires dans le Midwest. Jamais une élection présidentielle n'avait été aussi ouverte depuis des décennies.
L'étrange ballet des caucus ouvre ce soir en Iowa une élection présidentielle comme l'Amérique n'en a pas connu depuis plus d'un demi-siècle. Il faut remonter à 1952 pour trouver une campagne sans aucun représentant de la Maison-Blanche, président ou vice-président sortant. Du coup, la compétition qui se présente est largement ouverte dans les deux camps. Sur la quinzaine de prétendants à l'investiture démocrate ou républicaine toujours officiellement en course, on ne peut guère en disqualifier qu'un ou deux sans risque.

Dans chaque parti, on ne compte pas moins de trois personnalités dominantes, capables de l'emporter, et au moins deux challengers susceptibles de créer la surprise. Cela rend le jeu des pronostics particulièrement hasardeux, comme l'ont montré les chassés-croisés des candidats dans les sondages.

Après deux mandats de George W. Bush qui ont profondément affecté le statut des États-Unis dans le monde, les enjeux de cette élection ne pourraient être plus grands. Guerre en Irak, lutte antiterroriste, tensions internationales (Pakistan, Iran, Proche-Orient), crainte d'une récession économique, impact de la globalisation sur l'emploi, crise du système de santé, réchauffement climatique, maîtrise de l'immigration sont quelques-uns des sujets sur lesquels les candidats doivent convaincre, car le prochain président ne pourra les esquiver. Dans les sondages, 68 % des Américains se déclarent mécontents des orientations prises par leur pays. L'élection présidentielle promet le changement. Mais quel type de changement veulent exactement les électeurs ?

Les analystes donnent a priori l'avantage au camp démocrate, à cause du désir d'alternance et de la qualité de ses prétendants. Mais, entre Hillary Clinton, Barack Obama et John Edwards, il y a plus que des différences de style. L'ancienne première dame fait campagne sur l'expérience et sa capacité à régénérer le système politique de l'intérieur. «Certains croient qu'il suffit d'espérer le changement, dit-elle dans une allusion à Obama. D'autres pensent qu'il suffit de l'exiger, lâche-t-elle en direction d'Edwards. Je pense pour ma part qu'on y arrive en travaillant très dur. » Le sénateur de l'Illinois riposte en se présentant comme un homme neuf, capable de surmonter les clivages traditionnels : «Le vrai jeu de hasard, assure Barack Obama, serait de choisir les mêmes pour refaire les mêmes choses en espérant un résultat différent.»

Faire la même chose que Bush, en mieux

Du côté républicain, personne ne revendique vraiment l'héritage de George W. Bush, sans toutefois le jeter aux orties. Aucun des principaux candidats ne prône un retrait précipité d'Irak, même si John McCain est le seul à plaider pour un effort militaire soutenu jusqu'à la «victoire». Pour l'essentiel, les postulants à l'investiture du Grand Old Party proposent de faire la même chose que Bush, en mieux : Rudy Giuliani, dans la guerre contre le terrorisme ; Mitt Romney, dans la gestion du pays ; Mike Huckabee, sur la défense des valeurs morales. Il leur sera plus difficile d'incarner le changement, mais si la situation en Irak s'améliore ou si l'Amérique est de nouveau frappée par un attentat, l'argument de la compétence pourrait prendre le pas sur celui de la nouveauté.

Il y a quelque ironie à voir l'avenir de la première puissance mondiale être tranché, du moins dans une première étape, par des comités électoraux de quartier dans un petit État du Midwest peu représentatif du reste de l'Amérique. Mais le premier à voter peut déclencher un effet boule de neige sur la suite du calendrier, plus compacte cette année que jamais. Obama, Edwards et Huckabee ont besoin d'arriver en tête ce soir s'ils veulent garder toutes leurs chances. Clinton, Romney et McCain devront bien figurer mardi dans le New Hampshire pour rester en course. Clinton, Obama et Thompson joueront gros fin janvier en Caroline du Sud, où l'électorat noir est déterminant.

Le 5 février, vingt-deux États, représentant près de la moitié de l'électorat, voteront en même temps, ce qui devrait clarifier la course : s'il n'en reste qu'un dans chaque camp, la vraie campagne commencera. S'ils sont plusieurs à survivre, la querelle fratricide des primaires pourrait se prolonger jusqu'aux conventions des partis, à la fin de l'été.

Source : Le Figaro

L'après-Bush a commencé

  • Le bal des primaires est ouvert. Une grande incertitude persiste sur l'identité du prochain locataire de la Maison-Blanche.
  • Le processus électoral de la présidentielle américaine débute ce jeudi dans l'Iowa. Barack Obama y devancerait Hillary Clinton chez les démocrates, tandis que, chez les républicains, Mike Huckabee tiendrait la corde, selon un sondage du Des Moines Register.
Alors que les derniers sondages semblent donner l'avantage au sénateur Barack Obama et que la nervosité perce dans le camp de Hillary Clinton, chaque état-major de campagne a déployé des moyens sans précédent pour tenter de l'emporter ici. Obama a ouvert 37 permanences électorales à travers l'État, où il emploie quelque 300 personnes ; Clinton s'appuie sur 34 bureaux et 400 staffers. Chacun dispose de centres informatiques ultraperfectionnés, où les électeurs potentiels sont mis en cartes et ciblés en fonction de leurs inclinations politiques et de leur situation matérielle. On estime que 80 000 Iowans ont été sondés au moins une fois. Ils ont eu à endurer plus de 60 000 spots télévisés des candidats, pour un coût total de 35 millions de dollars. Les partisans d'Obama ont aussi battu des records d'activité sur Internet, où le candidat a posté 350 vidéos. «Je n'ai jamais rien vu de pareil, a dit le gouverneur de l'État, Chet Culver, devant quelques-uns des 3000 journalistes venus du monde entier.

Elections USA 2008 : ma préférence pour Barack Obama

Barack Obama
46 ans
Démocrate
Sénateur de l'Illinois
Score dans les sondages pour l'investiture démocrate : environ 30% (CNN/Opinion research corporation)
Son site officiel

En deux ans, Barack Obama est passé du statut d'espoir du parti démocrate, puis d'étoile montante, à celui de prétendant crédible à la Maison-Blanche. Aujourd'hui, le sénateur de l'Illinois est en effet le premier candidat noir à avoir de sérieuses chances d'être élu président des Etats-Unis. Et sa principale adversaire pour décrocher l'investiture est une femme, Hillary Clinton. Un Noir contre une femme : le duo monopolise sans surprise l'attention médiatique.

Barack Obama, né d'un père Kenyan et d'une mère du Kansas, symbolise le passage d'une Amérique en noir et blanc à une Amérique métissée. Il a vu le jour politiquement en août 2004 lors de la convention démocrate chargée d'introniser John Kerry face à George W. Bush. Son discours avait alors enthousiasmé tous les spectateurs et révélé un homme doté d'un charisme inné. Les deux années suivantes, Barack Obama, surfant sur l'effet de nouveauté, de fraîcheur et de jeunesse qu'il incarnait dans la politique américaine, avait continué sa percée dans tous les sondages. Au point de le présenter comme un candidat crédible malgré sa relative inexpérience politique puisqu'il ne siège au Sénat que depuis 2004.

Inexpérience ?

Une inexpérience qui est d'ailleurs vite devenue son point faible face à Hillary Clinton. A plusieurs reprises, l'ex-First Lady l'a ainsi piégé en matière de politique étrangère dans les débats télévisés. Pour y faire face, Barack Obama, qui a récolté à un peu près la même somme d'argent que sa concurrente, met en avant son opposition à la guerre en Irak -il avait en effet condamné l'invasion en 2002 avant même de siéger au Sénat alors qu'Hillary Clinton avait voté pour.

Il souligne également que Bill Clinton et John Fitzgerald Kennedy n'étaient guère plus vieux que lui lors de leur élection ou que l'expérience n'est pas un gage certain de qualité, citant Dick Cheney et Donald Rumsfeld, les deux "théoriciens" de la guerre en Irak auprès de George W. Bush.

PS : il s'agit que de mon avis personnel et en aucun cas celui du Président de la République française Nicolas Sarkozy.

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