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Messages les plus récents portant le libellé Europe. Messages plus anciens
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L'Union pour la Méditerranée est née

  • Dimanche 13 juillet 2008, ce sont 43 chefs d’Etat qui se sont réunis à Paris pour l’ouverture du sommet de lancement de l’Union pour la méditerranée (UPM).
  • Initiée par Nicolas Sarkozy, cette union a été pensée, conçue et organisée sous le signe de la paix.
Regroupant les 27 pays-membres de l’Union européenne ainsi que l’Algérie, l’Egypte, Israël, la Jordanie, le Liban, le Maroc, la Mauritanie, la Syrie, la Tunisie, la Turquie, l’Autorité Palestinienne, l’Albanie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro et Monaco, cette union pour la méditerranée vise à bâtir ensemble un avenir de paix, de démocratie, de prospérité et de compréhension humaine, sociale et culturelle.

Au terme d’une séance plénière de quatre heures, les chefs d’Etat ont adopté une déclaration d’une dizaine de pages marquant l’acte de naissance de l’UPM, et concernant dorénavant quelques 750 millions de personnes. "L’Union pour la méditerranée est désormais une réalité". "Les faits parlent d’eux-mêmes : pendant quatre heures, tout le monde a parlé, a discuté et s’est mis d’accord. Inutile de vous dire que c’est pour moi un moment extrêmement émouvant et très important", a déclaré le Président de la République.

L’organisation de l’UPM

Un sommet aura lieu tous les deux ans, alternativement dans l’un des pays de l’union européenne et dans l’un des autres pays partenaires. Ces sommets seront l’occasion de fixer les priorités futures de l’union. La coprésidence de l’UPM sera assurée pour deux ans non renouvelables par un pays du sud et un pays du nord, symbole de l’équilibre de cette union. L’Egypte et la France seront les deux premiers pays à assurer la coprésidence.

Les sources de financement de l’UPM proviendront de la participation des états-membres, du budget européen, de la participation du secteur privé et permettront au secrétariat général de l’Union de mener à bien les projets choisis au cours des sommets. Le Maroc, la Tunisie, l’Espagne et Malte ont d’ores et déjà fait acte de candidature pour accueillir le secrétariat général de l’UPM. Ces structures devraient être opérationnelles avant la fin de l’année 2008.

Six projets régionaux concrets

Dimanche 13 juillet 2008, ce sont 6 "initiatives clés" qui ont été désignées comme des priorités.
  • La dépollution de la Méditerranée.
  • La construction d’autoroutes maritimes et terrestres pour améliorer la fluidité du commerce entre les deux rives de la Méditerranée.
  • Le renforcement de la protection civile dans une zone soumise au risque grandissant de catastrophes naturelles liées au réchauffement climatique.
  • La création d’un plan solaire européen.
  • Le développement d’une université euroméditerranéenne.
  • Une initiative pour aider au développement des PME.
Un sommet placé sous le signe du dialogue

Nicolas Sarkozy, lors du lancement de ce sommet, a réuni les dirigeants des pays arabes et le chef de l’Etat palestinien, réussissant dans le même temps, à relancer le processus de paix israélo-palestinien, en recevant, à l’Elysée, les deux dirigeants, Mahmoud Abbas et Ehud Olmert.

La présence du Président Syrien Bachar El Assad signant son retour sur la scène internationale, fut également l’occasion de donner un nouvel élan aux relations libano-syriennes. Bachar El Assad et Michel Sleimane, le Chef de l’Etat Libanais ont confirmé l’ouverture prochaine d’ambassades dans leur pays respectif et l’établissement de relations diplomatiques.

Nicolas Sarkozy a salué "tous les pays arabes membres de l’UPM qui ont fait un geste de paix" en participant à cette aventure politique. "La participation de 43 chefs d’Etat à ce sommet est incontestablement un succès, il reste énormément de travail mais aujourd’hui, la voie est ouverte", a conclu Nicolas Sarkozy.

La France décroche le oui européen pour son pacte d'immigration

  • Les pays européens ont donné lundi à Cannes un accord unanime au projet de pacte européen pour l'immigration et l'asile élaboré par la France.
  • Le projet, imprégné de la conception d'immigration "choisie" chère à Nicolas Sarkozy, devrait être signé en octobre, a annoncé la présidence française de l'UE.
C'est la satisfaction pour Brice Hortefeux : les pays européens ont donné lundi à Cannes un accord politique unanime au projet de pacte européen pour l'immigration et l'asile élaboré par la France et il devrait être signé en octobre, a annoncé la présidence française de l'UE. "Cet accord autorise la perspective d'une signature à la mi-octobre", lors du sommet européen prévu à Bruxelles, a déclaré le ministre français de l'Immigration, entouré lors d'une conférence de presse finale de ses homologues allemand, espagnol, tchèque et suédois. "Il s'agit d'un véritable et total succès", s'est félicité le ministre français.

Cet accord est "le résultat d'un long et très minutieux travail engagé depuis six mois et qui a fait gagner plusieurs mois", a souligné Brice Hortefeux, estimant que "ce travail a permis d'apporter des améliorations et des enrichissements qui confirment l'ambition du pacte". Le projet reste imprégné de la conception d'immigration "choisie" chère au président français Nicolas Sarkozy. Il tend à durcir la politique européenne sur l'immigration, tout en mettant en place des règles communes entre les 27 pays membres de l'UE en matière d'asile. "Nous parlons d'immigration choisie et concertée, c'est à dire qu'elle tient compte des besoins des pays et de leur capacité d'accueil, établie sur la base d'un dialogue avec les pays d'origine" des migrants, a insisté Brice Hortefeux.

Le texte entend notamment privilégier l'immigration de travail, réguler l'immigration familiale et lutter contre les clandestins en renforçant les contrôles aux frontières de l'UE et en facilitant le renvoi de ceux qui ont réussi à passer entre les mailles du filet. Plusieurs associations de soutien aux immigrés ont dénoncé lundi à Cannes le pacte, estimant qu'il s'agissait, selon eux, d'une préfiguration d'une "Europe bunker".

Présidence à trois tous les 18 mois pour l'UE

  • Samedi, lors du conseil national de l'UMP, le chef de l'Etat a souhaité mettre fin à la présidence tournante de l'Union européenne tous les six mois.
  • Il a également souhaité ouvrir le G8 à toutes les grands puissances, comme l'Inde ou la Chine.
La présidence tournante tous les six mois, un concept obsolète ? Pour Nicolas Sarkozy, oui. Le chef de l'Etat, qui a pris la présidence de l'Union européenne le 1er juillet, s'est prononcé samedi pour une présidence glissante de 18 mois de l'Union, assurée conjointement par trois pays. La France passera le relais à la République tchèque le 1er janvier, avant une présidence suédoise au deuxième semestre 2009.

Lors du Conseil national de l'UMP consacré à l'Europe, le président de la République a également annoncé qu'il rencontrerait le 12 juillet les Premiers ministres tchèque et suédois pour "harmoniser" leurs positions. "L'Europe ne peut se payer le luxe de la division pendant les 18 mois qui viennent". Il a dit avoir bon espoir de convaincre la République tchèque de signer le traité de Lisbonne, et a exhorté le président polonais Lech Kaczynski à le ratifier. "Il a signé à Bruxelles, il doit ratifier à Varsovie, c'est une question de morale et une question d'honneur, la Pologne doit honorer sa signature", a dit Nicolas Sarkozy en rappelant qu'il verrait Kaczynski lors du sommet de l'Union pour la Méditerranée le 13 juillet. "J'ai confiance dans le président polonais", a-t-il insisté. Nicolas Sarkozy a estimé que l'Europe était la "plus belle idée du XXe siècle", avait apporté à la France modernisation, prospérité et démocratie. "Sans l'Europe, la France serait moins puissante, c'est la vérité, la France a besoin de l'Europe et l'Europe nous a apporté beaucoup", a-t-il dit, en promettant de travailler "la main dans la main" avec la Commission et le Parlement européen.

Sarkozy en colère contre la BCE

Poursuivant dans sa volonté de réforme, cette fois-ci sur le plan mondial, le chef de l'Etat a affiché sa volonté d'ouvrir les sommets des pays riches aux puissances émergentes comme la Chine et l'Inde, et de représentants de l'Afrique et de l'Amérique du Sud. "Je suis de ceux qui pensent qu'il n'est pas raisonnable de réunir le G8", a déclaré le président français lors d'un Conseil national de l'UMP consacré à l'Europe, et avant l'ouverture lundi au Japon du sommet des huit grandes puissances économiques. "Je pense que ce n'est pas raisonnable de continuer a se réunir à huit pour régler les grandes questions du monde, en oubliant la Chine - un milliard 300 millions, d'habitants - en n'invitant pas l'Inde - un milliard d'habitants - en ayant aucun pays arabe, en ayant aucun pays africain et en ayant aucun pays de l'Amérique latine", a-t-il ajouté. "Ce n'est pas raisonnable, ce n'est pas juste, le monde est universel, le monde est multipolaire", a dit encore le président français. Créé en 1975, le club des principales puissances rassemblait à l'origine six pays: Etats-Unis, Allemagne, Japon, Grande-Bretagne, France et Italie. Il fut élargi un an plus tard au Canada, avant d'accueillir la Russie en son sein en 1998.

Lors de son discours, le chef de l'Etat qui a pris la présidence de l'Union européenne pour six mois cette semaine a également critiqué la décision de la Banque centrale européenne de relever ses taux directeurs à 4,25%, "alors que les Américains ont des taux à 2%". "J'ai été de ceux qui ont voté l'indépendance de la Banque centrale européenne et je ne le regrette pas, j'ai été de ceux qui ont voté la création de l'euro et je ne le regrette pas. Les autorités monétaires ont fait un travail remarquable pour mettre en place l'euro", a-t-il dit. Déplorant le "dumping social" auquel l'Europe est confrontée, il s'est demandé si "on doit subir en plus un dumping monétaire qui met à genoux les entreprises européennes qui veulent continuer à exporter". Cette question là doit être posée de "manière respectueuse et démocratique", a-t-il estimé.

Traité de Lisbonne : "ne pas dramatiser, ne pas minimiser"

  • Le chef de l'Etat, en visite en République tchèque pour préparer la présidence française, a admis que le "non" irlandais n'était pas "une affaire facile".
  • Selon lui, "il ne faut ni dramatiser ni minimiser" le résultat du référendum.
Au départ, il s'agissait d'une visite destinée à préparer la présidence française de l'UE. Mais, dans le contexte du "non" irlandais au Traité de Lisbonne, le voyage-express de Nicolas Sarkozy en République tchèque, où le président et une partie de la classe politique n'ont accepté le texte que contraints et forcés, était de fait devenu très délicat. Le chef de l'Etat a rencontré non seulement le Premier ministre tchèque, ainsi que les chefs de gouvernement slovaque, polonais et hongrois.

Avant la rencontre, ces Premiers ministres est-européens, réunis pour le sommet du groupe de "Visegrad", ont relativisé les effets du référendum irlandais en souhaitant notamment que le processus d'élargissement de l'UE ne pâtisse pas des aléas de la réforme institutionnelle européenne. Mirek Topolanek, le Premier ministre tchèque, qui détient l'essentiel du pouvoir au sein de l'exécutif, a ainsi refusé de commenter les déclarations de son président, Vaclav Klaus, pour lequel le processus de ratification du traité a pris fin avec le "non" irlandais, "victoire de la liberté et de la raison, sur les projets élitistes artificiels et la bureaucratie européenne".

Le très eurosceptique chef de l'Etat, qui ne participait pas aux rencontres de lundi pour cause de convalescence après une opération de la hanche, a réitéré ses attaques contre l'Europe dans un entretien avec le quotidien Lidove Noviny.

"Fait politique"

A l'issue des entretiens, Nicolas Sarkozy a estimé qu'il fallait "gérer le non irlandais avec calme, sang-froid, ne pas dramatiser et ne pas minimiser". "Ne pas dramatiser, c'est se souvenir que 18 pays ont déjà ratifié, un a refusé", a-t-il poursuivi. "Ne pas minimiser, c'est tenir compte de ce que disent les peuples. La décision irlandaise est un fait politique". Le chef de l'Etat a fait savoir qu'il se rendrait "dès que possible" en Irlande pour examiner avec le Premier ministre, Brian Cowen, "dans quelles conditions on peut surmonter cette difficulté".

Il estime qu'il faut "éviter d'accroître les conséquences de la décision irlandaise pour éviter absolument une crise européenne qui empêcherait par exemple la Croatie d'intégrer l'Europe, et en même temps que nous ne condamnions pas l'Europe à l'immobilisme. Personne ne le comprendrait". "Ne nous précipitons pas, ne dramatisons pas, et essayons de trouver dès jeudi et vendredi le meilleur des chemins pourra mener de l'unité dans la famille européenne", a-t-il ajouté à propos du Conseil européen qui se tiendra en fin de semaine à Bruxelles.

Europe : et maintenant ?

  • Le "non" au traité européen de Lisbonne l'a emporté dans 27 des 43 circonscriptions irlandaises, selon des résultats officiels partiels.
  • Après le rejet du Traité de Lisbonne par les Irlandais, six options s'offrent aux dirigeants européens.
CONTINUER AVEC LE TRAITE DE NICE

C'est l'option du statu quo, malgré toutes les imperfections de ce Traité : avec Nice, la plupart des décisions doivent être prises à l'unanimité, ce qui est beaucoup plus difficile à 27 pays qu'à 15, lorsqu'il a été négocié. Les votes à la majorité qualifiée se font notamment selon un système de poids attribué à chaque pays, qui avantage l'Espagne et la Pologne. L'influence du Parlement européen y est limitée, alors qu'il est l'organe le plus "démocratique" de l'UE. Le Traité de Nice rend surtout particulièrement compliqué l'entrée de nouveaux pays dans l'UE, puisqu'il oblige à recalculer le poids de vote de chaque pays à chaque fois (la Croatie doit entrer vers 2010) ou augmenter le nombre de députés européens (déjà 785 aujourd'hui).

RENEGOCIER LE TRAITE DE LISBONNE

Tous les responsables européens l'excluent, d'autant qu'il est déjà le fruit d'une difficile renégociation, a minima, de la Constitution européenne rejetée par la France et les Pays-Bas en 2005. Mais ils excluaient aussi de renégocier la Constitution...

POURSUIVRE LA RATIFICATION

Juridiquement, le Traité de Lisbonne n'existe plus. Pourtant, Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire d'Etat français chargé des Affaires européennes, estime que "le processus de ratification doit se poursuivre". José Barroso, le président de la Commission européenne, milite également pour la poursuite. Pour l'instant, 18 pays ont dit "oui". Huit doivent encore se prononcer, dont la République tchèque et le Royaume-Uni. Or dans ces deux pays, une partie de la classe politique est opposée au texte. Gordon Brown, le Premier ministre britannique, a néanmoins déjà fait savoir qu'il continuerait le processus.

"Il y aurait une allure d'acharnement thérapeutique à vouloir surmonter le non irlandais comme on a surmonté le non français et néerlandais", souligne pour sa part Jean-Louis Bourlanges, ancien député européen. Mais si les huit derniers pays disent "oui", Jean-Pierre Jouyet affirme qu'il sera alors de temps de voir "comment nous fonctionnerons et quel arrangement juridique nous pourrons trouver".

REVOIR LA PARTICIPATION DE L'IRLANDE A L'UE

Cette option consisterait à négocier avec l'Irlande son retrait des politiques européennes autres que le marché commun et l'Union économique et monétaire (l'euro). Certains soulignent que c'est un peu ce que le Danemark a fait après son "non" au traité de Maastricht en 1992, puisqu'il a obtenu des dérogations dans le domaine de la Défense, la monnaie unique, etc.

Personne n'envisage un retrait pur et simple de l'UE, qui n'est d'ailleurs pas prévu par les traités actuels, puisque c'est là l'une des nouveautés de Lisbonne, que de prévoir une clause de sortie...

POUSSER L'IRLANDE A REVOTER

C'est l'option préconisée par la France, qui prendra la présidence de l'UE au 1er juillet. Comme pour le traité de Nice, que les Irlandais avaient d'abord rejeté par référendum en 2001 avant de voter "oui" en 2002 après avoir ajouté dans le texte des garanties sur le respect de la neutralité de l'Irlande, les Irlandais pourraient être théoriquement appelés à revoter sur un texte légèrement "aménagé". Toute la question est de savoir quelle modification pourrait être apportée, tant les arguments du camp du "non" sont divers (peur d'une légalisation de l'avortement, d'une modification du système fiscal, de suppression des subventions agricoles, etc.).

Mais le gouvernement irlandais s'est prononcé cette fois, par avance, contre un nouveau vote. "Si le Royaume-Uni poursuit sa ratification, on trouvera néanmoins vraisemblablement le mélange de promesses et de pressions nécessaires pour faire plier les Irlandais", estime Jean-Louis Bourlanges.

Quoi qu'il en soit, un nouveau vote donnerait une mauvaise image de l'Union européenne, qui ne prendrait pas en compte l'avis des peuples que lorsque cela l'arrange. Si le texte était revoté positivement dans un délai assez court, le Traité de Lisbonne pourrait entrer en vigueur presque dans les temps sinon au 1er janvier comme prévu, du moins après les élections européennes de juin 2009.

UN "NOYAU" DE PAYS VA DE L'AVANT

Certains estiment que l'idée d'un "noyau dur" de pays membres décidés à aller de l'avant pourrait se concrétiser, qui créeraient leur propre Union d'avant-garde à côté de la "vieille" Union européenne et approfondiraient leur coopération... Mais quels pays constitueraient ce "noyau" ? Quelles seraient les relations entre cette nouvelle entité et l'ancienne? Les questions sont infiniment plus nombreuses que les réponses.

OPINION

Je ne sais pas quoi dire à part que je suis dégouté par ce "non" parce que je crois que cette union, cette diversité se doit d'exister. Mais je suis également écœuré par les politiques qui ne font rien pour expliquer à quoi sert l'Europe aux citoyens. On ne parle que de quotas, de sanctions, d'obligations de résultats mais on ne parle jamais des apports et des droits qu'offre l'Europe dans notre quotidien.

Pourquoi donner une si grande responsabilité aux peuples quand il s'agit d'une question de constitutionnalité compréhensible par les seuls utilisateurs ? Pourquoi 1% de la population européenne peut-il aujourd'hui installer et imposer l'immobilisme ?

A mon avis, les européens rejettent l'Europe parce qu'il ne la comprenne pas, parce qu'on ne leur explique pas ! Il ne faut pas chercher plus loin. Le référundum est alors une bonne solution pour s'exprimer sur la politique nationale comme ce fut le cas en France. On pose un question européenne, les gens répondent à côté pour déstabiliser mais n'imagine pas une seconde les conséquences sur leur vie.

Que dire de plus, à part que 8 ans de travail partent en fumée un Vendredi 13 !
Sarkozyfrance2007

L'Union Européenne croise les doigts

L'Irlande va t'elle dire "oui" au traité de Lisbonne ?
L'Irlande quittera t-elle l'Union en cas de "non" ?
L'Union Européenne va t-elle prendre fin un Vendredi 13 ?
L'Europe s'est toujours construite de crises en sursauts. Mais cette fois, le référendum irlandais sur le traité de Lisbonne, censé déverrouiller les institutions, a de quoi provoquer un grand frisson. Et une certaine lassitude. L'un des principaux bénéficiaires de l'Union la fera-t-il trébucher, comme la France et les Pays-bas, ont failli le faire, il y a trois ans, en enterrant la Constitution proposée aux pays membres ? A elle seule, la question rappelle une évidence : les dangers d'un recours au référendum lorsqu'il s'agit d'un sujet aussi touffu qu'un projet constitutionnel... compréhensible par les seuls constitutionnalistes. Déjà en 2005, les "nonistes" français avaient fait leur miel de l'opacité du texte pour mieux cristalliser les mécontentements les plus divers.

Le "bon sens" finira-t-il par l'emporter sur les inquiétudes et les assauts de démagogie propre à ce type de référendum ? A part le Sinn Fein et ses quatre députés, la classe politique et économique dans son ensemble l'espère toujours. L'Irlande a de toute évidence plus à perdre qu'à gagner à voir l'Europe à nouveau encalminée dans les méandres du traité de Nice. Et le gouvernement de Brian Cowen frémit à l'idée de voir le pays affaibli au sein de l'Union en période de basses eaux économiques. Il n'est pas le seul. Si le référendum irlandais se transforme en ballade pour un traité défunt, il appartiendra à la présidence française de l'Union de trouver les moyens de sortir de l'ornière. Un redoutable lever de rideau pour Nicolas Sarkozy. Car, si les Européens ont toujours su faire preuve d'une imagination insoupçonnée pour assurer leur survie, ils y sont souvent parvenus au prix de contorsions peu compatibles avec la bonne marche de l'Union. Et politiquement peu gratifiantes pour leur responsable.
A mon avis, la construction européenne est trop lente !
Des résultats presque invisibles aux yeux des citoyens
Et voilà le résultat, on ne la comprend pas...
Sarkozyfrance2007

L'Irlande va t-elle tuer l'Europe ?

- Urgence -
Le 12 Juin prochain, l'Irlande organisera un référendum sur le traité européen de Lisbonne mais un drame se prépare. Pour la première fois depuis le lancement de la campagne, une majorité se dégage en faveur du "non" au référendum, selon un sondage à paraître vendredi dans le quotidien Irish Times.

L'enquête, réalisée par l'institut TNS MRBI, crédite le "non" de 35% des intentions de vote, contre 30% pour le "oui". 28% des personnes interrogées restent indécises et 7% disent qu'elles n'iront pas voter.

A la mi-mai, un sondage du même institut plaçait encore le "oui" à 35% des intentions de vote, contre seulement 18% pour le "non". Mais la proportion des indécis était alors nettement plus élevée, à 40%. 7% se disaient abstentionnistes.
"A moins d'un changement significatif de l'opinion publique, l'Union européenne va être plongée en pleine crise", écrit l'Irish Times.
"Etant profondément européen, la peur m'envahit
par ces sondages très inquiétants"
Sarkozyfrance2007

La Serbie choisit l'Europe

  • Les 1res projections donnaient la coalition pro-européenne en tête des élections législatives de dimanche, mais sans obtenir la majorité absolue.
  • Le parti du président pro-occidental Boris Tadic et ses alliés recueilleraient 39% des suffrages contre 28,6% pour le Parti radical (ultranationalistes).
Ces élections sont considérées par les observateurs comme les plus importantes pour l'avenir du pays depuis la chute de Slobodan Milosevic il y a huit ans... Le Parti démocrate, pro-européen, du président serbe Boris Tadic et ses alliés sortiraient en tête des élections législatives de dimanche en Serbie, devant les ultranationalistes, selon des estimations préliminaires non-officielles communiquées dimanche à Belgrade par le CESID, un organisme indépendant qui surveille le scrutin. Boris Tadic a d'ailleurs revendiqué la victoire dès dimanche soir. Sa coalition pro-UE est en effet créditée de 39% des suffrages contre 28,6% au Parti radical du chef de l'opposition Tomislav Nikolic.

Le DS (Parti démocrate) pourrait obtenir environ 100 sièges sur les 250 que compte le Parlement, selon ces résultats préliminaires. Le Parti démocratique de Serbie (DSS) du Premier ministre sortant Vojislav Kostunica remporterait 11% des voix. Le Parti socialiste (SPS) remporterait 8% des voix et le Parti libéral (SDP) aurait franchi le seuil nécessaire pour entrer au parlement. Plus de 6,7 millions d'électeurs étaient appelés à se rendre dans les quelque 8.600 bureaux de vote.

Nicolas Sarkozy dit son "admiration" pour Angela Merkel

  • Le chef de l'Etat a prononcé jeudi un vibrant hommage, largement improvisé, à la chancelière allemande à laquelle a été décerné le Prix Charlemagne.
  • Une occasion pour Nicolas Sarkozy de souligner l'importance du couple franco-allemand après quelques frictions.
Nicolas Sarkozy a rendu jeudi à Aix-la-Chapelle un hommage très appuyé à la chancelière Angela Merkel, soulignant l'importance du couple franco-allemand. "J'ai beaucoup d'admiration pour cette femme de l'Est qui s'est trouvée à la tête de 27 pays d'Europe et d'une Allemagne réunifiée, j'imagine que venant d'où tu viens, chère Angela, tu mesures avec la modestie qui est la tienne le chemin que tu as parcouru", a déclaré le chef de l'Etat français à l'occasion de la remise du prix Charlemagne 2008 à la chancelière allemande. "Ce chemin qui est le tien, c'est un chemin d'espoir pour tous les Européens. Qu'une jeune femme de derrière le Rideau de fer ait pu devenir une femme d'Etat à la tête d'une Europe réunifiée, en moins de trente ans, quel parcours ! Le mérite t'en revient", a-t-il ajouté.

"Ce destin qui est le tien, nous devons le proposer à l'ensemble des Européens (...) en disant ce que cette jeune femme de l'Est a connu, a vécu, a construit, tous les Européens pourraient le construire, le vivre et le bâtir", a poursuivi le président français. "L'Europe est une idée trop forte, trop belle et trop juste pour n'être que celle des élites, de ceux qui savent, de ceux qui réussissent. Cette idée juste, elle doit être partagée par les peuples européens", a-t-il insisté sous les applaudissements.

"La presse parle beaucoup de notre couple"

Lors de cet hommage largement improvisé, Nicolas Sarkozy est revenu sur les récentes frictions qui ont opposé le couple franco-allemand, notamment autour du projet français d'Union pour la Méditerranée. "Entre tous les pays, on peut avoir des désaccords, mais entre la France et l'Allemagne, quand on se dispute, on ne peut pas se disputer comme les autres. Quand on se dispute, c'est pour trouver une solution parce qu'on n'a pas le droit de laisser des malentendus ou des contradictions d'intérêts creuser un fossé qui est interdit entre l'Allemagne et la France", a-t-il dit.

"La presse parle beaucoup de notre couple", a poursuivi Nicolas Sarkozy. "Je félicite Mme Merkel qui est là et je voudrais lui dire de ne pas croire tout ce qui est écrit dans la presse : j'aime Angela Merkel beaucoup plus que ce qu'ils disent", a-t-il assuré sous les rires de l'assistance.

L'Europe face au défi de la crise alimentaire

  • Après les "émeutes de la faim" et les cris d'alarme de dirigeants d'institutions internationales, la France presse l'UE de rester "une puissance agricole forte".
  • Mais la politique européenne se retrouve en première ligne aussi sur la question des biocarburants. Officiellement, l'objectif européen en la matière est maintenu.
Les "émeutes de la faim" ont touché pour l'instant des pays de la région Afrique-Caraïbes, certains redoutent de les voir s'étendre en Asie... et déjà, leur écho a gagné l'Europe. En première ligne, la Politique Agricole Commune (PAC), depuis toujours objet de vifs bras de fer entre partenaires européens. Par la voix de Michel Barnier, la France a ainsi exhorté lundi l'UE à tout faire pour rester une puissance agricole forte.

A l'occasion d'une réunion avec ses collègues européens à Luxembourg, le ministre français de l'Agriculture a présenté une "initiative européenne pour la sécurité alimentaire", face à un "contexte grave de crises". Il propose que l'UE produise "plus et mieux". Une manière de répondre à ceux qui, comme le Royaume-Uni, prônent une baisse des subventions agricoles de l'UE, alors que les 27 sont en train d'établir un "bilan de santé" de la PAC. Pour Michel Barnier, la situation actuelle prouve notamment que l'UE doit rester intransigeante dans les négociations en cours à l'Organisation mondiale du commerce, où elle est sous pression pour réduire ses aides et droits de douane agricoles.

Une analyse sur laquelle le consensus pourrait être difficile. Si les déclarations d'intention sur la sécurité alimentaire devraient faire l'unanimité des 27, la France, soupçonnée de défendre aussi ses intérêts nationaux - elle est la première puissance agricole européenne - risque d'avoir plus de difficultés à emporter l'adhésion sur cette question de l'attitude envers l'OMC.

Les biocarburants, une idée hier, un crime aujourd'hui

Mais la politique de l'UE se retrouve au coeur des tensions par d'autres biais - notamment celui des biocarburants, accusés de contribuer à la flambée des prix. Entre autres denrées, le prix du riz s'est envolé de 75% en deux mois et celui du blé a grimpé de 120% au cours de l'année écoulée. Le problème est d'autant plus aigu que la part du revenu consacrée à l'alimentation atteint jusqu'à 75% dans les pays pauvres, contre 10 à 20% dans les pays riches. Or, l'un des facteurs expliquant cette envolée des prix est l'utilisation d'une part croissante et significative des terres arables pour produire des biocarburants. Pratiquement tout le supplément de récolte mondiale de maïs entre 2004 et 2007 a servi à fabriquer aux Etats-Unis cette alternative au pétrole. "La fabrication de biocarburants est aujourd'hui un crime contre l'humanité", a ainsi tonné lundi le Suisse Jean Ziegler.

L'Agence européenne de l'Environnement, un organisme relevant directement de la Commission européenne, a recommandé de "suspendre" l'objectif pour les biocarburants en raison des "menaces pour l'environnement". Mais la politique européenne n'est officiellement pas remise en cause : "Il n'est pas question pour l'instant de suspendre l'objectif fixé pour les biocarburants", a réaffirmé lundi Barbara Helfferich, porte-parole du commissaire à l'Environnement Stavros Dimas.
Crise alimentaire et crise écologique !
Que faire ?

Triple succès de Nicolas Sarkozy sur la scène européenne

  • Avec l'accord des Vingt-Sept sur l'Union de la Méditerrannée Nicolas Sarkozy marque encore des points au niveau européen.
Idée née en 1997

L’idée d'"union méditerranéenne" avait, à l’origine, été conçue comme une alternative à l’Union européenne, sinon comme une arme anti-communautaire, par Henri Guaino, actuel conseiller politique du président, qui l’évoque dans un essai datant de 1997. Elle est devenue un appendice de l’Union. Ce véhicule de futurs "projets" de développement, qui pourraient aller des échanges d’étudiants à l’amélioration de la qualité de l’eau, en passant par l’assistance en cas de catastrophes naturelles, est censé rapprocher politiquement les pays riverains, de l’Algérie à la Turquie en passant par Israël, comme, en son temps, la Communauté européenne du charbon et de l’acier, l’avait fait entre Français et Allemands.

Triple succès de Sarkozy

Pour l’Élysée, il ne fait aucun doute que Sarkozy engrange là son "troisième succès" sur la scène européenne, après la négociation du "mini-traité", devenu Traité de Lisbonne et la création d’un "groupe des sages" sur l’avenir de l’Europe. Une étape de plus, en somme, du "retour" de la France en Europe qui connaîtra son apogée avec la présidence française de l’Union européenne qui s’ouvrira le 1er juillet.

ISS - Lancement réussi pour le ravitailleur européen

  • L'ATV Jules Vernes, destiné à ravitailler l'ISS en eau, vivres et matériel scientifique, a été placé avec succès dans la nuit sur son orbite provisoire.
  • Nicolas Sarkozy a salué dimanche une "contribution majeure de l'Europe" à la Station spatiale internationale (ISS).
Lancement réussi pour l'ATV Jules Vernes. Le ravitailleur européen de la Station spatiale internationale (ISS), a été placé avec succès dans la nuit de samedi à dimanche sur son orbite provisoire, ont annoncé les responsables du tir au centre spatial guyanais de Kourou.

Après lancement, à 1 heures 03 locales (4 heures 03 GMT), le moteur supérieur de la fusée a été rallumé à deux reprises pour effectuer des corrections de trajectoire, avant le largage définitif du vaisseau spatial sur une orbite provisoire à 260 km d'altitude, inclinée de 51,6°. Avec un poids de plus de 20 tonnes, l'ATV est le plus gros véhicule jamais lancé par une fusée Ariane 5. Il est destiné à ravitailler l'ISS en eau, ergols, vivres et matériel scientifique, et à rehausser son orbite.

L'Automated Transfer Vehicle (ATV) "est un élément indispensable au fonctionnement régulier de la Station spatiale internationale et il constitue une contribution majeure de l'Europe à ce grand projet spatial", a déclaré Nicolas Sarkozy dimanche matin. "Ce lancement est le 23ème lancement réussi de la fusée Ariane 5 et le premier de la version Ariane 5 ES réallumable en vol". "Ariane 5 vient donc de franchir une nouvelle étape technologique déterminante", a-t-il ajouté.

L'Europe au chevet du Kosovo

  • Les pays de l'UE ont approuvé samedi le lancement d'une mission de 2.000 hommes pour accompagner l'indépendance de cette province de Serbie attendue dimanche.
Les pays de l'Union européenne ont donné leur feu vert samedi à l'envoi d'une mission de police et de justice, Eulex, chargée d'accompagner l'indépendance du Kosovo, dont la proclamation est attendue de manière imminente.

L'objectif de cette mission européenne est de manière générale de "guider et conseiller les institutions kosovares dans tous les domaines liés à l'Etat de droit", d'établir "une justice indépendante et multi-ethnique" de même qu'une police multi-ethnique.

Lorsque les dirigeants du territoire à majorité albanophone auront proclamé l'indépendance, l'UE reprendra les tâches de police, de justice et d'administration civile assurées actuellement par une mission de l'Onu, après une période de transition de 120 jours. La déclaration unilatérale d'indépendance de la province albanophone vis-à-vis de la Serbie est attendue ce dimanche.

"Le traité simplifié, c’est une victoire politique de l'Europe sur elle-même", Nicolas Sarkozy

La ratification du traité de Lisbonne est une belle victoire pour l’Europe et pour la France. Depuis le non au référendum sur le traité constitutionnel européen en en 2005, l’Europe était en panne. Afin de sortir l’Europe de l’ornière, Nicolas Sarkozy a proposé aux autres pays de l’Union Européenne un traité simplifié permettant de fonctionner efficacement à 27.

Un nouveau traité parce que l’Europe doit être au service des citoyens et des Français

La France ne peut plus agir seule. Le monde est devenu plus changeant et la mondialisation constitue un véritable défi autant qu’une opportunité. Pour peser sur la scène internationale, la France doit parler de concert avec ses partenaires européens. Pour que la mondialisation soit plus respectueuse de l’homme, la France doit pouvoir compter sur une Europe forte et s’allier avec les autres pays de l’Union européenne. L’Europe doit ainsi permettre à tous les pays européens de faire ensemble ce qu’ils feraient moins bien seuls.
L’Europe doit en même temps être plus à l’écoute de ses citoyens et répondre à leurs attentes. Ce que veulent les Français, c’est une Europe qui protège et qui soit plus proche d’eux. Le débat sur la constitution européenne en 2005 a montré que les Français souhaitaient avant tout que l’Europe réponde à leurs préoccupations et fasse la preuve de son efficacité.
Tels sont les objectifs du traité simplifié : il remet l’Europe en marche et lui donne les moyens de fonctionner. Ce sont des préalables indispensables à la mise en place d’une véritable "Europe protection" dans la mondialisation, comme le veut Nicolas Sarkozy.

En quoi le traité simplifié va-t-il donner à l’Europe les moyens de mieux répondre aux attentes des Français ?

Première avancée : Le traité simplifié va permettre à l’Europe d’agir plus efficacement.

Parce que l’Europe fonctionnera mieux, elle sera d’autant plus capable d’agir en faveur de ses citoyens. Une Europe incapable d’avancer ni de fonctionner est une Europe dont on ne peut rien attendre.
  • Au sein du "Conseil de l’Union européenne", qui réunit les représentants des gouvernements, les décisions seront plus simples à prendre et le risque de blocage sera très limité (l’unanimité des 27 pays est remplacée par un vote à la "double majorité" qui renforce par ailleurs le poids de la France au sein de l’Union européenne).
  • Il y aura moins de commissaires à la Commission européenne, l’une des institutions les plus essentielles de l’Union européenne. Par conséquent, les décisions de la Commission seront plus rapides à prendre et donc plus efficaces.
Deuxième avancée : Le traité simplifié va renforcer la place de l’Union européenne dans le monde.
  • D’abord, il donne à l’Union européenne un président stable, élu par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne et qui représentera l’Union européenne sur la scène internationale. Actuellement, la présidence de l’Union européenne change tous les 6 mois, chacun des 27 pays membres de l’Union européenne prenant successivement la tête de l’Union.
  • Ensuite, le traité prévoit la nomination d’un Haut représentant des Affaires étrangères et la politique de sécurité, qui fera office de "ministre des Affaires étrangères" de l’Union européenne. Il parlera ainsi au nom de l’Europe, ce qui donnera pour la première fois à la diplomatie européenne un visage unique.
Troisième avancée : Le traité simplifié permet de mieux protéger et écouter les citoyens.
  • Le traité simplifié prévoit que l’Union européenne "contribue à la protection de ses citoyens", ce qui constitue une grande avancée.
  • La "Charte des droits fondamentaux", annexée au traité, renforce la protection des droits des citoyens (liberté, égalité, droits économiques et sociaux).
  • Un "droit d’initiative citoyenne" est créé : un million de citoyens pourront inviter la Commission à soumettre une proposition législative dans un domaine d’action européen.
  • Une "clause sociale" oblige désormais l’Union européenne à prendre en compte dans ses politiques la promotion d’un niveau d’emploi élevé, la garantie d’une protection sociale adéquate, la lutte contre l’exclusion sociale, la recherche d’un haut niveau d’éducation, de formation et de protection de la santé humaine.
  • Les pouvoirs du Parlement européen, élu par les citoyens, sont renforcés : il décidera à égalité avec le Conseil. Par ailleurs, le président de la Commission européenne sera désormais élu par le Parlement européen, c’est-à-dire selon un mode plus démocratique.
Quatrième avancée : Le traité simplifié permet à l’Europe d’agir dans des domaines fondamentaux pour l’avenir de la France.
  • Grâce au traité simplifié, l’Union européenne va pouvoir intervenir dans des domaines dont elle était absente jusqu’à présent et répondre aux grands enjeux de l’avenir. La politique de lutte contre les changements climatiques, liée à la politique de l’énergie devient l’une des priorités de l’Europe. Le traité crée en outre un "espace européen de la recherche", pour aider à faire de l’Europe une grande puissance mondiale en matière d’innovation, pour plus de croissance et d’emploi.
  • De plus, une clause de défense mutuelle garantit "aide et assistance" à un Etat qui fait l’objet d’une agression militaire sur son sol. Chaque pays européen est donc assuré de pouvoir bénéficier de l’appui de tous les autres.

Romano Prodi contraint de démissionner

  • Les sénateurs italiens ont majoritairement refusé un vote de confiance au chef de gouvernement, l'obligeant à démissionner.
  • Depuis son accession au pouvoir il y a 20 mois, Romano Prodi avait toutes les peines du monde à garder unie sa coalition hétéroclite.
Les sénateurs italiens ont refusé jeudi la confiance au chef du gouvernement Romano Prodi, qui a présenté dans la soirée sa démission au chef de l'Etat Giorgio Napolitano, à qui il incombera de décider ou non de nouvelles élections. Romano Prodi, à la tête du gouvernement italien depuis 20 mois, n'a reçu la confiance que de 156 sénateurs, alors que 161 l'ont désavoué. La majorité était de 160 voix.

La proclamation des résultats dans l'hémicycle de la Chambre haute a été accueillie par les applaudissements des élus de la droite. Romano Prodi avait quitté le Sénat avant la proclamation du résultat. "On va tout droit aux élections. C'est une grande joie", a déclaré le chef
d'Alliance Nationale, Gianfranco Fini. "Maintenant, il faut aller voter", a renchéri le leader de la droite, Silvio Berlusconi.

Arrivé au pouvoir il y a 20 mois

La défection d'une poignée de sénateurs de sa majorité - dont les deux élus du petit parti centriste et catholique Udeur - a suffi à faire chuter Romano Prodi qui depuis son accession au pouvoir il y a 20 mois avait eu toutes les peines du monde à garder unie sa coalition hétéroclite. Alors que l'issue de ce scrutin était largement prévisible, Romano Prodi avait cependant refusé de démissionner par anticipation et a préféré aller jusqu'au bout de la confrontation. "Je suis ici car on ne fuit pas devant le jugement de ceux qui représentent le peuple, et aujourd'hui notre peuple nous regarde", a souligné le président du Conseil peu avant le début du vote.

Il avait dans un dernier espoir plaidé devant l'hémicycle "le besoin de continuité" du pays, estimant qu'"arrêter l'expérience de ce gouvernement" était "un luxe que l'Italie ne peut pas se permettre". Mais quatre sénateurs de sa majorité, qui avaient été élus comme membres de la coalition de centre-gauche en avril 2006, ont asséné le coup de grâce à Romano Prodi en votant contre lui. Jeudi dans la soirée, Romano Prodi a donc présenté la démission de son gouvernement à Giorgio Napolitano, qui devra décider s'il convoque des élections anticipées ou opte pour la formation d'un gouvernement de transition pour quelques mois, le temps de réformer la loi électorale.

Campagne de ratification du traité européen à l'UMP

  • Le retour de Nicolas Sarkozy devant le bureau politique de l'UMP "montre que (le parti) a un rôle important à jouer" dans la ratification, selon Patrick Devedjian.
  • Présent "en tant qu'adhérent et inspirateur de l'UMP", selon Patrick Devedjian, le président assistait à ce bureau politique pour la première fois depuis son élection.
C'est la première fois depuis son élection que Nicolas Sarkozy assistait au bureau politique de l'UMP. Accompagné de Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, le président de la République a fait son entrée vers 18 heures dans le bâtiment de la rue de la Boétie pour "présenter les résultats du Conseil européen de Lisbonne et notamment le succès de la négociation du traité simplifié", selon le mot du porte-parole de l'Elysée, David Martinon. Egalement présent parmi les 80 membres du bureau politique au siège national de l'UMP, le premier ministre François Fillon.

Pour le secrétaire général du parti, Patrick Devedjian, c'est "en tant qu'adhérent et inspirateur de l'UMP" que le président de la République assistait à ce bureau politique. Et sa présence "montre aussi que l'UMP a un rôle important à jouer" dans le processus de ratification. Quant à la réunion elle-même, elle visait à "organiser la campagne et le calendrier" pour la ratification parlementaire du Traité simplifié européen avant les municipales de mars 2008. "On a voulu que l'UMP donne (à cette décision) la dimension qu'elle mérite, c'est un événement historique", a déclaré à la presse le Premier ministre, François Fillon

Ratification : "le plus tôt sera le mieux"

Le président Sarkozy avait souhaité vendredi que la France ratifie le nouveau texte dès le mois de décembre, juste après la signature des 27, ce qui ferait de la France le premier pays de l'UE à le valider. Il s'agit donc, selon Patrick Devedjian, de voir "comment organiser le calendrier parlementaire et intercaler cette ratification, sachant qu'il y a la réforme des institutions et les municipales de 2008". A l'issue du bureau politique de l'UMP, François Fillon a annoncé que le gouvernement entendait engager le processus de ratification dès le 14 décembre, sans autre précision sur le calendrier de ratification.

Le gouvernement prévoit en effet de proposer le texte au Conseil constitutionnel, avant de le soumettre aux deux chambres du Parlement qui devront l'adopter dans les mêmes termes, en vue de sa ratification. "Comme c'est nous (Français) qui étions en difficulté (après le rejet français du projet de Constitution européenne en 2005, ndlr), nous avons aujourd'hui le devoir d'être les premiers à ratifier le Traité simplifié", a expliqué le secrétaire général de l'UMP.

La victoire européenne : traité adopté

  • Approuvé par les dirigeants européens réunis à Lisbonne, il remplace la Constitution rejetée en 2005 en France et aux Pays-Bas par référendum.
  • Le président Nicolas Sarkozy a déclaré vendredi souhaiter que son pays ratifie le traité dès "décembre 2007".
C'est fait. Le "Traité de Lisbonne", chargé de remplacer la Constitution mort-née, est sur les rails. Il a été adopté dans la nuit de jeudi à vendredi par les dirigeants européens. En arrivant dans la capitale portugaise, il restait encore plusieurs points à négocier sur le texte préparé par les juristes européens sur la base de l'accord obtenu au forceps au mois de juin à Bruxelles. "L'Europe est sortie de sa crise institutionnelle et est prête à affronter les défis du futur", a affirmé le Premier ministre portugais José Socrates, président en exercice de l'UE. "Nous avons réussi : le pas politique décisif a été franchi ce soir", a déclaré de son côté la chancelière allemande Angela Merkel.

Les ultimes concessions sont à l'image des compromis tortueux qui jalonnent l'histoire de l'intégration européenne. La Pologne, dont le président et le Premier ministre Lech et Jaroslaw Kaczynski affrontent des législatives difficiles ce dimanche, s'inquiétait de sa perte de poids relative dans le nouveau système de vote à la majorité. Elle a donc obtenu une clause, dite de "Ioannina", qui permet à des pays mis en minorité de geler quelques temps une décision. Cette disponistion ne pourra être modifiée qu'à l'unanimité. De son côté, le Premier ministre italien Romano Prodi contestait la nouvelle répartition des sièges au Parlement européen qui, à partir de 2009, aurait donné pour la première fois moins de sièges d'eurodéputés aux Italiens qu'aux Français et aux Britanniques. Les trois pays auront donc toujours le même nombre de représentants.

"Dès décembre 2007"

Quelle suite maintenant pour le nouveau texte, long de 256 pages et difficilement lisible pour un citoyen ordinaire ? Il sera officiellement paraphé le 13 décembre à Lisbonne. La procédure de ratification pourra alors commencer dans les 27 pays début 2008. Pour l'instant, seule l'Irlande a prévu d'organiser un référendum, puisque sa Constitution l'y oblige. Pour ne pas risquer une nouvelle mésaventure à la française et à la néerlandaise comme pour l'ancienne Constitution, les 26 autres pays devraient choisir la voie parlementaire -en France, le Congrès pourrait se réunir en février, avant les municipales. Le président Nicolas Sarkozy a déclaré souhaiter que son pays ratifie le traité dès "décembre 2007".

Un doute subsiste sur le choix du Royaume-Uni. Le Premier ministre Gordon Brown est en effet sous pression pour organiser une consultation populaire dont il ne veut pas, en raison de l'euroscepticisme majoritaire de son opinion qui risque de donner un "non". Si tous les pays ratifient le document en 2008, il pourrait entrer en vigueur le 1er janvier 2009.

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