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Le PS, parti "le plus sectaire d'Europe"

  • Le chef de l'Etat a affirmé que la démocratie française "souffrait" d'une opposition animée par "un esprit de clan", lors d'un buffet offert aux parlementaires UMP.
"Nous avons fait du bon boulot, c'es bien que le président nous félicite". Cette phrase revenait souvent dans la bouche des 200 à 300 parlementaires UMP invités mercredi à partager un buffet avec Nicolas Sarkozy dans les jardins de l'Elysée. "Il était en forme, détendu et pas fatigué comme l'ont laissé croire certaines gazettes", affirme-t-on au groupe UMP. Nicolas Sarkozy ne s'est pas adressé très longuement aux députés et sénateurs mais il a voulu les remercier pour leur vote lors de l'adoption de la réforme institutionnelle.

Le chef de l'Etat s'est félicité que l'UMP, qui a écarté toute mesure de rétorsion à l'encontre de ses sept parlementaires qui ont voté "non", n'ait pas "la même attitude que les socialistes". Car une nouvelle fois, le locataire de l'Elysée a lancé une charge violente contre le PS français, "parti le plus sectaire d'Europe", dont il a dénoncé la fermeture d'esprit. "Ils se détruisent par leur sectarisme", a-t-il affirmé à propos de l'opposition, affirmant toutefois son "respect" pour Jack Lang, seul parlementaire socialiste à avoir voté en faveur du texte. Il a également cité le sénateur Michel Charasse, exclu du PS en mai, qui s'est abstenu.

Sarkozy "blessé"

A propos du lobbying auprès de parlementaires récalcitrants ou encore indécis à la veille du Congrès de Versailles, le chef de l'Etat a admis avoir passé des "coups de téléphone". "C'est incontestable" mais "parler à quelqu'un de ma famille politique ce n'est pas menaçant", a-t-il affirmé. "J'ai été par contre blessé par certains qui disent que j'aurais fait des menaces, ce ne sont pas mes méthodes", a fait valoir le président de la République. "On a donné l'image d'une majorité qui continue les réformes quoi qu'il arrive", a-t-il également affirmé.

Les parlementaires de l'opposition ayant voté "oui" à la réforme des institutions avaient été conviés mercredi, mais ils ne sont pas allés jusqu'à participer à ces agapes. Jack Lang est reparti en vacances à Mykonos, en Grèce. Et les députés radicaux ne se sont pas déplacés. "Qu'ils se congratulent entre eux. Je n'ai pas de raison d'être à l'Elysée, je suis dans l'opposition", a expliqué Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG) dont une grande partie des élus a voté "oui".

La réforme des institutions plébiscitée... par les Français

  • Selon un sondage du JDD, les Français sont à une majorité écrasante favorables à la réforme des institutions qui sera examinée par le Congrès lundi.
  • Référendum, intervention du chef de l'Etat devant le Congrès... La plupart des réformes du texte recueille de 60% à 89% d'avis favorables.
Si le suspense sur l'adoption du projet de réformes des institutions doit prendre fin lundi avec un vote pour ou contre du Congrès, les Français, eux, votent déjà pour. Selon un sondage Ifop dans le Journal du Dimanche, ils sont de 60 à 90% selon les questions, et même davantage chez les sympathisants du Parti socialiste, à juger favorablement diverses propositions comme l'obligation pour le gouvernement d'obtenir l'accord du Parlement pour prolonger une opération militaire au-delà de six mois ou la limitation du nombre de mandats présidentiels à deux.

Le recours facilité au référendum est approuvé par 86% des répondants et 90% des sympathisants du PS, la possibilité pour le Parlement de s'opposer à des propositions de nominations par 83% et 87% respectivement, et la limitation de l'utilisation de l'article 49.3 par 82% et 90%. Les majorités sont un peu moins tranchées s'agissant de la possibilité pour le chef de l'Etat de prendre la parole devant le Congrès : 70% des répondants approuvent cette proposition, dont 92% des sympathisants de l'UMP mais seulement 40% de sympathisants du PS. La suppression du droit de grâce présidentiel obtient 63% d'avis favorables tandis que 37% des sondés s'y opposent.

Pour être adoptée, la réforme chère au président Nicolas Sarkozy devra être votée par une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés par les députés et sénateurs lundi. Les groupes UMP de l'Assemblée et du Sénat, à l'exception de certains de leurs membres, prévoient de voter pour alors que les socialistes ont fait savoir qu'ils voteraient contre, à l'exception notable du député du Pas-de-Calais Jack Lang, membre de la commission Balladur qui avait préparé le terrain à la réforme. Les élus communistes et Verts, ceux du Mouvement pour la France de Philippe de Villiers et ceux du MoDem, dont François Bayrou, rejettent aussi la révision de la Constitution.

Le Sénat donne son feu vert pour les institutions, le Congrès convoqué

  • Jeudi matin, Nicolas Sarkozy a officiellement convoqué le Parlement en Congrès (Assemblée et Sénat) à Versailles lundi 21 juillet pour un ultime vote.
  • Le Sénat avait adopté dans la nuit de mercredi à jeudi en seconde lecture le projet de réforme des institutions dans les mêmes termes que l'Assemblée nationale.
Le Sénat a adopté dans la nuit de mercredi à jeudi en seconde lecture le projet de réforme des institutions dans les mêmes termes que l'Assemblée nationale. Le texte a été voté au scrutin public par 162 voix pour et 125 voix contre. Jeudi matin, le président de la République Nicolas Sarkozy a par ailleurs officiellement convoqué le Parlement en Congrès (Assemblée et Sénat) à
Versailles lundi 21 juillet pour se prononcer sur le projet lors d'un ultime vote.

Lors de l'examen nocturne au Sénat, l'UMP a voté pour, les centristes se sont abstenus et l'opposition de gauche PS, PCF et Verts contre. L'opposition a tenu à défendre en vain, mais pied à pied, ses quelques 120 amendements réclamant le droit de vote pour les étrangers, la proportionnelle ou une réforme du scrutin sénatorial. Quelques rares amendements de la droite défendus notamment par le sénateur UMP Alain Lambert ont été également repoussés. Le chemin est maintenant ouvert pour la réunion, le 21 juin, du Congrès de Versailles, que le président de la République devrait convoquer officiellement par décret dans les prochaines heures. Le projet de loi de réforme des institutions, pour être ratifié par le Congrès, devra réunir une majorité des 3/5e des suffrages exprimés, mais le suspens demeure car cette majorité n'est pas acquise. Le gouvernement n'aura pas réussi à obtenir le compromis qu'il souhaitait sur ce texte. Toute la gauche - PS, PCF, Verts - a en effet annoncé qu'elle votera en bloc contre et des réticences sont toujours présentes notamment parmi les députés UMP.

Cette révision institutionnelle préparée par la commission Balladur depuis l'automne dernier a été l'objet d'un véritable marathon parlementaire tant à l'Assemblée nationale qu'au Sénat durant deux lectures. Elle prévoit notamment que le chef de l'Etat pourra s'exprimer devant le Congrès et renforce en contrepartie certains droits du parlement. Elle permettra aussi à tout citoyen de saisir le Conseil constitutionnel à travers le filtre du Conseil d'Etat et de la Cour de Cassation, et réformera le Conseil supérieur de la magistrature.

GDF et Suez sont mariés, un géant de l'énergie est né

  • Les actionnaires de Suez et GDF ont approuvé mercredi la fusion des deux groupes, qui va donner naissance à l'un des leaders mondiaux de l'énergie.
  • La fusion effective et la première cotation du nouveau groupe GDF Suez, ainsi que l'entrée en Bourse de Suez Environnement, doivent avoir lieu le 22 juillet, après deux ans et demi de fiançailles.
Ça y est. Après deux ans et demi de longues et difficiles fiançailles, la fusion est actée. En présence des futurs numéros 1 et 2 du groupe, Gérard Mestrallet, PDG de Suez et de Jean-François Cirelli, PDG de GDF, les actionnaires de Suez ont approuvé à 99,6% la fusion de leur groupe avec Gaz de France, qui sera effective le 22 juillet, jour de sa mise en bourse. Quelques heures plus tard, les actionnaires de Gaz de France ont à leur tour approuvén, à 99,9%, une résolution portant sur la réalisation de ce mariage.

Cette fusion est "l'aboutissement d'un rêve" et "l'une des plus grandes fusions menées en France depuis vingt ans", a souligné Gérard Mestrallet, qui s'est félicité d'avoir "franchi toutes les étapes" d'un mariage annoncé en février 2006, qui a connu moult rebondissements. Le patron de Gaz de France, Jean-François Cirelli, futur numéro deux du groupe d'énergie, a souligné, lui, mercredi le "besoin d'entreprises énergétiques fortes" en Europe, où "la sécurité énergétique (...) est un enjeu de premier ordre". Les patrons de La Poste, d'Air France, d'Areva ou du Groupe Bruxelles Lambert seront membres du conseil d'administration (CA) du futur groupe. Nicolas Sarkozy s'est félicité mercredi de cette fusion. "Avec la création de GDF Suez, la France compte un quatrième acteur de rang mondial dans le secteur stratégique de l'énergie, y prenant ainsi une place déterminante au moment où les enjeux y sont les plus forts depuis trente ans", a-t-il déclaré dans un communiqué.

Ce mariage, qui est en fait une fusion-absorption de Suez par GDF, prévoit l'échange de 22 actions Suez contre 21 actions GDF, et la mise en Bourse de Suez Environnement, dont 65% du capital sera distribué aux actionnaires de Suez. La fusion aura un effet rétroactif au 1er janvier. Le nouvel ensemble sera détenu d'abord par l'Etat français (35,6% du capital), suivi par le Groupe Bruxelles Lambert (5,3%). Les administrateurs de GDF et de Suez avaient déjà approuvé début juin le projet de fusion, validé ensuite mi-juin par l'Autorité des marchés financiers. Jeudi, l'arrêté de privatisation de GDF paraîtra au Journal officiel et les deux patrons tiendront un point presse au siège du nouvel ensemble, un immeuble du VIIIe arrondissement occupé un temps par EDF, principal concurrent du nouveau groupe.

Le nouveau groupe affiche l'un des premiers chiffres d'affaires du secteur, soit, près de 75 milliards d'euros, davantage qu'EON, Gazprom ou EDF, et va employer près de 200.000 personnes.

L'Union pour la Méditerranée est née

  • Dimanche 13 juillet 2008, ce sont 43 chefs d’Etat qui se sont réunis à Paris pour l’ouverture du sommet de lancement de l’Union pour la méditerranée (UPM).
  • Initiée par Nicolas Sarkozy, cette union a été pensée, conçue et organisée sous le signe de la paix.
Regroupant les 27 pays-membres de l’Union européenne ainsi que l’Algérie, l’Egypte, Israël, la Jordanie, le Liban, le Maroc, la Mauritanie, la Syrie, la Tunisie, la Turquie, l’Autorité Palestinienne, l’Albanie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro et Monaco, cette union pour la méditerranée vise à bâtir ensemble un avenir de paix, de démocratie, de prospérité et de compréhension humaine, sociale et culturelle.

Au terme d’une séance plénière de quatre heures, les chefs d’Etat ont adopté une déclaration d’une dizaine de pages marquant l’acte de naissance de l’UPM, et concernant dorénavant quelques 750 millions de personnes. "L’Union pour la méditerranée est désormais une réalité". "Les faits parlent d’eux-mêmes : pendant quatre heures, tout le monde a parlé, a discuté et s’est mis d’accord. Inutile de vous dire que c’est pour moi un moment extrêmement émouvant et très important", a déclaré le Président de la République.

L’organisation de l’UPM

Un sommet aura lieu tous les deux ans, alternativement dans l’un des pays de l’union européenne et dans l’un des autres pays partenaires. Ces sommets seront l’occasion de fixer les priorités futures de l’union. La coprésidence de l’UPM sera assurée pour deux ans non renouvelables par un pays du sud et un pays du nord, symbole de l’équilibre de cette union. L’Egypte et la France seront les deux premiers pays à assurer la coprésidence.

Les sources de financement de l’UPM proviendront de la participation des états-membres, du budget européen, de la participation du secteur privé et permettront au secrétariat général de l’Union de mener à bien les projets choisis au cours des sommets. Le Maroc, la Tunisie, l’Espagne et Malte ont d’ores et déjà fait acte de candidature pour accueillir le secrétariat général de l’UPM. Ces structures devraient être opérationnelles avant la fin de l’année 2008.

Six projets régionaux concrets

Dimanche 13 juillet 2008, ce sont 6 "initiatives clés" qui ont été désignées comme des priorités.
  • La dépollution de la Méditerranée.
  • La construction d’autoroutes maritimes et terrestres pour améliorer la fluidité du commerce entre les deux rives de la Méditerranée.
  • Le renforcement de la protection civile dans une zone soumise au risque grandissant de catastrophes naturelles liées au réchauffement climatique.
  • La création d’un plan solaire européen.
  • Le développement d’une université euroméditerranéenne.
  • Une initiative pour aider au développement des PME.
Un sommet placé sous le signe du dialogue

Nicolas Sarkozy, lors du lancement de ce sommet, a réuni les dirigeants des pays arabes et le chef de l’Etat palestinien, réussissant dans le même temps, à relancer le processus de paix israélo-palestinien, en recevant, à l’Elysée, les deux dirigeants, Mahmoud Abbas et Ehud Olmert.

La présence du Président Syrien Bachar El Assad signant son retour sur la scène internationale, fut également l’occasion de donner un nouvel élan aux relations libano-syriennes. Bachar El Assad et Michel Sleimane, le Chef de l’Etat Libanais ont confirmé l’ouverture prochaine d’ambassades dans leur pays respectif et l’établissement de relations diplomatiques.

Nicolas Sarkozy a salué "tous les pays arabes membres de l’UPM qui ont fait un geste de paix" en participant à cette aventure politique. "La participation de 43 chefs d’Etat à ce sommet est incontestablement un succès, il reste énormément de travail mais aujourd’hui, la voie est ouverte", a conclu Nicolas Sarkozy.

Présidence à trois tous les 18 mois pour l'UE

  • Samedi, lors du conseil national de l'UMP, le chef de l'Etat a souhaité mettre fin à la présidence tournante de l'Union européenne tous les six mois.
  • Il a également souhaité ouvrir le G8 à toutes les grands puissances, comme l'Inde ou la Chine.
La présidence tournante tous les six mois, un concept obsolète ? Pour Nicolas Sarkozy, oui. Le chef de l'Etat, qui a pris la présidence de l'Union européenne le 1er juillet, s'est prononcé samedi pour une présidence glissante de 18 mois de l'Union, assurée conjointement par trois pays. La France passera le relais à la République tchèque le 1er janvier, avant une présidence suédoise au deuxième semestre 2009.

Lors du Conseil national de l'UMP consacré à l'Europe, le président de la République a également annoncé qu'il rencontrerait le 12 juillet les Premiers ministres tchèque et suédois pour "harmoniser" leurs positions. "L'Europe ne peut se payer le luxe de la division pendant les 18 mois qui viennent". Il a dit avoir bon espoir de convaincre la République tchèque de signer le traité de Lisbonne, et a exhorté le président polonais Lech Kaczynski à le ratifier. "Il a signé à Bruxelles, il doit ratifier à Varsovie, c'est une question de morale et une question d'honneur, la Pologne doit honorer sa signature", a dit Nicolas Sarkozy en rappelant qu'il verrait Kaczynski lors du sommet de l'Union pour la Méditerranée le 13 juillet. "J'ai confiance dans le président polonais", a-t-il insisté. Nicolas Sarkozy a estimé que l'Europe était la "plus belle idée du XXe siècle", avait apporté à la France modernisation, prospérité et démocratie. "Sans l'Europe, la France serait moins puissante, c'est la vérité, la France a besoin de l'Europe et l'Europe nous a apporté beaucoup", a-t-il dit, en promettant de travailler "la main dans la main" avec la Commission et le Parlement européen.

Sarkozy en colère contre la BCE

Poursuivant dans sa volonté de réforme, cette fois-ci sur le plan mondial, le chef de l'Etat a affiché sa volonté d'ouvrir les sommets des pays riches aux puissances émergentes comme la Chine et l'Inde, et de représentants de l'Afrique et de l'Amérique du Sud. "Je suis de ceux qui pensent qu'il n'est pas raisonnable de réunir le G8", a déclaré le président français lors d'un Conseil national de l'UMP consacré à l'Europe, et avant l'ouverture lundi au Japon du sommet des huit grandes puissances économiques. "Je pense que ce n'est pas raisonnable de continuer a se réunir à huit pour régler les grandes questions du monde, en oubliant la Chine - un milliard 300 millions, d'habitants - en n'invitant pas l'Inde - un milliard d'habitants - en ayant aucun pays arabe, en ayant aucun pays africain et en ayant aucun pays de l'Amérique latine", a-t-il ajouté. "Ce n'est pas raisonnable, ce n'est pas juste, le monde est universel, le monde est multipolaire", a dit encore le président français. Créé en 1975, le club des principales puissances rassemblait à l'origine six pays: Etats-Unis, Allemagne, Japon, Grande-Bretagne, France et Italie. Il fut élargi un an plus tard au Canada, avant d'accueillir la Russie en son sein en 1998.

Lors de son discours, le chef de l'Etat qui a pris la présidence de l'Union européenne pour six mois cette semaine a également critiqué la décision de la Banque centrale européenne de relever ses taux directeurs à 4,25%, "alors que les Américains ont des taux à 2%". "J'ai été de ceux qui ont voté l'indépendance de la Banque centrale européenne et je ne le regrette pas, j'ai été de ceux qui ont voté la création de l'euro et je ne le regrette pas. Les autorités monétaires ont fait un travail remarquable pour mettre en place l'euro", a-t-il dit. Déplorant le "dumping social" auquel l'Europe est confrontée, il s'est demandé si "on doit subir en plus un dumping monétaire qui met à genoux les entreprises européennes qui veulent continuer à exporter". Cette question là doit être posée de "manière respectueuse et démocratique", a-t-il estimé.

Déclaration sur France 3

Voir le dalaï lama en France en août, c'est une question possible
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Il n'est pas de question d'élargir l'UE si on reste au Traité de Nice
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Pour aller au JO de Pékin, je déciderai en début de semaine prochaine après les contacts entre la Chine et le dalaï lama
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Il ne faut pas se presser pour résoudre le "non" irlandais mais il y a une limite
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L'Europe ne doit pas s'occuper de tout
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Quand on n'a pas de papiers, on n'a pas à rester en France
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Il faut lutter contre le dumping fiscal
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Le social n'est pas une priorité de ma présidence de l'UE car ce domaine relève du national, pas de l'Europe
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En six mois, je n'arriverai pas au bout mais je voudrais créer un choc salutaire pour l'Europe qui doit protéger
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L'inflation est due à l'envolée des prix des matières premières
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La BCE devrait se poser la question de la croissance économique en Europe et pas seulement de l'inflation
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L'euro est surévalué de 30% par rapport au dollar
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Que la TVA sur "tout ce qui est écologique", notamment les immeubles HQE (haute qualité environnementale) et les voitures propres, soit abaissée à 5,5%
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Je voudrais que la TVA sur le disque comme sur la vidéo soit mise au niveau de la TVA sur le livre qui est à 5,5%
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Il y a des réponses structurelles à la cherté du pétrole : développer le nucléaire, mettre le paquet sur l'énergie renouvelable, lancer un programme d'économie d'énergies
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On a besoin de l'Europe pour résoudre les grands sujets
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On attend de l'Europe qu'elle protège les Européens contre les risques que fait peser la mondialisation. Et c'est là que ça ne marche pas
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Il faut changer profondément notre façon de construire l'Europe

Nicolas Sarkozy, France 3 - 30 Juin 2008

Coups de feu au départ du couple Sarkozy d'Israël

  • Un tir, apparemment accidentel, s'est produit alors que le chef de l'Etat se trouvait sur le tarmac de l'aéroport de Tel-Aviv.
  • Nicolas Sarkozy et sa femme Carla sont montés très rapidement dans l'avion.
A l'issue de son voyage au Proche-Orient -il a rencontré Mahmoud Abbas, le président palestinien, mardi midi avant de visiter la basilique de la Nativité-, Nicolas Sarkozy a rejoint l'aéroport Ben Gourion à Tel-Aviv.

Un peu avant 16h, heure française, alors qu'il se trouvait sur le tarmac de l'aéroport, totalement sécurisé, et qu'il s'apprêtait à monter dans l'avion présidentiel, un coup de feu a retenti, à environ 100 mètres de lui. Craignant un atttentat, les services de sécurité ont fait rapidement monter le chef de l'Etat et sa femme, qui étaient en train de gravir la passerelle, à bord de l'appareil.

D'autres agents de sécurité ont de leur côté escorté en toute hâte le Premier ministre israélien Ehud Olmert, qui avait accompagné Nicolas Sarkozy jusqu'au pied de l'avion, vers sa voiture. Une partie de la délégation française, déjà présente dans l'avion, n'a rien vu. Après être ressorti de sa voiture, Ehud Olmert est monté rejoindre Nicolas Sarkozy pour lui expliquer que la situation était sous contrôle. L'avion a ensuite décollé sans incident notable.

D'après les premiers éléments de l'enquête, le tir, dont a été victime un soldat israélien, n'a aucunement visé ni Nicolas Sarkozy ni Ehud Olmert. Les médias israéliens ont donné plusieurs hypothèses. Ils ont tout d'abord indiqué qu'il s'agissait d'une tentative de suicide du soldat décédé. Ils ont ensuite démenti cette version, affirmant que le tir était parti accidentellement après que le soldat est tombé d'un toit.

Sarkozy prépare l'armée à la menace terroriste

"Aujourd'hui, la menace immédiate est celle d'une attaque terroriste", estime Nicolas Sarkozy, qui a détaillé ses choix en matière de défense.
Il confirme la réduction des effectifs et la priorité donnée au renseignement.

Plus d'argent, moins d'hommes
Nicolas Sarkozy a annoncé des investissements militaires de 377 milliards d'euros d'ici 2020, assurant que ceux-ci commenceront durant son mandat. 200 milliards seront consacrés aux équipements. Le président de la République veut en effet "lever les tabous" sur l'armée, notamment sur la disponibilité des matériels. Et de citer "un char Leclerc sur deux en état de fonctionner". A l'inverse, il compte réduire les effectifs, avec un objectif de 225 000 hommes "d'ici 6 à 7 ans" (131.000 pour l'armée de terre, 55.000 pour l'armée de l'air et 44.000 pour la marine), contre 271 000 aujourd'hui. "C'est une baisse substantielle, je l'assume", a-t-il déclaré. En revanche, le deuxième porte-avions ne figure pas au titre des priorités. "Rien ne presse aujourd'hui", déclare-t-il, en reportant la décision à plus tard.

Renseignement et protection
Axe principal de cette nouvelle défense : le renseignement. Nicolas Sarkozy annonce un "effort massif sur le renseignement, notamment d'origine spatiale", chapeauté par un "coordonateur du renseignement". Il s'agira de Bernard Bajolet, actuel ambassadeur de France en Algérie. Objectif : assurer durablement l' "autonomie d'appréciation et de décision".
Deuxième priorité : la protection du territoire. Nicolas Sarkozy ne veut plus voir les militaires se charger de son aménagement. Il appelle de ses vœux des "systèmes d'alerte et de protection" en matières nucléaire et biologique ainsi que des "moyens de détection et d'alerte avancée des tirs de missiles balistiques".
Autre nouveauté, des "capacités offensives" en matière de cyber-conflit, à l'instar des États-Unis qui ont récemment inauguré un "cyber-command".

Recentrer la présence française
Il faut pour Nicolas Sarkozy "adapter nos moyens" et les "recentrer vers nos zones d'intérêts stratégiques", citant un "arc allant de l'Atlantique à l'océan indien". "Nous allons rendre public tous nos accords de défense" et "rénover nos accords" notamment en Afrique, déclare Nicolas Sarkozy, tout en se défendant de vouloir abandonner le continent à lui-même.

Entre l'Europe et l'Otan
"Nous devons faire davantage pour la défense de l'Europe, quel que soit l'avenir du traité de Lisbonne", assure Nicolas Sarkozy. Mais il souhaite aussi cette Europe de la Défense "de façon pragmatique". Autrement dit, avec l'Otan. Il veut "rénover nos rapports avec l'Otan. Comment faire une alliance plus européenne sans la France ? Il faudrait qu'on m'explique", martèle-t-il tout en se plaçant sous l'égide des principes d'indépendance voulus par le général De Gaulle. Il compte notamment continuer à s'appuyer sur la dissuasion nucléaire.

Partager la Défense
Nicolas Sarkozy veut faire du "domaine réservé" un "domaine partagé", et "associer le Parlement aux décisions sur les opérations extérieures" selon une doctrine "claire et connue de tous". Le Parlement sera ainsi "systématiquement informé de l'envoi" de troupes à l'extérieur et "systématiquement consulté" dès le maintien de ces soldats au-delà de 4 mois.

Le plan pour le handicap

  • Création de 50 000 places d'accueil, refonte de l'allocation pour adulte handicapé, "Pacte pour l'emploi" sont les mesures annoncées.
50 000 places d'accueil supplémentaires vont être créées dont 30 000 seront disponibles à partir de 2012. C'est la promesse faite par Nicolas Sarkozy mardi lors de l'ouverture la première Conférence nationale sur le handicap à Paris. Sur ces 50 000 places, 12 000 seront destinées à l'accueil des enfants. Ce "plan de création de places" est, selon Nicolas Sarkozy, "un effort indispensable pour ne plus laisser les parents dans la crainte de mourir", sans savoir ce que deviendront leurs enfants handicapés. 1,5 milliard d'euros y seront consacrés.

Près de 30 000 personnes, dont 15 000 enfants et 12 000 adultes, sont actuellement sur des listes d'attente. "C'est un scandale", a dénoncé le président de la République, relevant que "des familles sont obligées d'aller (trouver des places d'accueil) en Belgique". Un plan triennal 2005/2007 a permis de financer 21 900 places d'accueil supplémentaires. Fin 2007, la France comptait 171 000 places en établissements et services pour personnes handicapées et 113 000 places en Etablissements et service d'aide par le travail (ESAT).

Pacte pour l'emploi des personnes handicapées

Le président de la République a aussi présenté un "Pacte pour l'emploi des personnes handicapées", destiné à favoriser leur qualification et leur insertion professionnelle. "C'est pour moi un impératif" que le seuil obligatoire de 6% de travailleurs handicapés dans les entreprises "soit atteint", a-t-il affirmé. Dans le cadre de ce "pacte", Nicolas Sarkozy a demandé aux employeurs "d'être plus nombreux à s'engager sur des plans pluriannuels d'embauche" et de "contribuer à la qualification des personnes handicapées". "Une personne handicapée dans une entreprise, dans un collège, c'est pas une charge, c'est une chance", a-t-il plaidé.

Nicoals Sarkozy a par ailleurs annoncé que le mécanisme permettant le cumul de l'allocation adulte handicapé (AAH) d'un montant de 628 euros et les revenus du travail serait revu "dans la prochaine loi de finances" qui sera votée avant la fin de l'année. Mais il n'a pas indiqué les modalités de cette réforme qui pourrait concerner les 270 000 travailleurs bénéficiaires de l'allocation.

Nicolas Sarkozy a invité Jacques Chirac à déjeuner

  • Le chef de l'Etat a invité son prédécesseur mercredi dans un restaurant thaïlandais près du Quai d'Orsay, selon l'Elysée.
  • Ce rendez-vous, à l'invitation de Nicolas Sarkozy, "rentre dans le cadre des relations qu'ils entretiennent", a expliqué l'entourage de Jacques Chirac.
Leur dernier tête-à-tête remontait à septembre dernier lors d'une rencontre, dans le bureau de Jacques Chirac près de l'Assemblée nationale, consacrée à la réforme des institutions. Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac ont déjeuné ensemble mercredi dans un restaurant parisien, selon l'Elysée. Le chef de l'Etat a invité son prédécesseur chez Thiou, une table thaïlandaise près du Quai d'Orsay, selon la même source.

Ce rendez-vous, à l'invitation de Nicolas Sarkozy, "rentre dans le cadre des relations qu'ils entretiennent", à expliqué l'entourage de Jacques Chirac, interrogé par l'AFP, sans dévoiler le contenu de leurs échanges.

Incertitude sur la réforme des institutions

  • Au terme de la première semaine de débat, la modeste réforme proposée par Nicolas Sarkozy risque de passer à la trappe, malgré l'ouverture d'une partie des socialistes.
  • Pourquoi un tel gâchis ?
A peine élu, Nicolas Sarkozy prend la classe politique par surprise et décide en juin dernier un big-bang institutionnel : interdiction du cumul des mandats, sanctions financières contre l'absentéisme, revalorisation réelle du parlement, démocratisation du Sénat, suppression des départements... Porté par l'état de grâce, le chef de l'Etat impose une rupture des pratiques, en haut comme en bas de l'échelle. La France jouit enfin de la respiration démocratique dont elle avait tant besoin.

Mais au lieu de cela, Nicolas Sarkozy a voulu prendre le temps, mettre en place une commission pluraliste (qui a bien travaillé) et faire passer une réforme modeste mais utile de la Constitution. Résultat : comme sur ce dossier aussi technique qu'explosif, il est aussi difficile d'abattre une cloison en plâtre qu'un mur en pierres, le changement piétine, le toilettage institutionnel est gravement menacé.

Absence insupportable sur les bancs de l'Assemblée

Depuis des semaines en coulisses et depuis mardi en séance, les députés ergotent donc, plus qu'ils ne débattent, entre petits intérêts et calculs peu glorieux. Mais ne blâmons pas trop ceux qui s'intéressent à cette réforme. Pour l'ouverture du débat par François Fillon, ils n'étaient qu'une trentaine sur les bancs de l'Assemblée, sur 577... Trop de projets de loi, de commissions parlementaires, de missions en tous genres, diront-ils pour justifier leur absence. Pas faux. Mais comment l'opinion peut-elle accepter ce genre d'argument lors d'un débat qui concerne justement l'amélioration de leur travail au quotidien et plus important encore, le renforcement de leurs pouvoirs ?

Cette réforme comporte en effet des avancées qui rééquilibrent incontestablement les pouvoirs du parlement : évaluation des politiques publiques par les députés, droit de veto du Parlement sur les nominations présidentielles, restriction de l'usage du 49.3, partage de l'ordre du jour de l'Assemblée... Il est trop rare de voir un gouvernement proposer un texte qui rogne ses propres pouvoirs pour faire la fine bouche. C'est le sens de l'appel de 17 députés socialistes qui veulent prendre "leurs responsabilités au moment où des progrès importants peuvent être obtenus" pour la vie démocratique.

En pointe dans ce combat, Manuel Valls qui dialogue beaucoup en coulisses avec Jean-François Copé pour faire aboutir un compromis. "C'est le combat des modernes contre les anciens et ceux qui poussent pour la réforme sont dans une solidarité générationnelle", fait remarquer un député socialiste. Les partisans d'un vote positif au Congrès le 7 juillet comptent établir un rapport de forces ouvert avec le gouvernement pour faire progresser le texte sur plusieurs points : un geste sur le mode de scrutin des sénatoriales, une avancée sur le décompte du temps de parole du président dans les médias ou une dose de proportionnelle à l'Assemblée.

La gauche responsable en cas d'échec

En cas de refus de la direction du PS d'adopter la réforme constitutionnelle, la gauche sera considérée comme totalement responsable d'un échec institutionnel. Ces 17 députés espèrent convaincre leurs collègues de voter une réforme amendée, malgré les pressions de François Hollande ou Ségolène Royal qui refusent le consensus avec Nicolas Sarkozy. "Dans cette affaire, il faut bien séparer le parti et le groupe PS. Les parlementaires ne sont pas dans la même logique que les éléphants", analyse un socialiste.

Si à droite, le groupe UMP doit faire début juillet avec la défection d'une quarantaine de députés "gaullistes", il cherche à engranger une quarantaine de voix socialistes pour faire adopter la réforme aux 3/5e. Mais pour l'instant, calculette à la main, le compte n'y est pas. Le pointage des pour et des contre évolue chaque jour, au gré des manœuvres et des menaces plus ou moins surjouées. Il reste 45 jours au président de la République et aux socialistes qui souhaitent un compromis pour s'entendre.

Barnier à l'Elysée pour sortir de la crise des pêcheurs

  • Le ministre de l'Agriculture s'est entretenu avec le chef de l'Etat puis le Premier ministre pour les informer de l'avancée des négociations qui doivent reprendre à 15 heures.
  • Ce matin, quatre CRS ont été blessés, dont trois sérieusement, dans des heurts qui ont opposés pêcheurs et forces de l'ordre devant le ministère de la pêche.
Un gazole à 0,40 euros le litre contre 0,70 euros. Voilà ce que les marins pêcheurs ont exigé lors de leur réunion mercredi avec le ministre de la Pêche Michel Barnier. En attendant la réponse du gouvernement, ils ont décidé de suspendre les négociations, a annoncé à la sortie un de leurs porte-paroles. "On restera au ministère tant qu'on n'aura pas obtenu satisfaction", a affirmé Mourad Kahoul, vice-président du Comité national des pêches. "Au besoin on est prêt à amener des matelas", a-t-il ajouté. Les marins pêcheurs sont "mécontents des propositions qui leur ont été faites", a déclaré Mourad Kahoul. Ils ont donc demandé de renconter directement le président Nicolas Sarkozy et le premier ministre François Fillon "pour obtenir une baisse du gazole". Un "contact" a été établi avec la présidence de la République, a indiqué une porte-parole du ministère.

Le Comité national des pêches a aussi demandé à la ministre de l'Economie, Christine Lagarde de convoquer les pétroliers "pour réduire les prix du gazole comme l'avait promis le président de la République au Guilvinec en janvier dernier".

Alors que la délégation était reçue par Michel Barnier, une manifestation de 300 à 400 marins pêcheurs a dégénéré devant le ministère de l'Agriculture et de la pêche. Quatre policiers ont été blessés par des projectiles dont trois sérieusement, a annoncé la préfecture de police. Un tir tendu de fusée de détresse a atteint l'un deux à la jambe, selon plusieurs témoins.

"Vous n'êtes pas les seuls, chers amis et
je condamne fermement vos méthodes"
Sarkozyfrance2007

Sarkozy "ne trahira pas" le Grenelle de l'environnement

  • En déplacement à Orléans, Nicolas Sarkozy a prononcé un discours pour faire le point sur le Grenelle de l'environnement.
  • Et de défendre une politique industrielle volontariste en matière environnementale.
"Donner à la France quelques décennies d'avance en matière de développement durable". Tel est l'objectif du Grenelle de l'environnement, a précisé Nicolas Sarkozy dans un discours prononcé mardi à Orléans.

Evoquant un "exercice réussi de régénération des choix publics" qui a fait des émules dans d'autres domaines, le chef de l'Etat a réaffirmé qu'il "ne trahirait pas" pas cette démarche collective. Il a rappelé s'être engagé à arbitrer les grands projets en fonction de leur coût en carbone et de leur impact sur la biodiversité ainsi qu'à inverser la charge de la preuve en matière d'environnement, les industriels devant désormais prouver que leur activité n'a aucun impact écologique négatif.

Fiscalité écologique

Le président a souligné la volonté du gouvernement d'utiliser la fiscalité écologique pour modifier le comportement des Français. Objectif : "ne pas interdire mais convaincre et inciter". Et de rappeler les principes de la fiscalité verte : pas d'augmentation des prélèvements obligatoires ; compenser pour les ménages tout prélèvement nouveau ; pouvoir pour chacun adopter des comportements vertueux, sur le principe des bonus-malus. Justement, le système des bonus-malus mis en place sur les véhicules neufs s'est traduit par un changement d'habitudes "prodigieux" : en avril, les cinq modèles de voitures les plus vendus étaient soumis au bonus tandis que, sur les trois derniers mois, la vente des véhicules soumis au malus ont baissé de 40%.

OGM

Dénonçant le "tour irrationnel, déplacé et ridicule" pris par l'adoption du projet de loi sur les OGM au Parlement, Nicolas Sarkozy a défendu la "position forte d'équilibre" qui avait été prise à l'occasion du Grenelle. La clause de sauvegarde a été mise en œuvre pour interdire l'utilisation du maïs transgénique MON810, a-t-il pointé. "Il fallait transposer la directive européenne de 2001", a-t-il encore justifié, rappelant que le gouvernement Jospin aurait pu refuser cette directive mais qu'il ne l'avait pas fait. Pique contre l'opposition qui bataille contre l'adoption de la loi OGM.

Emploi

D'ici à 2020, si la politique industrielle est adaptée à cette démarche de développement durable, ce sont 500.000 emplois supplémentaires qui seront possibles, a promis le président. Avant la fin de l'année, un "événement national" sera d'ailleurs organisé pour présenter les nouveaux métiers liés au développement durable. En s'adaptant à cette nouvelle donne écologique, Etat et collectivités publiques permettront de faire travailler les nouvelles filières vertes, ce qui favorisera l'essor du secteur tout en faisant baisser les prix de ces nouvelles technologies. L'Elysée donnera l'exemple en faisant le bilan de son impact écologique.

Transports et Energie

Nicolas Sarkozy a évoqué le report massif des transports sur routes vers le rail, le fleuve et la mer. "La modernisation du fret est incontournable", a-t-il insisté. Idem pour la réforme des ports : "sur trois containers qui entrent en France, deux entrent par l'étranger", a-t-il regretté. Dénonçant la situation des transports en commun en région parisienne, le président a pointé que "l'Etat reprendra la main (...) s'il le faut". Par ailleurs, le gouvernement s'attèlera à tripler le parc actuel d'éoliennes (6000 actuellement).

Ouverture

Le chef de l'Etat souhaite que la Constitution soit modifiée afin que le Conseil économique et social devienne aussi environnemental. Il sera alors saisi pour tout texte lié à l'environnement. Il devra par ailleurs être plus représentatif de la société française, en accueillant en son sein des représentants des ONG mais aussi de la jeunesse, de l'armée et des différentes religions.

Lois

Le projet de loi Grenelle 1 sera adopté début juin en Conseil des ministres, a indiqué le président, pour une adoption définitive à l'automne 2008. L'objectif étant que les premières décisions prises au Grenelle puissent être adoptées dès début 2009.

Europe

La France se mobilisera pour faire passer ses idées au niveau européen, notamment lorsqu'elle assurera la présidence de l'Union européenne. Mais, a fait remarquer Nicolas Sarkozy, l'UE ne sera pas "éternellement seule" à faire des efforts sur des problèmes qui concernent la planète entière. S'il n'y avait pas d'accord mondial sur les émissions de CO2, l'Europe pourrait taxer les produits extra-communautaires. Le chef de l'Etat a invoqué la "réciprocité et pas la naïveté". Et d'affirmer : "Il n'y aura pas de dumping écologique".

Les premiers résultats sur la croissance

  • Tranchant avec la sinistrose ambiante, les chiffres de la croissance sont revus à la hausse par l'Insee, ce qui ravit la ministre de l'Economie et l'Elysée.
  • Dans un communiqué, Nicolas Sarkozy s'est réjoui de ces chiffres qui "traduisent l'impact des mesures prises en application de ses engagements par le gouvernement".
La sinistrose n'est que dans les têtes ! Les bons chiffres de la croissance française révélés jeudi par l'Insee abondent en tout cas dans ce sens. Le produit intérieur brut (PIB) de la France a nettement accéléré au premier trimestre 2008, progressant de 0,6% après 0,3% au dernier trimestre 2007. L'institut national de la statistique a par ailleurs revu à la hausse la croissance pour 2007 à 2,1%, après une précédente estimation à 1,9%. L'acquis de croissance, c'est-à-dire le niveau de croissance dont on est sûr qu'il sera atteint sauf récession à venir, s'établit donc à 1,4% à la fin mars 2008.

Le gouvernement tablait pour 2007 sur une croissance comprise entre 2% et 2,5%. "Vous accueillez ce matin un ministre de l'Economie qui se réjouit", a dit Christine Lagarde. "On s'est beaucoup moqué de moi quand j'ai dit nous ferons au moins 2%", "on sort à 2,2% : c'est plus que la fourchette basse de nos prévisions", a constaté une Christine Lagarde revancharde. "On a eu un bon investissement des entreprises et une bonne contribution des exportations, qui prennent un peu le relais de la consommation, plutôt faible au premier trimestre 2008", a-t-elle estimé.

"Les remèdes sont confortés"

Dans un communiqué, Nicolas Sarkozy s'est réjoui de ces chiffres qui "traduisent l'impact des mesures prises en application de ses engagements par le gouvernement en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat". "Les résultats de 2007 comme les estimations pour le premier trimestre 2008 sont conformes aux prévisions du gouvernement en dépit d'un contexte international difficile", relève le chef de l'Etat. "Le diagnostic posé sur la situation de notre pays et les remèdes à y apporter sont confortés", estime-t-il.

Dans la même veine, François Fillon a saisi l'occasion pour valider la politique de son gouvernement. "C'est une très, très bonne nouvelle" et "j'invite tous ceux qui pendant six mois nous ont expliqué que la croissance française serait bien inférieure à réfléchir à deux fois avant de faire de nouvelles prévisions", a lancé le Premier ministre devant la presse sur le perron de Matignon. "Les chiffres de la croissance montrent que l'économie française, dans un climat international très difficile, résiste très bien".

L'enthousiasme a aussi gagné le ministre du Budget Eric Woerth qui estime que les chiffres annoncés sont une "bonne surprise", et affirme que la prévision de croissance du gouvernement pour 2008 est "crédibilisée". "La croissance en France tient plutôt bien. Sur la moyenne des pays européens nous avons réduit l'écart", a-t-il déclaré sur iTélé. L'économie allemande a en effet affiché de son côté une robustesse surprenante début 2008, son PIB ayant progressé de 1,5% au premier trimestre.

Cerise sur le gâteau, cette révision à la hausse de la croissance permet à la France de réduire sa dette publique (Etat, Sécurité sociale et collectivités locales) à 63,9% du PIB en 2007, contre 64,2% précédemment. A 50,3 milliards d'euros, le déficit public pour 2007 reste quant à lui à 2,7% du PIB, en-deçà du seuil de 3% prévu dans le pacte de stabilité de l'Union européenne.

L'esclavage au programme du primaire à la rentrée

  • Nicolas Sarkozy a annoncé samedi que l'histoire de la traite des noirs et de l'esclavage serait enseignée dans le cadre des nouveaux programmes.
  • Nicolas Sarkozy a ensuite annoncé que le 23 mai deviendrait "une journée commémorative" de l'abolition de l'esclavage.
A l'occasion de la journée commémorative de l'abolition de l'esclavage, Nicolas Sarkozy a annoncé samedi que cette histoire serait enseignée à partir de la rentrée prochaine dans le primaire, dans le cadre des nouveaux programmes. "Cette histoire doit être inscrite dans les manuels scolaires afin que nos enfants puissent comprendre ce qu'a été l'esclavage, qu'ils puissent mesurer les souffrances engendrées, les blessures qu'il a laissées dans l'âme de tous ceux que rien ne peut délier de ce passé tragique", a déclaré le président, lors de son discours dans les jardins du Luxembourg. Il a également demandé l'inscription dans les nouveaux programmes des collèges et des lycées de l'oeuvre d'Aimé Césaire, poète et député martiniquais décédé le mois dernier à l'âge de 94 ans.

Nicolas Sarkozy a ensuite annoncé que le 23 mai deviendrait "une journée commémorative" de l'abolition de l'esclavage "pour les associations qui regroupent les Français d'Outre-mer de l'hexagone et qui souhaitent célébrer le passé douloureux de leurs aïeux". Le choix du 10 mai par Jacques Chirac avait été contesté par les principales associations de Français originaires d'outre-mer. Des associations et des partis, comme le PS, militaient pour le 23 mai, date d'une marche qui avait réuni en 1998 à Paris 40.000 Français originaires des Antilles, de Guyane et de La Réunion. Bon nombre d'associations ultra-marines ont continuer à boycotter la date du 10 mai.

A l'occasion de cette journée, près d'un millier de personnes participaient par ailleurs dans les rues de Paris à la "marche des libertés", organisée par le Conseil représentatif des associations noires (Cran). Le cortège a quitté vers 15 heures la Place de la République pour rejoindre celle de la Bastille aux cris de "A bas les préjugés". "Nous sommes ici pour commémorer l'abolition de l'esclavage mais aussi pour dénoncer ce qui se passe aujourd'hui", a déclaré le président du Cran, pour qui "il ne faut pas attendre 160 ans pour s'occuper des gens qui souffrent aujourd'hui. On attend que les autorités prennent en compte les discriminations en matière de logement, d'emploi et de loisirs".

Le régime birman est "éminemment condamnable" selon Nicolas Sarkozy

  • Le chef de l'Etat a dénoncé samedi l'attitude de la junte, qui s'oppose toujours au deploiement de l'aide humanitaire destinée aux victimes du cyclone Nargis.
  • Ban Ki-moon a de nouveau exhorté les autorités birmanes à laisser entrer l'aide internationale.
La France se tient prête à apporter son aide aux victimes du cyclone Nargis, mais pas de n'importe quelle manière. Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a affirmé qu'il n'était "pas question de fournir une aide directe à la junte, même si elle l'accepte", dans un entretien au Figaro publié samedi. "Nous passerons par nos propres canaux, ce qui est sans doute mieux que d'avoir recours à des parachutages de vivres", précise-t-il.

Le ministre a annoncé vendredi l'envoi vers la Birmanie d'un bateau de la marine française, chargé de 1500 tonnes de produits et de matériels. "Les aides seront distribuées directement aux sinistrés par des petits bateaux à fond plat ou par hélicoptères par les personnels du navire ou par les ONG françaises déjà sur place", explique-t-il. Samedi, Nicolas Sarkozy a lui jugé l'immobilisme de la junte "éminemment condamnable".

"Très reconnaissants envers la communauté internationale"

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a lui de nouveau exhorté les autorités birmanes à laisser entrer les humanitaires, avertissant que l'inaction pourrait être "fatale" aux survivants. Réponse de l'ambassadeur birman à l'Onu : son pays a l'intention de "coopérer" avec la communauté internationale "pour faire face à ce grand défi". La Birmanie acceptera de l'aide "d'où qu'elle vienne" pour secourir les personnes affectées par le cyclone, a-t-il ajouté.

Reste à vérifier si ces déclarations seront suivies d'effets sur le terrain. Car pour le moment, il existe une certaine distance entre les déclarations et les décisions des autorités. L'aide humanitaire est toujours bloquée aux frontières et la junte a confisqué deux cargaisons d'aide des Nations unies arrivées par avion, a annoncé samedi le Programme alimentaire mondial de l'Onu. Seul un convoi d'aide des Nations unies par voie terrestre a atteint la Birmanie en provenance de Thaïlande, a annoncé ce matin le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés. L'ONU a par ailleurs lancé à la communauté internationale un appel de fonds de 187 millions de dollars pour venir en aide pendant six mois à plus de 1,5 million de personnes affectées par le cyclone.

Pascal Sevran est mort

  • Après la mort de l'animateur vendredi, le chef de l'Etat a exprimé son "immense tristesse". Bertrand Delanoë a salué un "amoureux sincère de la chanson française".
  • Pascal Sevran s'est éteint à l'âge de 62 ans des suites d'un cancer du poumon.
Après l'annonce de la mort de l'animateur de télévision Pascal Sevran vendredi matin, le président Nicolas Sarkozy a exprimé son "immense tristesse", saluant "un homme aux multiples talents". "Pour les Français, il restera avant tout celui qui a oeuvré avec brio pour la chanson française." Le Premier ministre François Fillon a déclaré qu'il "laissera le souvenir d'un homme qui a su divertir et émouvoir des millions de Français".

La ministre de la Culture Christine Albanel a salué un "fou de musique et de chansons", qui "durant deux décennies, a transmis sa passion de la musique à des millions de téléspectateurs". Son prédécesseur Jack Lang s'est dit "bouleversé par l'annonce de la mort de Pascal Sevran (...) un ami incomparable dont j'aimais au plus haut point la générosité, la finesse, la drôlerie, l'intelligence décapante, la passion pour l'art et la musique". De son côté, le maire de Paris Bertrand Delanoë a rendu hommage à cet "amoureux sincère de la chanson française". "Au-delà des excès de certaines de ses positions qui avaient suscité la polémique, je retiendrai la sensibilité et l'intelligence de l'homme", a-t-il souligné.

Sur France 2, le comédien Jean Piat, avec qui Pascal Sevran avait fait une émission, a lui salué "un défenseur de la chanson française". Line Renaud a estimé que "Pascal [Sevran] s'en va beaucoup trop tôt". "Il a été un protecteur de la chanson. Qui va faire cela maintenant ?", s'est-elle interrogée. Quant à Nicoletta, elle a salué "un grand seigneur de la variété". L'humoriste Laurent Gerra a salué "quelqu'un qui n'était pas dupe de son époque" et qui "avait énormément de goût et (...) cette soif d'apprendre, de connaître, de vivre l'instant présent". "Pascal était entier dans ses passions, ses enthousiasmes et ses colères. C'est ce qui faisait son charme", a enfin déclaré l'animateur Marc-Olivier Fogiel, ajoutant que c'était "le contraire d'un opportuniste. Il incarnait le politiquement incorrect".

L'hommage de Sarkozy au commando Kieffer

  • Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi, à l'endroit où les hommes de Philippe Kieffer avaient débarqué le 6 juin 1944, la création d'un commando marine baptisé commando Kieffer.
  • A l'occasion des célébrations de la victoire alliée du 8 mai 1945, Nicolas Sarkozy s'est également rendu au cimetière canadien de Beny-Reviers, dans le Calvados.
Les célébrations de la victoire alliée du 8 mai 1945, décentralisées cette année, se sont tenues jeudi à Ouistreham en présence du président de la République Nicolas Sarkozy. Sur la plage même où avait débarqué le 6 juin 1944 le commando Kieffer, formé de jeunes Français résistants, le chef de l'Etat a passé les troupes en revue, suivi du Premier ministre François Fillon et des ministre et secrétaire d'Etat à la Défense Hervé Morin et Jean-Marie Bockel. Sous un soleil radieux, devant une mer étincelante et calme, le président est ensuite allé saluer les survivants du commando Kieffer.

Ils étaient 177 volontaires français, les "bérets verts" dont le commando portait le nom de leur chef, le capitaine de corvette Philippe Kieffer. Ils avaient débarqué à la brèche de Colleville, qui portait le nom de code Sword Beach. Alors que les barges approchaient de la côte, le commandement britannique avait laissé celle qui les transportait passer en tête, leur laissant l'honneur de fouler les premiers le sol national.

"Nous célébrons avant tout une victoire morale"

Pour leur rendre hommage, à l'endroit même où ils avaient débarqué, Nicolas Sarkozy a annoncé ce jeudi la création d'un 6ème commando marine, une unité des forces spéciales baptisée commando Kieffer. Le président de la République a remis symboliquement le fanion de ce nouveau commando au contre-amiral Marin Gillier, commandant des fusiliers marins et des commandos. C'est lui qui avait dirigé sur le terrain, au large des côtes somaliennes, les opérations militaires ayant permis la libération des 30 otages du Ponant, le 11 avril.

Outre cet hommage aux 177 jeunes volontaires, Nicolas Sarkozy, dans son discours, a voulu englober dans une même reconnaissance tous les grands résistants : "Nous ne célébrons pas seulement une victoire militaire, nous célébrons avant tout une victoire morale", a lancé le chef de l'Etat. "Aucune faute, aucun crime ne doit être oublié, mais la France, qui tant de fois dans son histoire s'est battue pour la liberté et la dignité des hommes, la France dont nous pouvons apprendre à nos enfants à être fiers, la vraie France, elle n'était pas à Vichy, elle n'était pas dans la collaboration", a-t-il martelé. "La vraie France, elle n'était pas dans la milice, la vraie France, la France éternelle, elle avait la voix du général de Gaulle. La vraie France, la France éternelle, elle avait le courage de Jean Moulin", "le visage lumineux de Germaine Tillion, de Lucie Aubrac, d'Honoré d'Estienne d'Orves, de Tom Morel, du commandant Kieffer".

Nicolas Sarkozy s'est ensuite rendu au cimetière canadien de Beny-Reviers, dans le Calvados, où il a rendu un hommage appuyé aux soldats canadiens morts "pour participer à la libération de la France". En début de journée à Paris, à quelques mètres de l'Elysée, le chef de l'Etat avait déposé une gerbe aux pieds de la statue du général de Gaulle.

Nicolas Sarkozy dit son "admiration" pour Angela Merkel

  • Le chef de l'Etat a prononcé jeudi un vibrant hommage, largement improvisé, à la chancelière allemande à laquelle a été décerné le Prix Charlemagne.
  • Une occasion pour Nicolas Sarkozy de souligner l'importance du couple franco-allemand après quelques frictions.
Nicolas Sarkozy a rendu jeudi à Aix-la-Chapelle un hommage très appuyé à la chancelière Angela Merkel, soulignant l'importance du couple franco-allemand. "J'ai beaucoup d'admiration pour cette femme de l'Est qui s'est trouvée à la tête de 27 pays d'Europe et d'une Allemagne réunifiée, j'imagine que venant d'où tu viens, chère Angela, tu mesures avec la modestie qui est la tienne le chemin que tu as parcouru", a déclaré le chef de l'Etat français à l'occasion de la remise du prix Charlemagne 2008 à la chancelière allemande. "Ce chemin qui est le tien, c'est un chemin d'espoir pour tous les Européens. Qu'une jeune femme de derrière le Rideau de fer ait pu devenir une femme d'Etat à la tête d'une Europe réunifiée, en moins de trente ans, quel parcours ! Le mérite t'en revient", a-t-il ajouté.

"Ce destin qui est le tien, nous devons le proposer à l'ensemble des Européens (...) en disant ce que cette jeune femme de l'Est a connu, a vécu, a construit, tous les Européens pourraient le construire, le vivre et le bâtir", a poursuivi le président français. "L'Europe est une idée trop forte, trop belle et trop juste pour n'être que celle des élites, de ceux qui savent, de ceux qui réussissent. Cette idée juste, elle doit être partagée par les peuples européens", a-t-il insisté sous les applaudissements.

"La presse parle beaucoup de notre couple"

Lors de cet hommage largement improvisé, Nicolas Sarkozy est revenu sur les récentes frictions qui ont opposé le couple franco-allemand, notamment autour du projet français d'Union pour la Méditerranée. "Entre tous les pays, on peut avoir des désaccords, mais entre la France et l'Allemagne, quand on se dispute, on ne peut pas se disputer comme les autres. Quand on se dispute, c'est pour trouver une solution parce qu'on n'a pas le droit de laisser des malentendus ou des contradictions d'intérêts creuser un fossé qui est interdit entre l'Allemagne et la France", a-t-il dit.

"La presse parle beaucoup de notre couple", a poursuivi Nicolas Sarkozy. "Je félicite Mme Merkel qui est là et je voudrais lui dire de ne pas croire tout ce qui est écrit dans la presse : j'aime Angela Merkel beaucoup plus que ce qu'ils disent", a-t-il assuré sous les rires de l'assistance.

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