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Le PS, parti "le plus sectaire d'Europe"

  • Le chef de l'Etat a affirmé que la démocratie française "souffrait" d'une opposition animée par "un esprit de clan", lors d'un buffet offert aux parlementaires UMP.
"Nous avons fait du bon boulot, c'es bien que le président nous félicite". Cette phrase revenait souvent dans la bouche des 200 à 300 parlementaires UMP invités mercredi à partager un buffet avec Nicolas Sarkozy dans les jardins de l'Elysée. "Il était en forme, détendu et pas fatigué comme l'ont laissé croire certaines gazettes", affirme-t-on au groupe UMP. Nicolas Sarkozy ne s'est pas adressé très longuement aux députés et sénateurs mais il a voulu les remercier pour leur vote lors de l'adoption de la réforme institutionnelle.

Le chef de l'Etat s'est félicité que l'UMP, qui a écarté toute mesure de rétorsion à l'encontre de ses sept parlementaires qui ont voté "non", n'ait pas "la même attitude que les socialistes". Car une nouvelle fois, le locataire de l'Elysée a lancé une charge violente contre le PS français, "parti le plus sectaire d'Europe", dont il a dénoncé la fermeture d'esprit. "Ils se détruisent par leur sectarisme", a-t-il affirmé à propos de l'opposition, affirmant toutefois son "respect" pour Jack Lang, seul parlementaire socialiste à avoir voté en faveur du texte. Il a également cité le sénateur Michel Charasse, exclu du PS en mai, qui s'est abstenu.

Sarkozy "blessé"

A propos du lobbying auprès de parlementaires récalcitrants ou encore indécis à la veille du Congrès de Versailles, le chef de l'Etat a admis avoir passé des "coups de téléphone". "C'est incontestable" mais "parler à quelqu'un de ma famille politique ce n'est pas menaçant", a-t-il affirmé. "J'ai été par contre blessé par certains qui disent que j'aurais fait des menaces, ce ne sont pas mes méthodes", a fait valoir le président de la République. "On a donné l'image d'une majorité qui continue les réformes quoi qu'il arrive", a-t-il également affirmé.

Les parlementaires de l'opposition ayant voté "oui" à la réforme des institutions avaient été conviés mercredi, mais ils ne sont pas allés jusqu'à participer à ces agapes. Jack Lang est reparti en vacances à Mykonos, en Grèce. Et les députés radicaux ne se sont pas déplacés. "Qu'ils se congratulent entre eux. Je n'ai pas de raison d'être à l'Elysée, je suis dans l'opposition", a expliqué Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG) dont une grande partie des élus a voté "oui".

Jack Lang : "socialiste je suis, socialiste je resterai"

  • Invité du 20 h de TF1 mardi, le député PS qui essuie une volée de bois vert après son "oui" à la réforme constitutionnelle a dénié le droit au PS de lui retirer toute "étiquette".
"Je respecte mes camarades qui ont voté contre mais je n'ai pas de leçon de socialisme à recevoir des uns et des autres". Mis de facto au ban du Parti socialiste mardi après son "oui" à la réforme des institutions, Jack Lang a affirmé mardi lors du 20 heures de TF1 : "Socialiste je suis, socialiste je resterai".

"Il n'appartient à aucune instance, surtout d'un parti aujourd'hui en crise, de me retirer quelque étiquette que ce soit", a lancé le députe PS du Pas-de-Calais. Le patron du groupe PS à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, a affirmé mardi "que le groupe a pris acte que Jack Lang s'est mis lui-même en dehors du groupe socialiste".

"Que certains balaient devant leur porte"

"Aucun Français, aucun Français de gauche en particulier, ne doute que je sois un socialiste plein et entier", a insisté l'ancien ministre. "Que certains balaient devant leur porte, la liste est longue de ceux qui dans des circonstances infiniment plus importantes n'ont pas respecté la ligne du Parti socialiste", a-t-il dit dans une allusion aux partisans du "non" au référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005. L'ancien vice-président du comité Balladur sur la réforme des institutions a de nouveau expliqué avoir voté la révision par "honnêteté intellectuelle".

Dès lundi soir, plusieurs voix se sont élevées au PS pour dénoncer l'attitude de Jack Lang, Ségolène Royal évoquant une "trahison". "Ce n'est pas lui qui a fait passer la réforme, mais il s'est quand même placé depuis plusieurs mois dans une position qui n'était pas celle de son parti (...) Il doit maintenant prendre conscience de ce qu'il a fait et en tirer toutes les conclusions sur le plan moral", a jugé mardi le premier secrétaire du PS, François Hollande. Julien Dray, porte-parole du PS, est allé plus loin en affirmant que M. Lang n'avait "plus sa place dans notre famille politique". L'UMP a elle dénoncé une "chasse à l'homme" contre l'ancien ministre de François Mitterrand.

Au PS, c'est la gueule de bois

  • Entre la polémique autour de Jack Lang et les critiques des rénovateurs du parti, François Hollande affronte une nouvelle crise au sein de son parti.
  • "Le PS doit s'interroger sur sa stratégie de parti d'opposition", affirment notamment Manuel Valls et Jean-Marie Le Guen.
Ils n'ont pas pu régler leur linge sale en famille. Depuis l'annonce du résultat au Congrès de Versailles, les socialistes tentaient de faire taire leurs divisions mais le lendemain de défaite s'avère difficile. Rassemblés mardi matin en réunion de groupe, les députés PS ont abordé notamment "le cas" Lang. L'ancien ministre de la Culture est au centre de toutes les conversations depuis lundi soir puisqu'il est le seul parlementaire socialiste à avoir voté la réforme des institutions. Jack Lang a été durement critiqué par Jean-Marc Ayrault, Ségolène Royal ou encore François Hollande. Invité mardi matin de LCI, le porte-parole du PS Julien Dray a été très clair : "Il n'a plus sa place dans notre famille". "La moindre des choses, le respect que Jack Lang doit à ce parti auquel il a contribué, c'est de dire +je vis ma vie, vivez la vôtre de votre côté+", a estimé le porte-parole.

Interrogé par l'AFP sur ces déclarations, Jack Lang a répondu tout aussi clairement : "il n'est au pouvoir de personne de me rayer de la carte du paysage politique français". "Il y a trois boussoles qui me guident : mon idéal de gauche, ma conscience et la confiance populaire dont je bénéficie", a-t-il affirmé. Par ailleurs, l'ancien ministre de la Culture a déclaré "approuver totalement, intégralement" le texte des quatre députés PS qui, bien qu'ayant voté contre la révision, dénoncent, dans Le Monde daté de mercredi, "l'antisarkozysme pavlovien" du parti.

En effet, au-delà du vote de Jack Lang, la direction du PS et son premier secrétaire François Hollande se trouvent à nouveau fragilisés après le vote de la réforme institutionnelle voulue par Nicolas Sarkozy. S'ils ont fait taire leurs critiques le soir du résultat, des députés socialistes les ont exprimé sans détour dans une tribune publiée par Le Monde daté de jeudi. Christophe Caresche, Jean-Marie Le Guen, Gaëtan Gorce, et Manuel Valls estiment que "l'adoption de la réforme constitutionnelle conduit à s'interroger sur la pertinence de stratégie du Parti socialiste".

"Le PS se rétrécit sur lui-même"

Pour ces quatre députés, qui faisaient partie des 17 ayant appelé en mai à un "compromis" avec le président de la République, "le PS n'aura été ni en capacité de faire échec à cette réforme institutionnelle, ni en situation de l'infléchir". Pour eux, "le PS doit s'interroger sur sa stratégie de parti d'opposition. Sa disqualification résulte de son incapacité à s'abstraire d'une forme d'antisarkozysme pavlovien qui le conduit à s'opposer systématiquement à tout projet émanant du président de la République". "Au moment où la France connaît des défis majeurs, les Français n'attendent pas seulement que le Parti socialiste dénonce une politique inefficace et injuste, mais qu'il aide notre pays à surmonter ses difficultés", poursuivent-ils.

A quatre mois du congrès de Reims, cette défaite du PS au congrès de Versailles va donner l'occasion aux adversaires de François Hollande de dénoncer une nouvelle fois la stratégie du premier secrétaire. Les "rénovateurs" du parti ne supportent plus l'image politicienne qu'offre leur parti et le manque de lisibilité de ces décisions dans l'opinion. Le strauss-kahnien Jean-Marie Le Guen dénonçait ainsi dans les couloirs de l'Assemblée mardi "l'atmosphère" au PS "d'un appareil qui se rétrécit sur lui-même et ses certitudes et ne montre pas un esprit d'ouverture". Interrogé sur Jack Lang, il relativisait l'importance de son vote : "ce n'est pas la voix de Jack Lang qui a fait voter le texte", mais celles des radicaux de gauche". Il est vrai que pour François Hollande, le soutien du PRG à la réforme de Nicolas Sarkozy devrait être une préoccupation beaucoup plus importante que la position de l'ancien ministre de la Culture dont le vote n'est pas une surprise. Mais la stratégie du bouc émissaire est un classique dans les périodes de tempête.

La réforme des institutions plébiscitée... par les Français

  • Selon un sondage du JDD, les Français sont à une majorité écrasante favorables à la réforme des institutions qui sera examinée par le Congrès lundi.
  • Référendum, intervention du chef de l'Etat devant le Congrès... La plupart des réformes du texte recueille de 60% à 89% d'avis favorables.
Si le suspense sur l'adoption du projet de réformes des institutions doit prendre fin lundi avec un vote pour ou contre du Congrès, les Français, eux, votent déjà pour. Selon un sondage Ifop dans le Journal du Dimanche, ils sont de 60 à 90% selon les questions, et même davantage chez les sympathisants du Parti socialiste, à juger favorablement diverses propositions comme l'obligation pour le gouvernement d'obtenir l'accord du Parlement pour prolonger une opération militaire au-delà de six mois ou la limitation du nombre de mandats présidentiels à deux.

Le recours facilité au référendum est approuvé par 86% des répondants et 90% des sympathisants du PS, la possibilité pour le Parlement de s'opposer à des propositions de nominations par 83% et 87% respectivement, et la limitation de l'utilisation de l'article 49.3 par 82% et 90%. Les majorités sont un peu moins tranchées s'agissant de la possibilité pour le chef de l'Etat de prendre la parole devant le Congrès : 70% des répondants approuvent cette proposition, dont 92% des sympathisants de l'UMP mais seulement 40% de sympathisants du PS. La suppression du droit de grâce présidentiel obtient 63% d'avis favorables tandis que 37% des sondés s'y opposent.

Pour être adoptée, la réforme chère au président Nicolas Sarkozy devra être votée par une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés par les députés et sénateurs lundi. Les groupes UMP de l'Assemblée et du Sénat, à l'exception de certains de leurs membres, prévoient de voter pour alors que les socialistes ont fait savoir qu'ils voteraient contre, à l'exception notable du député du Pas-de-Calais Jack Lang, membre de la commission Balladur qui avait préparé le terrain à la réforme. Les élus communistes et Verts, ceux du Mouvement pour la France de Philippe de Villiers et ceux du MoDem, dont François Bayrou, rejettent aussi la révision de la Constitution.

Le Sénat donne son feu vert pour les institutions, le Congrès convoqué

  • Jeudi matin, Nicolas Sarkozy a officiellement convoqué le Parlement en Congrès (Assemblée et Sénat) à Versailles lundi 21 juillet pour un ultime vote.
  • Le Sénat avait adopté dans la nuit de mercredi à jeudi en seconde lecture le projet de réforme des institutions dans les mêmes termes que l'Assemblée nationale.
Le Sénat a adopté dans la nuit de mercredi à jeudi en seconde lecture le projet de réforme des institutions dans les mêmes termes que l'Assemblée nationale. Le texte a été voté au scrutin public par 162 voix pour et 125 voix contre. Jeudi matin, le président de la République Nicolas Sarkozy a par ailleurs officiellement convoqué le Parlement en Congrès (Assemblée et Sénat) à
Versailles lundi 21 juillet pour se prononcer sur le projet lors d'un ultime vote.

Lors de l'examen nocturne au Sénat, l'UMP a voté pour, les centristes se sont abstenus et l'opposition de gauche PS, PCF et Verts contre. L'opposition a tenu à défendre en vain, mais pied à pied, ses quelques 120 amendements réclamant le droit de vote pour les étrangers, la proportionnelle ou une réforme du scrutin sénatorial. Quelques rares amendements de la droite défendus notamment par le sénateur UMP Alain Lambert ont été également repoussés. Le chemin est maintenant ouvert pour la réunion, le 21 juin, du Congrès de Versailles, que le président de la République devrait convoquer officiellement par décret dans les prochaines heures. Le projet de loi de réforme des institutions, pour être ratifié par le Congrès, devra réunir une majorité des 3/5e des suffrages exprimés, mais le suspens demeure car cette majorité n'est pas acquise. Le gouvernement n'aura pas réussi à obtenir le compromis qu'il souhaitait sur ce texte. Toute la gauche - PS, PCF, Verts - a en effet annoncé qu'elle votera en bloc contre et des réticences sont toujours présentes notamment parmi les députés UMP.

Cette révision institutionnelle préparée par la commission Balladur depuis l'automne dernier a été l'objet d'un véritable marathon parlementaire tant à l'Assemblée nationale qu'au Sénat durant deux lectures. Elle prévoit notamment que le chef de l'Etat pourra s'exprimer devant le Congrès et renforce en contrepartie certains droits du parlement. Elle permettra aussi à tout citoyen de saisir le Conseil constitutionnel à travers le filtre du Conseil d'Etat et de la Cour de Cassation, et réformera le Conseil supérieur de la magistrature.

Sauvons bécassine !

Que faire pour se faire remarquer, pour parler de sa personne ? Mme Royal cherche, Mme Royal trouve, Mme Royal se plante ! Voici le récit d'une femme à la déroute en perte de vitesse depuis sa cuisante défaite à la présidentielle. Triste fin pour une femme qui rêvait déjà d'incarner la gauche et le parti socialiste jusqu'en 2012. Il faut quand même la féliciter pour avoir réussi à diviser une gauche déjà diviser et détruite par de multiple échec.

Les échéances socialistes approchent, Mme Royal recule dans son propre camp. Une seule solution s'offre à elle, tout faire pour parler d'elle à n'importe quel prix. Soit elle ne mesure pas la portée de ce qu'elle affirme et c'est grave, soit elle joue avec le feu et dans ce cas elle risque de le payer cher.

Mais que cherche cette femme quand elle affirme que Nicolas Sarkozy n'était pour rien dans la libération d'Ingrid Betancourt ? Une réaction pitoyable qui choque même à gauche ! Jack Lang a estimé que "minimiser" le rôle de Nicolas Sarkozy relevait d'une "rare mesquinerie et d'un manque d'élégance morale", tandis que le député Philippe Martin jugeait les propos de Mme Royal "assez tristes et un peu consternants". "Une petite fille dans une cour de récréation" comme dira François Fillon.

Mme Royal a raté son coup mais ne veux pas rester sur un échec, une petite intervention au journal de France 2 ne peut lui faire que du bien tellement elle est arrivé bas. D'ailleurs, elle a surement appris, comme nous tous, qu'elle s'est fait doubler par Mme Aubry dans les sondages ! Une honte non surtout quand on sait que cette femme a mis en place les 35 heures. Mme Royal vexée ? Surement mais restons sur la même ligne : attaquer, pourrir, détruire Nicolas Sarkozy et surtout parler de sa petite personne. Et dis donc, France 2 c'est bien pour une nouvelle polémique non ! Pas de temps de perdu, Mme Royal affirme avoir établi "un rapport" entre la fouille de son appartement cambriolé et son accusation de "mainmise du clan Sarkozy sur la France", parlant d'"une drôle de coïncidence".

Comment peut-on encore croire en la crédibilité de cette femme ? Je me demande. Ses attitudes calculées, ses attaques gratuites sans fondement, sans preuve vont la mener droit au oubliette. Et je m'associerai à tous ceux qui aujourd'hui condamne fermement ces propos que je juge honteux et révoltant. Certaines limites sont infranchissables, il s'agit ici de diffamation et de mensonge qui frôle le ridicule. Par ailleurs comme la dit Chantal Brunel, il y a une chose que l'on ne pourra jamais voler chez elle, c'est son programme car elle en a pas !

Pour conclure, j'espère qu'une plainte sera déposée pour diffamation par les instances de l'UMP, de tels propos sont condamnables pour certain pourquoi pas pour Mme Royal. J'attends avec impatience des excuses publiques de sa part même si l’humilité ne semblant pas être un sentiment capable de l’effleurer.

"Heureusement le ridicule ne tue pas"
Sarkozyfrance2007

Le cauchemar secret du PS

  • La force des inimitiés rue de Solférino délie les langues sur la possibilité d'un scénario-catastrophe.
"Quand un couple n'est même plus capable de s'entendre sur le prénom d'un enfant, il n'a plus qu'à divorcer". Cette comparaison d'un militant socialiste à propos de la querelle sémantique sur le libéralisme en dit long sur l'ambiance qui règne actuellement dans les couloirs de la rue de Solférino. Libéralisme politique ou économique ? Social-démocratie ? Social-libéralisme ? Gauche réformiste ? Seul des thésards en science politique parviennent à suivre la guerre des mots qui agite depuis quelques jours le PS, et encore... Depuis la sortie du livre de Bertrand Delanoë et la réponse qui lui a été faite par Ségolène Royal, la tension est montée d'un gros cran dans la pré-bataille du congrès de novembre. Une tension qui révèle l'ampleur des rivalités personnelles entre présidentiables.

Comme le note le politologue Olivier Duhamel, "pour la première fois chez les socialistes, les conflits ne recouvrent plus des oppositions idéologiques mais seulement des ambitions". Et les uns et les autres sont à ce point d'accord sur le fond qu'ils vont ratifier dans dix jours une nouvelle déclaration de principes qui se prononce pour "une économie sociale et écologique de marché". Si le tournant réaliste du PS est une réelle avancée, la querelle sur les mots maquille le manque de propositions concrètes. Polémiquer sur les mots permet tout juste de patienter jusqu'au prochain congrès à peu de frais.

"Les blessures saignent à nouveau"

A peu de frais ? Pas si sûr à en croire les confidences glissées ici ou là par certains ténors du PS depuis quelques jours. "Il faut faire baisser la pression car sinon nous arriverons au congrès de Reims dans un sale état. Nos troupes s'inquiètent", explique un vieux député pourtant rompu aux ambiances sportives. Même analyse exprimée lundi au micro de RTL par Jean-Marc Ayrault : "Aujourd'hui, c'est le cartel des non au Parti socialiste: il y a ceux qui ne veulent pas de Bertrand, ceux qui ne veulent pas de Ségolène et puis il y a ceux qui ne veulent ni de Ségolène ni de Bertrand. Demain, vous aurez peut-être la coalition de ceux qui ne veulent pas de Martine, jusqu'où va-t-on aller comme ça !". Aujourd'hui personne ne sait vraiment. Car même lorsque les "reconstructeurs" réunissent dimanche dernier un millier de cadres pour une rencontre sur le projet, les phrases les plus applaudies sont les flèches lancées à la tribune contre tel ou tel dirigeant. "La campagne des municipales a endormi les blessures de la présidentielle. Aujourd'hui elles saignent à nouveau", résume un participant.

Comment tous ce gens-là vont-ils pouvoir continuer à vivre ensemble ? La question est posée. "C'est incroyable de voir à quel point tant de défaites ne provoquent même plus de sursaut collectif. Si les choses ne bougent pas en interne, elles finiront pas bouger autrement, ce que je ne souhaite pas", prévient un ancien porte-parole de Ségolène Royal. Traduction : certains présidentiables pourraient tenter de continuer à l'extérieur du PS leur combat politique. Et de poursuivre : "ne vous demandez pas pourquoi la gauche ne présente pas d'idée nouvelle, 100% des énergies sont concentrées sur la meilleure façon de barrer la route au voisin." Interrogé dans le Nouvel Obs sur un risque de scission au PS, Michel Sapin a eu cette réponse :"nous n'en sommes pas là."

Deux candidats PS en 2012 ?

Mais François Hollande s'inquiète à mots couverts. .Lors d'une conversation avec Jean-Paul Huchon filmée à son insu il y a quelques jours, il a évoqué la diabolisation dont était victime son ex-compagne : "Il y a un risque... Si tu la diabolises, alors à ce moment là, elle va dire : si vous ne voulez pas de moi, alors je vais me présenter ailleurs. Si tu dis qu'elle est pas des nôtres, on se retrouve avec deux candidats pour les élections. C'est de la folie". Deux candidats du PS en 2012 ? Ce scénario-catastrophe pour la gauche n'est plus de pure fiction. Avec un François Bayrou récoltant, si son parti se requinque, les fruits de cette guerre des roses et un Olivier Besancenot s'incrustant avec un score à deux chiffres.

Que Ségolène Royal l'emporte au mois de novembre, il paraît difficile de croire les éléphants capables de se soumettre à une "démocratie participative" tant décriée ou à une personnalisation du pouvoir tant assumée. Le fabiusien Claude Bartolone explique tout haut ce que ses détracteurs lâchent tout bas : "elle n'a pas changé malgré sa défaite, ni sur le plan personnel ni sur le plan politique". Mais qu'elle échoue, il sera alors tant pour elle de consolider ses positions chez les militants afin de prendre sa revanche au congrès de désignation présidentiel de 2011. Dans les deux cas, quatre années de guérilla incessante entre deux camps irréconciliables. Avec des rafales ou tirs de mortiers qui rendront acrobatique une candidature unique du PS. C'est toute la tristesse d'un parti que ses militants courageux veulent rénover avec des dirigeants qui ne se supportent plus.
"Au bord du gouffre !"
Sarkozyfrance2007

Ni Royal, ni Delanoë pour les français

  • Selon un sondage Le Parisien, une majorité de Français pensent que les deux prétendants PS ne feraient pas un bon président de la République.
  • 56% des sondés estiment que Ségolène Royal ne serait pas capable de réformer la France.
Les Français estiment que ni Ségolène Royal ni Bertrand Delanoë ne ferait un bon président de la République, selon un sondage à paraître aujourd'hui dans Le Parisien/Aujourd'hui en France.

Seuls 32% des Français pensent que Ségolène Royal ferait une bonne présidente de la République (58% pensent le contraire). Bertrand Delanoë ne semble guère plus convaincant, avec seulement 34% de Français voyant en lui un bon locataire pour l'Elysée (contre 47% persuadés du contraire).

Si l'on s'en tient au poste de premier secrétaire du PS, Bertrand Delanoë est plus convaincant que Ségolène Royal (59% contre 52%).
D'autre part, une majorité de Français considèrent que Ségolène Royal ne serait pas capable de réformer la France (56% contre 33% qui estiment le contraire) et n'a pas de vrai projet pour le pays (51% contre 36%).

Les sceptiques sont également majoritaires pour Bertrand Delanoë, mais l'écart avec les enthousisates est plus faible: 45% des Français pensent qu'il ne serait pas capable de réformer la France (contre 34% qui pensent le contraire) et 37% ne lui prêtent pas de vrai projet pour le pays (contre 35%).

Incertitude sur la réforme des institutions

  • Au terme de la première semaine de débat, la modeste réforme proposée par Nicolas Sarkozy risque de passer à la trappe, malgré l'ouverture d'une partie des socialistes.
  • Pourquoi un tel gâchis ?
A peine élu, Nicolas Sarkozy prend la classe politique par surprise et décide en juin dernier un big-bang institutionnel : interdiction du cumul des mandats, sanctions financières contre l'absentéisme, revalorisation réelle du parlement, démocratisation du Sénat, suppression des départements... Porté par l'état de grâce, le chef de l'Etat impose une rupture des pratiques, en haut comme en bas de l'échelle. La France jouit enfin de la respiration démocratique dont elle avait tant besoin.

Mais au lieu de cela, Nicolas Sarkozy a voulu prendre le temps, mettre en place une commission pluraliste (qui a bien travaillé) et faire passer une réforme modeste mais utile de la Constitution. Résultat : comme sur ce dossier aussi technique qu'explosif, il est aussi difficile d'abattre une cloison en plâtre qu'un mur en pierres, le changement piétine, le toilettage institutionnel est gravement menacé.

Absence insupportable sur les bancs de l'Assemblée

Depuis des semaines en coulisses et depuis mardi en séance, les députés ergotent donc, plus qu'ils ne débattent, entre petits intérêts et calculs peu glorieux. Mais ne blâmons pas trop ceux qui s'intéressent à cette réforme. Pour l'ouverture du débat par François Fillon, ils n'étaient qu'une trentaine sur les bancs de l'Assemblée, sur 577... Trop de projets de loi, de commissions parlementaires, de missions en tous genres, diront-ils pour justifier leur absence. Pas faux. Mais comment l'opinion peut-elle accepter ce genre d'argument lors d'un débat qui concerne justement l'amélioration de leur travail au quotidien et plus important encore, le renforcement de leurs pouvoirs ?

Cette réforme comporte en effet des avancées qui rééquilibrent incontestablement les pouvoirs du parlement : évaluation des politiques publiques par les députés, droit de veto du Parlement sur les nominations présidentielles, restriction de l'usage du 49.3, partage de l'ordre du jour de l'Assemblée... Il est trop rare de voir un gouvernement proposer un texte qui rogne ses propres pouvoirs pour faire la fine bouche. C'est le sens de l'appel de 17 députés socialistes qui veulent prendre "leurs responsabilités au moment où des progrès importants peuvent être obtenus" pour la vie démocratique.

En pointe dans ce combat, Manuel Valls qui dialogue beaucoup en coulisses avec Jean-François Copé pour faire aboutir un compromis. "C'est le combat des modernes contre les anciens et ceux qui poussent pour la réforme sont dans une solidarité générationnelle", fait remarquer un député socialiste. Les partisans d'un vote positif au Congrès le 7 juillet comptent établir un rapport de forces ouvert avec le gouvernement pour faire progresser le texte sur plusieurs points : un geste sur le mode de scrutin des sénatoriales, une avancée sur le décompte du temps de parole du président dans les médias ou une dose de proportionnelle à l'Assemblée.

La gauche responsable en cas d'échec

En cas de refus de la direction du PS d'adopter la réforme constitutionnelle, la gauche sera considérée comme totalement responsable d'un échec institutionnel. Ces 17 députés espèrent convaincre leurs collègues de voter une réforme amendée, malgré les pressions de François Hollande ou Ségolène Royal qui refusent le consensus avec Nicolas Sarkozy. "Dans cette affaire, il faut bien séparer le parti et le groupe PS. Les parlementaires ne sont pas dans la même logique que les éléphants", analyse un socialiste.

Si à droite, le groupe UMP doit faire début juillet avec la défection d'une quarantaine de députés "gaullistes", il cherche à engranger une quarantaine de voix socialistes pour faire adopter la réforme aux 3/5e. Mais pour l'instant, calculette à la main, le compte n'y est pas. Le pointage des pour et des contre évolue chaque jour, au gré des manœuvres et des menaces plus ou moins surjouées. Il reste 45 jours au président de la République et aux socialistes qui souhaitent un compromis pour s'entendre.

L'appel de députés PS en faveur de la réforme des institutions

  • Parmi les signataires de cet appel qui sera publié dans Le Monde daté de vendredi, Manuel Valls Christophe Caresche, Jean-Marie Le Guen, Didier Migaud.
  • Le président du groupe PS, Jean-Marc Ayrault, s'est dit "serein" sur l'unité du groupe au moment du vote.
Un appel surprenant. Une poignée de députés PS vont lancer un appel, en direction de leurs collègues socialistes, en faveur de la réforme des institutions, dans une tribune qui doit être publiée dans Le Monde daté de vendredi. "Le parti socialiste ne saurait se soustraire à ses responsabilités au moment où des progrès importants peuvent être obtenus" pour la vie démocratique, écrivent ces députés. "Pour notre part, nous sommes prêts à les prendre", soulignent les signataires, parmi lesquels figurent Christophe Caresche, Jean-Marie Le Guen, Didier Migaud, René Dosière et Manuel Valls, selon une source au PS.

Joint mercredi soir par l'AFP, le président du groupe PS, Jean-Marc Ayrault, s'est dit "serein" sur l'unité du groupe au moment du vote. "Cet appel exprime l'une des sensibilités qui existent au sein du groupe sur le projet de réforme. Il y a ceux qui pensent que c'est une opportunité et d'autres qui n'en veulent pas", a déclaré Jean-Marc Ayrault. "La ligne de conduite sera définie mardi, à l'issue de l'examen du texte. On fera le bilan et on tranchera par un vote", a-t-il insisté. L'esprit de cette initiative est de favoriser l'accouchement d'"un texte équilibré" entre les positions de la majorité et les exigences de la gauche, a déclaré un signataire.

"Nous sommes inquiets qu'une négociation n'arrive pas à se nouer. On a le sentiment qu'il y a deux approches qui ne se rencontrent pas. Il faut passer un vrai compromis, mais pour cela, il faut le vouloir et en définir les contours", a-t-il ajouté en déplorant en substance la frilosité du PS dans ce dossier. "Je comprends le souci tactique" qui consiste à mettre en avant les exigences des socialistes sur le texte. Mais "à force de tendre la corde, elle va finir par casser".

"Le vote arrêtera une position commune"

Interrogé sur cette initiative, Arnaud Montebourg, chef de file des députés PS sur ce dossier, l'a jugée "prématurée". "Je souhaite qu'on aille au bout du processus avant de se prononcer, c'est à la fin de la discussion qu'on pourra construire une position", a-t-il dit. "C'est un texte parmi d'autres contributions qui viendront alimenter le débat général"? a-t-il ajouté. Pour Jean-Marc Ayrault "la parole est libre au PS et le vote arrêtera une position commune". Par ailleurs, "quel que soit le vote" du groupe PS en première lecture, cela ne préjuge en rien de notre position finale au Congrès de Versailles, a-t-il répété.

Royal porte plainte contre Raffarin

  • Jean-Pierre Raffarin avait accusé la présidente de Poitou-Charentes de "délinquance sociale" après sa condamnation en appel dans un litige de droit du travail.
  • Ségolène Royal avait été condamnée en appel le 10 avril à verser plusieurs mois de salaires impayés à deux anciennes attachées parlementaires.
L'avocat de Ségolène Royal a annoncé jeudi le prochain dépôt d'une plainte pour diffamation contre l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui avait accusé la présidente de Poitou-Charentes de "délinquance sociale" après sa condamnation en appel dans un litige de droit du travail. Au terme d'une dizaine d'années de procédure, Ségolène Royal avait en effet été condamnée en appel le 10 avril à verser plusieurs mois de salaires impayés à deux anciennes attachées parlementaires. "Le licenciement abusif n'est pas une pratique pour qui prétend exercer de hautes fonctions (...). Pour un responsable politique, la délinquance sociale, c'est la faute majeure", avait alors déclaré l'ancien Premier ministre dans Le Parisien.

Enfin, Me Jean-Pierre Mignard a précisé que l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle va se pourvoir en cassation du jugement prononcé le 10 avril par la cour d'appel de Rennes. Le pourvoi n'étant pas suspensif, les ex-assistantes de Ségolène Royal "recevront l'intégralité de ce qui leur est dû", a précisé Me Mignard.

"Jusqu'à où va t-elle s'enfoncer cette pauvre femme !
Difficile d'assumer lorsque les faits dépassent les discours ?"
Sarkozyfrance2007

Manuel Valls, mon choix à gauche !

  • Cela fait maintenant presque un an que j'ai repéré ce député-maire d'Evry, Manuel Valls, de gauche certes mais aux réflexions et idées pertinentes.
  • Il appelle à une gauche franchement réformiste allant même jusqu'à vouloir une retraite "à la carte" et un changement de nom au parti socialiste.
Le chef de file des "quadras" du PS est favorable à une retraite "à la carte", il se démarque ainsi de la position commune adoptée mardi par le bureau national du parti sur le dossier des retraites. "Je préfère une retraite à la carte. Aujourd'hui on vit plus longtemps et en meilleure santé. Chez beaucoup de nos voisins européens, les salariés partent à 65 ans", explique-t-il dans l'interview publiée samedi. "Sous certaines conditions - travail des seniors, augmentation des petites retraites, pénibilité - cotiser et travailler plus longtemps est donc inévitable. Dire le contraire, c'est mentir car le financement de notre système de retraites est gravement menacé". La position commune adoptée par le PS demande notamment le maintien de la durée de cotisation à 40 ans et la préservation de l'accès à la retraite à 60 ans.

Dans l'interview, Manuel Valls se dit à nouveau favorable à un changement de nom du parti socialiste - mot "vidé de sa substance" selon lui - et qualifie la déclaration de principe récemment adoptée par le PS de "texte de rattrapage (qui) regarde encore trop vers le XXe siècle". L'élu de 45 ans juge qu'une "nouvelle génération doit s'imposer au PS" et ajoute qu'il y contribuera "totalement".

A la question de savoir s'il pourrait prendre la succession de François Hollande au poste de premier secrétaire du PS, il répond : "Sur le principe, bien sûr. Mais ce n'est pas sur mon agenda". Interrogé sur la présidentielle de 2012, il demande "au nom de quoi le duel se résumerait-il à Ségolène Royal et Bertrand Delanoë ?". "Là aussi, il n'y a aucune raison d'interdire à une personne issue de cette nouvelle génération de porter la candidature d'une gauche moderne, qui s'assume, qui regarde le monde et la France en face", conclut Manuel Valls.
"Enfin un homme de gauche qui m'intéresse"
Sarkozyfrance2007

Le parti socialiste découvre la lune !!!

Au lieu de travailler à des propositions pour réformer notre pays, le PS se glorifie d'avoir fait l'unanimité sur des généralités qui s'apparentent plus au verbiage qu’à un corps de doctrine.

L'économie de marché est reconnue et la révolution abandonnée !!! Ce qui va étonner les Français, c'est de découvrir que le PS croyait jusqu’à aujourd’hui à des idées que plus un parti socialiste d'Europe n'osait encore défendre. Les Français attendent de toutes les forces politiques de notre pays qu'elles participent au débat sur le partage de la valeur, sur le travail et notamment la situation des exclus et des travailleurs pauvres.

Au moment où la majorité s'apprête à débattre de la justice sociale, il est regrettable pour la richesse du débat démocratique que le PS soit englué dans les batailles pour le poste de Premier secrétaire et ne fasse son unité que sur des attaques caricaturales des projets de la majorité ou des généralités sans vrai choix politique.

Communiqué de Frédéric LEFEBVRE, porte-parole de l'UMP
"Toujours avec un temps de retard
Telle est la devise du PS"

"Ségolène Royal est une entreprise de démolition à elle toute seule"

Invitée de RTL, Nadine Morano a répondu aux critiques concernant la réforme de la politique familiale en France et notamment la réduction des allocations familiales pour les adolescents. La secrétaire d'Etat chargée de la famille assure que la politique de la famille ne bénéficiera pas de moins de moyens.

Répondant à Ségolène Royal qui accuse le gouvernement de "voler l'argent des familles", elle répond que Ségolène Royal est "une entreprise de démolition à elle toute seule avec le parti socialiste, ses collaborateurs et même son programme présidentiel !".
Ecoutez

Travailler plus pour gagner... rien du tout !

  • La Cour d'appel de Rennes a condamné jeudi Ségolène Royal à verser à deux ex-attachées parlementaires plusieurs mois de salaires, réclamés depuis 1997.
  • En 1997, après la dissolution de l'Assemblée nationale, Ségolène Royal avait licencié des collaborateurs. Mais ces deux collaboratrices avaient en fait continué à travailler pour elle.
La Cour d'appel de Rennes a donné raison jeudi à deux ex-attachées parlementaires de Ségolène Royal, qui réclamaient depuis 1997 le versement de plusieurs mois de salaires non payés, a-t-on appris de source judiciaire. Les faits remontent à 1997 lorsque, après la dissolution de l'Assemblée nationale, Ségolène Royal avait licencié, comme tous ses collègues députés, ses collaboratrices, attachées parlementaires. Les deux femmes l'avaient ensuite attaquée devant le conseil des prud'hommes de Niort, affirmant avoir continué à travailler pour elle pendant la campagne puis jusqu'en juillet, après son entrée dans le gouvernement Jospin.

Travailler plus pour gagner... rien du tout !

Madame Royal, les Français ont aujourd’hui la confirmation que vous n’êtes pas favorable au "travailler plus pour gagner plus" puisque vous pratiquez avec vos propres collaborateurs le "travailler plus pour gagner… rien du tout".

Ce mépris des droits salariaux les plus élémentaires vous discrédite totalement aux yeux des Français et démontre, s’il le fallait, l’hypocrisie et l’indécence de vos prises de position en matière de pouvoir d’achat ou de valorisation du travail.

Tout travail mérite salaire, Madame Royal ! Alors cessez avec vos amis socialistes de donner des leçons de justice sociale au gouvernement et à la majorité et commencez par respecter vous-même les règles fondamentales qui garantissent les droits des travailleurs.
Source : LCI et communiqué UMP

Retour de la politique spectacle au PS

Nous avons enfin retrouvé le parti socialiste, on l'attendait depuis déjà un an cependant je ne peux que constater que rien n'a changé. Ses membres pratiquent toujours la politique spectacle qui consiste, depuis dès années, à faire parler d'eux à travers des polémiques stériles. Le dernier exemple en date est la motion de censure déposé par leur groupe cette semaine contre le gouvernement Fillon. Motion qui n'a aucune utilité puisque tout le monde en connait l'issue, avec pour seul objectif de perdre du temps pour les autres travaux parlementaires.

Les éléphants et les jeunes lions continuent donc leur cirque pendant que la gazelle prépare son élection à la tête du parti en lançant ses fameux débats participatifs sur le net avant le Congrès. Cependant, nous ne sommes pas dupes, un tel cirque est destiné à être regardé et admiré par les personnes qui aiment les clowns et les animaux en cage. Cela ne m'intéresse pas du tout. Attention toutefois après la promenade de ce cirque à travers la France durant les municipales, on pourrait voir arriver le zoo rue de Solférino faisant place à l'habituelle immobilisme dont ils savent pertinemment faire preuve.

Alors qu'ils restent fidèles à leurs valeurs et leurs idées c'est à dire de ne pas en avoir. L'immobilisme leur est monté au cerveau. Triste parti...

Allègre : la France, un tracteur puissant qui n'avance pas

  • Invité dimanche du "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI, Claude Allègre a jugé "pas mauvais" le bilan de Nicolas Sarkozy.
  • Selon lui, l'exécutif "se retrouve au volant d'un tracteur, puissant, mais qui n'avance pas".
Toujours prêt ! Claude Allègre a fait savoir dimanche qu'il était disponible pour assumer un rôle de "technicien" au sein du gouvernement. L'ancien ministre de l'Éducation de Lionel Jospin a même laissé transparaître une pointe de regret de n'avoir pas encore été sollicité par Nicolas Sarkozy, avec lequel il entretient "un dialogue assez suivi". Il s'en console en jugeant que les modifications intervenues la semaine dernière n'étaient "pas un vrai remaniement". "Si le gouvernement avait été remanié, il n'aurait pas été totalement impossible que j'en aie fait partie", veut-il croire.

"Homme de gauche" et décidé à le rester, Claude Allègre a justifié sa disponibilité par la situation du pays. Elle nécessite "un gouvernement qui rassemble toutes les énergies et des techniciens qui peuvent faire avancer un certain nombre de choses". Sa nomination, pourtant, ne le "taraude pas". En tout cas, elle le préoccupe moins qu'une question aujourd'hui devenue fondamentale pour lui : "Est-ce que Nicolas Sarkozy va savoir surmonter son impopularité et continuer les réformes, comme Tony Blair ou Bill Clinton, ou est-ce qu'il va s'arrêter après une année extrêmement brillante, comme Valéry Giscard d'Estaing ?" Cette impopularité, Claude Allègre ne l'attribue pas aux "postures" du président, même s'il admet que certaines d'entre elles "ont pu choquer". Selon lui, le problème de l'exécutif est qu'il croyait "piloter une Formule 1, et qu'il se retrouve au volant d'un tracteur, puissant, mais qui n'avance pas".

En tant qu'"observateur", cette fois, Claude Allègre a aussi donné son avis sur la préparation de la présidentielle à gauche, en confiant avec humour : "Je ne voudrais pas nuire à la candidature de Bertrand Delanoë en disant que c'est le meilleur candidat".

Le Parti Socialiste…

Je rêve d’une Gauche et d’un Parti Socialiste sans François Hollande et sans Ségolène Royal. Est-ce possible ? Malheureusement je ne crois pas qu’à court terme cela soit envisageable parce que nous sommes en présence d’une personne prête à tous pour garder sa place le plus longtemps possible et d’une autre prête à tous pour la décrocher en écrasant tout sur son passage et motiver par sa seule envie du pouvoir.

Le Parti Socialiste est donc malheureusement condamné à la démagogie, l’absurdité, l’absence de projet et le manque de talent pendant longtemps. Triste pour la plus grande force de gauche de notre pays. Je suis persuadé que le nouveau Parti Socialiste annoncé depuis la défaite aux élections présidentielles ne verra jamais le jour faute d’accords et de concertation sur une position commune.

Ce parti n’est-il pas tout simplement coincé entre deux forces : les extra-démagos d’extrème gauche et les bénioui-oui du Modem ? En clair, entre l’extrème gauche qui ne sert à rien et le Modem qui ne sert que dans les seconds tours.

Ne parlons pas des idées et des projets du Parti Socialiste qui certes peuvent séduire comme le SMIC à 1500 € mais qui ne sont jamais financés. Quelle gestion ! Alors faute d’idée, ils attendent et pratiquent la politique de l’archarnement mais en aucun cas la politique dont je rêve, celle qui fait bouger les lignes, avancer le pays et donner l’envie et l’espoir à chacun.

Parti socialiste ! Réveille toi sans éléphants et sans incompétents !
Aujourd'hui, je ne te regarde pas, je me tourne vers l'avenir, vers la droite...

La gauche "utilise" les municipales

  • En visite dans la Sarthe, le premier ministre s'en est pris à l'opposition, qu'il accuse d'attaquer systématiquement au chef de l'Etat.
"La gauche n'a pas de programme à proposer mais la gauche veut simplement utiliser les élections municipales pour essayer de se refaire une petite santé politique et pour freiner les réformes". En visite au Mans, samedi, pour soutenir Véronique Rivron, candidate face au maire socialiste sortant Jean-Claude Boulard, François Fillon n'a pas mâché ses mots.

"Absence de projet"

Pour François Fillon, si la gauche est "aussi agressive, aussi violente avec le Président de la République", c'est "tout simplement parce que c'est la manière qu'elle a choisi de masquer les vrais débats et de masquer son absence de programme politique".

"Face à cela, nous on est déterminés, on est serein, on fait preuve de sang-froid", a expliqué le chef du gouvernement. Avant d'appeler les électeurs manceaux à "rehausser le débat politique" en votant à droite pour "démontrer l'absence de projet et l'absence de propositions de la gauche".

Devant la presse, François Fillon a ensuite reconnu qu'"il y a toujours un jugement national à travers toutes les élections dans notre pays. Cela nous le savons bien mais les élections municipales auront des conséquences locales sur la vie politique française".

Les polémiques stériles du Parti socialiste

Le Parti Socialiste n’a pas peur du ridicule quand il dénonce l’échec de la politique du gouvernement parce que la croissance économique en 2007 est à +1,9% alors que la Ministre de l’Economie avait annoncé qu’elle serait autour de +2%.
Il est regrettable que pour des motivations strictement politiciennes, le Parti Socialiste fasse en permanence du catastrophisme alors même que la croissance résiste mieux en France que chez nos voisins européens.
C’est irresponsable de la part de Monsieur Sapin qui a pourtant occupé des fonctions ministérielles importantes.
L’UMP dénonce vigoureusement le mépris du sens de l’intérêt général dont fait preuve le Parti socialiste depuis plusieurs semaines et ce uniquement en raison des municipales.
Contrairement à ce qu’ils affirment, l’année 2008 s’annonce meilleure que dans les pays voisins, les industriels sont optimistes, les créations d’entreprises devraient se poursuivre dans la lignée du record enregistré en 2007 (+321 478 d'entreprises en plus), la consommation des ménages était vigoureuse à la fin de l’année (+2,1%) et les investissements dans l’industrie manufacturière qui étaient élevés en 2007 (+3%) s’annoncent encore meilleurs en 2008 (+7%) selon les prévisions des industriels eux mêmes.

Frédéric LEFEBVRE
Secrétaire national de l'UMP
en charge de l’Economie, des Finances publiques
et des Nouvelles Technologies
Communiqué de l'UMP, le 15.02.2008

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