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Russie : nouveau visage de la terreur

Doit-on rappeler que nous sommes au 21ème siècle et qu'aujourd'hui on est face à la menace d'une guerre de dimension internationale avec la Russie ! Comment peut-on encore aujourd'hui imaginer une seconde se battre pour le pouvoir après avoir vu, les horreurs du passé...! Personne ne peut accepter que la Russie impose sa loi comme elle l'entend en procédant à des "nettoyages ethniques" sur un territoire qui ne lui appartient pas !

  • Le président russe a mis les Européens en garde mardi sur TF1, après avoir reconnu l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie. Le président géorgien parle d"un coup de force".
  • "On a peur d'une guerre", a quant à lui affirmé Bernard Kouchner (sur France 2).
Medevedev impassible

Medvedev s'attire les foudres des Européens et des Amricains, après avoir reconnu mardi l'indépendance des régions séparatistes géorgiennes pro-russes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie. Mais c'est impassible que le président russe est apparu dans un entretien exclusif TF1-LCI, accordé quelques heures après l'annonce choc. Si les Européens "veulent une dégradation, ils l'obtiendront", a calmement expliqué le président russe, accusant Washington d'armer la Géorgie. "Dans le port de Poti on décharge des marchandises, des navires américains viennent, ils ravitaillent les Géorgiens en armement, tout va bien", a-t-il ironisé, ajoutant : "ils font ce qu'ils veulent". Il dit avoir a adressé une lettre d'explications à plusieurs dirigeants occidentaux, dont Bush, Sarkozy, Merkel et Berlusconi.

Autre coup de force : après avoir décidé mardi matin de suspendre ses exercices communs avec l'Otan, sauf ceux en Afghanistan, la Russie a souhaité mardi soir que le Conseil de sécurité de l'Onu condamne les raid aériens des forces étrangères sous commandement américain qui font des victimes civiles en Afghanistan, selon des sources diplomatiques à New York. Un message fort envers Washington, alors que le bombardement de la coalition qui a tué 90 civils la semaine dernière en Afghanistan était sous commandement US. Georges W. Bush a averti la Russie qu'elle devait "reconsidérer cette décision irresponsable". Le candidat démocrate à la présidentielle américaine, Barack Obama, a à son tour "condamné" mardi soir la décision de Moscou, disant vouloir que la communauté internationale agisse pour isoler Moscou. Peu de temps après, le candidat républicain John McCain a dénoncé la "politique d'annexion de facto" de la Russie.

Le président russe a aussi averti que Moscou répondrait par des moyens militaires au déploiement de missiles américains à proximité de ses frontières, évoquant les éléments du bouclier antimissile que Washington entend installer en Europe de l'Est. La secrétaire d'Etat Condoleezza Rice a signé la semaine dernière en Pologne un accord prévoyant l'installation de dix missiles intercepteurs en Pologne.

Kouchner inquiet

Au même moment, Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères, tenait, sur France 2, un discours dramatique. Interrogé sur une possible nouvelle guerre froide dont Moscou a dit ne "pas avoir peur", il a répondu : "on a peur d'une guerre et on n'en veut pas. Qu'elle soit chaude, et on n'en veut pas". "Si elle n'est que froide, ce n'est pas grave", a-t-il répété. Bernard Kouchner a aussi accusé les autorités russes de préparer des opérations de "nettoyage ethnique" en Ossétie du Sud. "On dit que cette nuit, les troupes russes vont pousser devant elles - nettoyage ethnique, épuration ethnique -, vont pousser les populations vers la Géorgie pour que ce bout d'Ossétie soit homogène", a-t-il ajouté. "Ça n'est pas acceptable. Il ne faut pas tout accepter", a-t-il souligné. Accusation reprise par le président géorgien, dans une interview à la BBC mardi : les forces russes "se sont livrées et continuent de se livrer" à un "nettoyage ethnique" en Ossétie du Sud et en Abkhazie.

L'embellie dans les sondages

  • Pour la première fois depuis des mois, le baromètre TNS Sofres-Figaro Magazine crédite le chef de l'Etat d'une remontée de 5 points dans les bonnes opinions.
  • Ce qui est inquiétant dans ce sondage c'est la poussée de l'extrême gauche !
Le retour de Nicolas Sarkozy sur le terrain avec de nombreux déplacement thématiques semble commencer à payer. En effet, selon le baromètre TNS-Sofres pour le Figaro-Magazine, le chef de l'Etat regagne cinq points en un mois avec 37% de bonnes opinions. Ceux qui désapprouvent l'action du président de la République passe dans le même temps de 66 à 61%, soit une baisse de cinq points. Autre signe dans ce sens, pour la première fois depuis janvier 2008, la proportion de ceux qui jugent efficace la lutte du gouvernement contre le chômage et la hausse du pouvoir d'achat est en nette augmentation (+5 points). Plus en retrait, François Fillon, perd de son côté deux points de confiance à 44%, tandis que 51% (+1) se défient de son action.

Autre enseignement inquiétant de cette enquête, la poussée d'Olivier Besancenot. Le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), est en passe de devenir l'un des hommes de gauche les plus populaires, devant nombre de dirigeants du Parti socialiste. Il se place en effet en cinquième position des personnalités politiques (43%), derrière respectivement Bertrand Delanoë (53%), Bernard Kouchner (49%), Dominique Strauss-Kahn (45%) et François Hollande (44%).

La soeur d'Ingrid Betancourt a de l'espoir

Astrid Betancourt, la soeur de l'otage franco-colombienne, a exprimé son "espoir profond" de voir sa soeur Ingrid libérée prochainement, au cours de l'assemblée générale de la Fédération Internationale des Comités Ingrid Betancourt (FICIB) à Evry, dans la banlieue parisienne.

"L'année dernière, j'étais dans un état d'esprit totalement différent. Aujourd'hui, je nourris l'espoir profond de voir Ingrid parmi nous", a déclaré Astrid Betancourt, en saluant la mobilisation de la France et des 69 comités de soutien de la FICIB, dont une dizaine sont à l'étranger. Elle est revenue sur une année riche en événements concernant la question des otages aux mains de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) avec notamment la libération de sept d'entre eux, dont Clara Rojas.

La soeur de l'otage, ancienne candidate des Verts à la présidentielle en Colombie, a expliqué que la dernière mission du ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, en Amérique latine avait permis d'établir "quelque chose de très concret" entre la France et le président vénézuélien Hugo Chavez, sans vouloir préciser la teneur de ces discussions.

"Libération, Vite !!!"
Sarkozyfrance2007

Le régime birman est "éminemment condamnable" selon Nicolas Sarkozy

  • Le chef de l'Etat a dénoncé samedi l'attitude de la junte, qui s'oppose toujours au deploiement de l'aide humanitaire destinée aux victimes du cyclone Nargis.
  • Ban Ki-moon a de nouveau exhorté les autorités birmanes à laisser entrer l'aide internationale.
La France se tient prête à apporter son aide aux victimes du cyclone Nargis, mais pas de n'importe quelle manière. Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a affirmé qu'il n'était "pas question de fournir une aide directe à la junte, même si elle l'accepte", dans un entretien au Figaro publié samedi. "Nous passerons par nos propres canaux, ce qui est sans doute mieux que d'avoir recours à des parachutages de vivres", précise-t-il.

Le ministre a annoncé vendredi l'envoi vers la Birmanie d'un bateau de la marine française, chargé de 1500 tonnes de produits et de matériels. "Les aides seront distribuées directement aux sinistrés par des petits bateaux à fond plat ou par hélicoptères par les personnels du navire ou par les ONG françaises déjà sur place", explique-t-il. Samedi, Nicolas Sarkozy a lui jugé l'immobilisme de la junte "éminemment condamnable".

"Très reconnaissants envers la communauté internationale"

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a lui de nouveau exhorté les autorités birmanes à laisser entrer les humanitaires, avertissant que l'inaction pourrait être "fatale" aux survivants. Réponse de l'ambassadeur birman à l'Onu : son pays a l'intention de "coopérer" avec la communauté internationale "pour faire face à ce grand défi". La Birmanie acceptera de l'aide "d'où qu'elle vienne" pour secourir les personnes affectées par le cyclone, a-t-il ajouté.

Reste à vérifier si ces déclarations seront suivies d'effets sur le terrain. Car pour le moment, il existe une certaine distance entre les déclarations et les décisions des autorités. L'aide humanitaire est toujours bloquée aux frontières et la junte a confisqué deux cargaisons d'aide des Nations unies arrivées par avion, a annoncé samedi le Programme alimentaire mondial de l'Onu. Seul un convoi d'aide des Nations unies par voie terrestre a atteint la Birmanie en provenance de Thaïlande, a annoncé ce matin le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés. L'ONU a par ailleurs lancé à la communauté internationale un appel de fonds de 187 millions de dollars pour venir en aide pendant six mois à plus de 1,5 million de personnes affectées par le cyclone.

Bernard Kouchner lundi en Colombie

  • Le chef de la diplomatie va entamer une tournée pour évoquer le sort des otages et notamment celui de la Franco-Colombienne.
Le chef de la diplomatie, Bernard Kouchner, se rendra lundi à Bogota avant de gagner l'Equateur et le Venezuela pour évoquer le sort des otages en Colombie et notamment celui de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, a indiqué vendredi le quai d'Orsay.

"Le ministre, qui s'était entretenu avec les présidents Chavez et Uribe en février, réévaluera la situation des otages avec les trois chefs d'Etat et évoquera l'urgence d'une solution humanitaire permettant de conduire à la libération des séquestrés détenus par les Farc en Colombie, parmi lesquels figure (...) Ingrid Betancourt", indique le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Sarkozy ne "renoncera pas"

L'annonce de cette visite avait été faite un peu plus tôt par l'ambassadeur de France à Bogota, Jean-Michel Marlaud. "Nous évoquerons un accord humanitaire et ferons une nouvelle évaluation de la situation après l'envoi d'une mission humanitaire", avait indiqué l'ambassadeur.

Paris avait envoyé en Colombie début avril un avion médicalisé et des émissaires pour secourir Ingrid Betancourt, mais avait annulé sa mission une semaine plus tard après avoir essuyé un refus de la guérilla marxiste qui retient l'otage depuis six ans.

Vendredi, Alvaro Uribe a confirmé qu'il recevrait Bernard Kouchner lundi à Bogota et réaffirmé qu'il s'opposerait à toute médiation de Hugo Chavez dans l'affaire de libération des otages. Jeudi soir, le président Nicolas Sarkozy a assuré dans un entretien télévisé qu'il ne "renoncerait pas" à obtenir la libération d'Ingrid Betancourt, et souhaité que Hugo Chavez, crédité d'une influence sur la guérilla colombienne, "continue à s'investir" en faveur de la libération des otages.

Les Farc, en lutte depuis 1964 contre les autorités, réclament la libération de 500 guérilleros contre celle d'un groupe de 39 otages dit "échangeables", dont l'ex-candidate à la présidence, Ingrid Betancourt.

Echec de la mission humanitaire pour sauver Ingrid Betancourt

  • Bernard Kouchner se rendra "prochainement dans la région", suite au rejet par les Farc de la mission humanitaire française.
  • Les guérilleros réclament toujours au président colombien la démilitarisation d'une zone grande comme la ville de New-York.
C'est un aveu d'échec pour la mission française : dans la nuit de mardi à mercredi, le ministère des Affaires étrangères a fait savoir que l'équipe envoyée la semaine dernière en Colombie pour secourir Ingrid Betancourt allait quitter le pays. Sans avoir pu atteindre son objectif. Elle était, depuis jeudi dernier, immobilisée sur la base aérienne de Catam, près de Bogota. L'Elysée a ensuite annoncé que le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner se rendra "prochainement dans la région" pour discuter de la situation des otages.

Dans un communiqué, l'Elysée présice que le président Nicolas Sarkozy a accueilli "avec une profonde déception" le rejet par les Farc de la mission médicale envoyée sur place pour secourir Ingrid Betancourt. "Face à cette nouvelle épreuve, ajoute l'Elysée, il (M. Sarkozy) tient à assurer la famille de notre compatriote comme celles de tous les otages que sa détermination à obtenir leur libération reste entière". "La France demeure pleinemement mobilisée pour rendre les otages à la vie et à leurs proches", ajoute le communiqué.

Démilitarisation sinon rien

Quelques heures avant cette annonce du Quai d'Orsay, les Farc avaient qualifié "d'irrecevable" cette mission humanitaire, excluant d'agir sous "la pression médiatique". Selon la guérilla, la mort de son numéro deux, Raul Reyes, abattu lors d'un raid de l'armée colombienne le 1er mars en Equateur, a démontré que le président colombien est "l'obstacle principal et l'ennemi numéro un de l'échange". Et les Farc ont jugé que la mission française n'était "pas le résultat d'une concertation mais de la mauvaise foi d'Uribe à l'encontre du gouvernement français". Les rebelles marxistes ont réclamé à nouveau la démilitarisation par le président Alvaro Uribe d'une zone grande comme la ville de New York dans la jungle, afin de faciliter un éventuel échange d'otages contre des militants détenus dans les prisons colombiennes. Le président colombien a repoussé à plusieurs reprises cette idée, affirmant ne pas vouloir offrir aux rebelles l'occasion de regrouper leurs forces.

Un rejet "très cynique", selon Lorenzo

"Les Farc ont donné une réponse très dure et très cynique" en rejetant la faute sur le président Uribe "alors que ce sont eux les preneurs d'otages", a déclaré Lorenzo Delloye. "Que valent les otages aujourd'hui ?" s'est interrogé Lorenzo Delloye, s'en prenant également à Alvaro Uribe. "Est-ce que c'est à ce point dégradant pour le gouvernement colombien de mettre sa fierté de côté et d'accepter une démilitarisation d'une zone ou une zone neutre avec une force internationale de paix pour faire que cet accord soit possible?" a dit Lorenzo Delloye. "Ou est-ce que c'est trop dégradant et qu'on nous laisse enterrer les otages et que je doive enterrer ma mère ?" a-t-il poursuivi. "Maman va très mal. Son état s'est encore dégradé par rapport à la vidéo" reçue par la famille en décembre, a répété le fils de l'otage. "J'ai encore l'espoir. Je suis certain qu'on peut arriver à une solution", a-t-il ajouté, appelant Alvaro Uribe a en finir avec une "politique de guerre" et à ne pas oublier "les gens qui sont en train de pourrir dans la jungle".

Libérez Ingrid maintenant !

  • Carla Bruni-Sarkozy, Cristina Kirchner, Bernard Kouchner : de nombreuses personnalité ont rejoint à Paris la "marche blanche" en faveur de l'otage de Farc.
  • Près d'une vingtaine de villes se mobilisent ce dimanche pour tenter de hâter sa libération, alors que la mission humanitaire envoyée par la France peine à obtenir des résultats.
Le cortège parisien s'est ébranlé, dimanche après-midi, en direction de l'Assemblée nationale alors qu'une banderole proclamant : "Libérez Ingrid maintenant !" avait été déployée sur la façade de l'Opéra Garnier. Comme dans près de 20 villes en France, la capitale a servi de cadre à une "marche blanche" pour exiger la libération de l'otage des Farc. Les participants, au nombre d'un millier, avaient été invités à porter des vêtements blancs en signe de paix pour la Colombie. Sous les acclamations de la foule, le fils d'Ingrid Betancourt, Lorenzo Delloye, 19 ans, a lancé au départ du défilé : "Liberté, liberté pour tous ! Que ces cris de liberté traversent l'Atlantique pour que maman les entende !".

"Ça me touche énormément. Et le désarroi de sa famille me touche aussi. Il faut simplement qu'Ingrid sorte le plus vite possible. Et je voulais vous dire que mon mari ne renoncera pas", a déclaré l'épouse du chef de l'Etat Carla Bruni-Sarkozy, présente à ce défilé. Pour Rama Yade, également sur place, "c'est une course pour la vie et tant qu'elle est en vie, tant que ses enfants sont là à se battre, nous serons toujours à côté". "Nous manifestons par principe pour la libération d'Ingrid Betancourt. C'est cette cause humanitaire qui doit désormais prévaloir sur toutes les autres", a déclaré pour sa part la présidente argentine Cristina Kirchner.

La mission humanitaire "n'est en rien bloquée"

Egalement présent à cette manifestation à laquelle participaient diverses personnalités comme le maire de Paris Bertrand Delanoë et des personnalités du monde culturel comme l'écrivain Marek Halter, Bernard Kouchner a assuré que la France poursuivrait ses efforts pour libérer Ingrid Betancourt. "Aujourd'hui, les gens nous posent des questions sur cette mission humanitaire, pour nous demander si nous allons l'arrêter", a déclaré le chef de la diplomatie française devant l'Opéra de Paris. "Nous n'allons pas l'arrêter, nous n'arrêterons jamais" nos démarches pour la libération d'Ingrid Betancourt, a-t-il alors lancé.

La France a dépêché mercredi, pour l'heure sans avancée apparente, une mission humanitaire, avec la Suisse et l'Espagne, afin de tenter d'entrer en contact avec la guérilla des Farc, qui détient l'ex-candidate à la présidentielle colombienne depuis plus de six ans. Mais cette absence de résultats visibles n'a pas davantage découragé le porte-parole du comité de soutien à Ingrid Betancourt, Hervé Marro, qu'elle n'a convaincu Bernard Kouchner "d'arrêter". "A l'heure où certains s'interrogent sur la mission humanitaire, nous tenons à dire qu'elle n'est en rien bloquée : elle n'en est qu'à son début et nous avons la conviction qu'à force de persuasion et d'audace, elle sera couronnée de succès", a assuré Hervé Marro.

Pendant que le cortège traversait Paris, d'autres défilés plus ou moins fournis s'étiraient dans les rues de villes comme Marseille, Avignon, Bordeaux, Montpellier, Toulouse, Clermont-Ferrand ou encore Strasbourg. A Nice par exemple, six cents personnes ont manifesté entre deux banderoles proclamant l'une "Maintenant...tout de suite" et l'autre "Nice avec Ingrid" sur la Promenade des Anglais, le front de mer de la ville. A Toulouse, deux banderoles avec les portraits de l'otage avaient été installées dès mercredi sur la façade du Conseil général de Haute-Garonne appelant à la marche.

Chavez propose d'aller avec Sarkozy dans la jungle

  • Le président du Venezuela, qui s'est entretenu par téléphone mercredi avec son homologue français, se dit prêt "à aller, avec Sarkozy, chercher Ingrid".
  • Depuis jeudi matin, une mission humanitaire française se trouve en Colombie mais les Farc ont affirmé jeudi qu'il n'y aurait pas de libérations d'otages sans échange avec des guérilleros emprisonnés.
Le président du Venezuela Hugo Chavez a proposé jeudi soir d'aller, avec son homologue français Nicolas Sarkozy, chercher en Colombie l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, aux mains de la guérilla des Farc depuis six ans. Hugo Chavez a également demandé au président Sarkozy de solliciter l'aide des Etats-Unis.

"Je serais disposé à aller, avec Sarkozy, chercher Ingrid", a indiqué Hugo Chavez dans un message diffusé par les chaînes de radio et de télévision vénézuéliennes, dévoilant le contenu d'un entretien téléphonique qu'il a eu mercredi avec le président français. Hugo Chavez a par ailleurs suggéré à Nicolas Sarkozy de faire également appel au président américain George W. Bush pour faciliter l'échange humanitaire entre 39 otages des Farc, dont Ingrid Betancourt et trois Américains, et quelque 500 guérilleros emprisonnés. "J'ai recommandé à Sarkozy de parler avec le président des Etats-Unis qui peut faire beaucoup là-bas", a-t-il indiqué sans autre précision. La soeur d'Ingrid Betancourt, Astrid, a appelé vendredi Nicolas Sarkozy à saisir cette proposition et à "travailler" avec son homologue vénézuélien pour présenter des propositions à la guérilla colombienne.

Nicolas Sarkozy a lancé mardi un appel au chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie Manuel Marulanda pour qu'il libère immédiatement l'otage franco-colombienne "en danger de mort imminente". Depuis jeudi matin, une mission humanitaire française se trouve en Colombie, où elle est arrivée par un avion français Falcon 50, prêt à décoller pour se rendre à San Jose Guaviare (sud-est), située dans la région où se trouverait Betancourt. Paris attend toujours une réponse des Farc pour tenter d'accéder à Ingrid Betancourt, a déclaré vendredi le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. "Les Farc doivent répondre, nous attendons, nous sommes sur place", a-t-il dit. "Pour le moment nous sommes en train d'essayer, essayer, essayer, et il n'y a pas d'autre solution", a-t-il insisté.

Pas de libération sans échange avec des guérilleros

Pour Hugo Chavez, "la situation est extrêmement compliquée" car les Farc n'ont pas répondu à l'initiative française. "Nous sommes prêts à soutenir cette mission humanitaire comme nous l'avons fait précédemment, mais bien sûr la situation est très compliquée", a-t-il expliqué. Un haut dirigeant des Farc, Rodrigo Granda, a affirmé jeudi qu'il n'y aurait pas de libérations d'otages sans échange avec des guérilleros emprisonnés, dans un communiqué diffusé sur internet par l'Agence bolivarienne de presse (ABP).

Des dizaines de milliers de personnes, selon la police et les organisateurs, ont manifesté vendredi dans les rues des grandes villes colombiennes en faveur de la libération d'Ingrid Betancourt et de tous les otages de Colombie qui sont environ 2.800 personnes.

Réforme de l'Etat - 7 milliards d'économies

  • Nicolas Sarkozy prévoit notamment d'économiser en durcissant l'accession au logement social et en confirmant la baisse du nombre de fonctionnaires.
  • Le président de la République n'a pas chiffré ces économies dans son discours.
Partiellement dévoilé par la presse cette semaine, le plan de "modernisation des politiques publiques" a été présenté ce matin par Nicolas Sarkozy. Il comprend quelque 166 mesures visant à faire sept milliards d'économies budgétaires, sur fond de dérive des déficits français.

"Le temps de la réforme de l'Etat est venu", "je m'y étais engagé, nous la faisons", a annoncé Nicolas Sarkozy qui a demandé à son gouvernement de passer au crible les 272 milliards d'euros de dépenses de l'Etat français pour y faire un maximum d'économies structurelles. Cette réforme a été "sans arrêt scandée et toujours différée", a raillé Nicolas Sarkozy arguant que "si on réforme l'Etat, c'est pour les Français".

Le président était venu inaugurer la Direction générale des finances publiques, fusion des directions générales des Impôts et de la Comptabilité. Il a salué à ce sujet la fusion à venir des différents services de l'impôts sur le territoire français, estimant qu'il était "incompréhensible que ce ne soit pas le même organe qui calcule et perçoive l'impot".

"La différence entre la rigueur et la réforme"

"Je le dis et je le répète, ce ne sont pas les économies qui feront la réforme, c'est la réforme qui permettra les économies", a déclaré Nicolas Sarkozy dans son discours depuis Bercy. "C'est la différence entre la rigueur et la réforme".

"L'équilibre des finances en 2012 est à notre portée", a-t-il estimé rappelant qu'"aucun ministère ne sera écarté de la nécessité de la réforme". "J'observe un enthousiasme différencié selon les ministères", a d'ailleurs pointé le président. Voici les grandes annonces évoquées par le président français depuis le ministère de l'Economie. Nicolas Sarkozy ne les a pas chiffrées dans son discours mais la réforme de l'Etat devrait se traduire par un total de 7 milliards d'euros d'économies d'ici à 2011, selon le rapport du ministère du Budget publié vendredi.
  • Retraite des fonctionnaires
Un fonctionnaire sur deux seulement devrait être remplacé au moment de son départ à la retraite, cela permettra de faire 50% des économies souhaitées par le gouvernement. "Cet engagement sera tenu, c'est indispensable", a promis Nicolas Sarkozy. "Il y a 300.000 fonctionnaires de l'Etat en plus aujourd'hui qu'en 1982", s'est-il désolé évoquant aussi les fortes augmentations d'effectifs des fonction publiques territoriale et hospitalière. La moitié des gains réalisés grâce à la réduction du nombre de fonctionnaires sera redistribuée aux agents, ce qui représentera "plus d'un milliard d'euros" en 2011, a déclaré vendredi Nicolas Sarkozy. Ce qui rabaisse les économies effectivement réalisées entre 5 et 6 milliards d'euros.

Nicolas Sarkozy a ensuite jugé ironiquement "fantastique" que des fonctionnaires touchent des suppléments de pension s'ils prennent leur retraite Outre-mer et promis de revoir cette disposition. "Je ne vois pas pourquoi nous laisserions perdurer des dépenses qui ne sont pas justifiées. Nous proposerons donc au Parlement la suppression de ce dispositif, en veillant à la situation de ceux qui ont fait des choix de vie en fonction de ce système", a-t-il ajouté.
  • Armée
Le président a annoncé une réorganisation de certains services de l'Etat et des armées, notamment certains services qui pourrait être fusionées plutôt que d'exister pour chaque branche (terre, mer, air). "Je me demande si c'est vraiment nécessaire que nos trois armées aient chacune un service d'achat, un service d'alimentation, un service d'habillement, des services administratifs", a-t-il souligné.
  • Diplomatie
Les effectifs diplomatiques dans certains pays jugés pléthoriques par le Président vont être réduits. Nicolas Sarkozy a ainsi cité les "721 personnes au sein de nos services diplomatiques au Sénégal" qu'il a comparé à ceux de l'Inde et ses "un milliard d'habitants" qui sont moins de 300. "C'est le poids de l'histoire, mais il est temps, et Bernard Kouchner et l'ensemble du Quai d'Orsay ont décidé de s'y atteler, de mieux adapter notre présence diplomatique aux enjeux du XXIème siècle". Selon le président de la République, "c'est un défi crucial de modernisation
qui est à la portée de la diplomatie française".
  • Logement social : des conditions de ressource durcies
"70% des Français peuvent prétendre à un HLM. Est-ce bien raisonnable alors que nous nous sommes engagés à loger ceux qui sont le plus en difficulté ?", s'est interrogé le président de la République. Le plafond de ressources donnant droit à un logement social va donc être abaissé. Nicolas Sarkozy a aussi indiqué que les personnes bénéficiant déjà d'un logement social mais qui dépassent les plafonds de ressources devraient payer un surloyer. "Il y a des personnes au sein du parc social qui dépassent les plafonds de ressource. N'est-il pas normal qu'elles payent un loyer plus élevé que les autres, pour financer la construction de nouveaux logements sociaux ou y contribuent en accédant à la propriété ?", s'est encore interrogé le chef de l'Etat.
  • Aides aux entreprises
Le crédit d'impôts-recherche va être réorienté vers les PME.
  • Police et gendarmerie
Nicolas Sarkozy a annoncé que le potentiel opérationnel de la police et de la gendarmerie "sera maintenu", mais que des économies seront réalisées notamment en évitant des transferts de détenus grâce à la vidéoconférence.
  • Un audit pour suivre les dépenses
Nicolas Sarkozy a enfin souhaité vendredi "la constitution d'un grand organisme d'audit des politiques publiques". "Il faut renforcer notre capacité d'évaluation pour que la réforme de l'Etat soit durable et continue", a déclaré le président de la République. "C'est pour cette raison que j'ai demandé au premier président de la Cour des Comptes de réfléchir à la constitution d'un grand organisme d'audit des politiques publiques, qui permettra de nourrir le débat et d'alimenter les décisions", a-t-il ajouté.

Quatre otages des Farc retrouvent la liberté

  • Il s'agit de quatre députés, qui ont été remis à une délégation vénézuélienne lors d'un rendez-vous en pleine jungle, dans le cadre d'un accord avec Hugo Chavez.
  • Comme lors des précédentes libérations, ce sont des hélicoptères portant le sigle du Comité international de la Croix-Rouge qui ont servi à l'opération.
Un peu plus d'un mois après la libération de Clara Rojas, la collaboratrice d'Ingrid Betancourt, et de la parlementaire Consuelo Gonzalez, les guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie ont libéré quatre nouveaux otages. Il s'agit de quatre députés, qui ont été remis à une délégation vénézuélienne dans le cadre d'un accord conclu avec le président Hugo Chavez.

Les Farc avaient proposé dans un premier temps de libérer les otages Gloria Polanco, Orlando Beltran et Luis Eladio Perez. Elles avaient ensuite offert la libération d'un quatrième otage, l'ex-sénateur Jorge Eduardo Gechem, qui souffre notamment de problèmes cardiaques. La remise des quatre otages s'est faite dans la jungle colombienne, en un lieu non précisé, et la nouvelle de la libération a été annoncée par la Croix-Rouge.

"Un puissant encouragement"

Comme lors des précédentes libérations, ce sont des hélicoptères portant le sigle du Comité international de la Croix-Rouge qui ont servi à l'opération. Partis de l'aéroport de Santo Domingo, à 650 km au sud-est de Caracas, ils ont pris la direction des localités colombiennes de Guaviare et El Retorno avant de rejoindre le lieu, tenu secret, de l'échange. A bord se trouvaient la sénatrice colombienne Piedad Cordoba, qui fut médiatrice aux côtés du président vénézuélien Hugo Chavez sur ce dossier, ainsi que le ministre vénézuélien de l'Intérieur Ramon Rodriguez Chacin, coordinateur de l'opération de sauvetage.

Selon le porte-parole de la présidence du Venezuela, Jesse Chacon, les quatre otages sont "sains et saufs" et sont attendus "dans les prochaines heures" à Caracas. Une libération considérée par le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner comme "un puissant encouragement" pour obtenir celle des autres otages, dont la Franco-colombienne Ingrid Betancourt. De son côté, Nicolas Sarkozy a réaffirmé "sa détermination à travailler sans relâche pour que tous les otages, notre compatriote Ingrid Betancourt en particulier, puissent être rendus rapidement à la liberté". Dans un communiqué, les Farc ont toutefois exclu mercredi de nouvelles libérations d'otages en l'absence d'une "démilitarisation" de deux localités du sud-ouest du pays.

Reconnaissance du Kosovo

  • 16h30 : La France "a l'intention de reconnaître le Kosovo" qui a déclaré son indépendance dimanche, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner.
Réunion des ministres des affaires étrangères européens (18/02/08)
  • 16h15 : Chaque pays de l'Union européenne "décidera, selon ses pratiques nationales et les règles juridiques" de reconnaître ou non l'indépendance du Kosovo, ont convenu les ministres européens des Affaires étrangères dans un projet de déclaration commune.
Réunion du Conseil de sécurité (17/02/08)
  • 23h25 : Le Conseil de sécurité de l'ONU a de nouveau constaté son désaccord sur le Kosovo, entre la Russie, opposée à sa proclamation d'indépendance, et les pays occidentaux qui l'acceptent, selon les déclarations des diplomates.
  • 21h25 : La réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU sur le Kosovo, convoquée à la demande de la Russie, a commencé, en présence du secrétaire général, Ban Ki-moon, ont constaté les journalistes.

Le Kosovo a voté son indépendance

  • Attendue par des milliers de Kosovars, la proclamation de l'indépendance a été votée dimanche par le Parlement de cette province serbe.
  • La Serbie a immédiatement réagi en affirmant que "jamais elle ne reconnaîtrait l'indépendance du Kosovo".
Dimanche 17 février peu avant 16 heures, un nouveau pays est né dans les Balkans. Le Parlement du Kosovo a proclamé l'indépendance de cette province vis à vis de la Serbie. "Un grand jour, un jour historique, un jour de grâce pour un Kosovo souverain et indépendant", avait estimé samedi par le Premier ministre kosovar Thaçi. Les Albanais du Kosovo réalisent leur rêve, après huit ans d'administration de l'ONU qui font suite à deux ans de guerre. "A partir de maintenant, le Kosovo a changé de position politique, nous sommes désormais un Etat indépendant, libre et souverain", a déclaré le président du Parlement aux députés.

De son côté, la Serbie, par la voix de son président fraîchement réélu Boris Tadic, a immédiatement réagi en assurant que "jamais elle ne reconnaîtrait l'indépendance du Kosovo" et a annoncé avoir demandé au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon d'annuler la déclaration d'indépendance. "La Serbie n'aura pas recours à la violence, et c'est l'unique approche que nous pouvons utiliser pour continuer notre lutte légitime pour préserver l'intégrité de notre pays", a souligné le président, qui demande "aux institutions internationales au Kosovo d'annuler immédiatement cet acte qui s'oppose aux principes fondamentaux de la loi internationale". La Serbie a préparé un "plan d'action", récemment adopté au Parlement serbe, pour répondre à la proclamation d'indépendance des Kosovars albanais. Ce plan, dont les détails sont restés secrets, écarte cependant catégoriquement toute option militaire.

L'UE prendra "note" de la proclamation

Après cette proclamation, plusieurs grands pays de l'Union européenne et les Etats-Unis devraient reconnaître rapidement le nouveau pays, dont les premiers pas seront encadrés par une mission de l'UE, comme le souhaitent George Bush et le Premier ministre kosovar. La première réaction française est venue de Bernard Kouchner, qui depuis Jérusalem a souhaité "bonne chance au Kosovo". Le Royaume-Uni a évoqué un "important développement" pour le Kosovo tandis que l'Albanie a salué cette proclamation d'indépendance comme le jour de "sa rennaissance". Les Etats-Unis ont eux "pris note" de la déclaration d'indépendance du Kosovo et ont appelé toutes les communautés au calme.

Sans surprise, la Russie a vivement critiqué cette déclaration d'indépendance et réclamé une réunion du conseil de sécurité de l'Onu, qui, espère-t-elle, déclarera "nulle et non avenue" la proclamation unilatérale d'indépendance de la province. La réunion aura lieu dimanche dans la soirée. Le président tchèque Vaclav Klaus s'est lui inquiété d'un "effet dominos" qui risque, selon lui, de se produire dans d'autres Etats européens. "Certaines parties d'autres Etats peuvent tout à coup réaliser qu'elles ne se sentent pas tout à fait à l'aise dans le cadre du grand Etat où elles se trouvent aujourd'hui", a-t-il déclaré. Dès la proclamation d'indépendance du Kosovo, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, deux régions séparatistes de Géorgie, ont d'ailleurs annoncé qu'elles allaient demander à la Russie et à l'Onu de reconnaître leur indépendance. De son côté, l'Otan a invité dimanche toutes les parties à faire preuve de retenue et annoncé que ses forces de la Kfor continueraient à assurer la sécurité au Kosovo, "sauf décision contraire du Conseil de sécurité de l'ONU".

L'Espagne ne devrait pas reconnaître le Kosovo

Samedi, l'UE a donné son feu vert formel à l'envoi d'une mission de quelque 2.000 policiers et juristes, baptisée Eulex chargée d'accompagner l'indépendance du Kosovo. L'UE est divisée sur la question de l'indépendance. Une large majorité de pays européens sont prêts à la reconnaître. Mais six pays membres, craignant qu'une indépendance du Kosovo n'encourage les séparatismes, ne devraient pas le faire dans un proche avenir (Chypre, la Grèce, l'Espagne, la Bulgarie, la Roumanie, la Slovaquie). Le diplomate en chef de l'UE, Javier Solana, a appelé dimanche "tout le monde à agir calmement et de façon responsable", et s'est dit "convaincu" que les dirigeants kosovars seraient "à la hauteur de leurs responsabilités".

Lundi, les ministres des Affaires étrangères de l'UE devraient simplement "prendre note" de cette proclamation dont la reconnaissance se fera pays par pays. La tâche de l'UE s'annonce comme un défi, en particulier dans le Nord, où vivent 40.000 des 120.000 Serbes présents au Kosovo. Leur principal leader, Milan Ivanovic, opposé à toute indépendance, a rejeté samedi la légitimité de cette mission.

Top / Flop - Janvier 2008

  • Nouveauté du blog : le top-flop des ministres à la fin de chaque mois avec une proposition de remaniement gouvernementale ce mois ci sur le gouvernement Fillon II.
  • Cette évaluation n'est qu'une apréciation personnelle.
Top

Xavier Darcos : il a trouvé sa place à l’éducation, en phase avec les défis et objectifs de l’école. Son service minimum afin d’assurer une garde des enfants les jours de grève a plutôt bien fonctionné le 24 Janvier dernier.

Roselyne Bachelot : elle a été très en avant au début du mois de Janvier avec l’interdiction de fumer dans les lieux publics, mesure qui s’est imposé facilement dans les bars, discothèques et restaurants sans délai avec fermeté. Certains diront cependant qu’ils ont perdu leur clientèle, d’autres diront l’inverse alors ne s’agit-il pas d’un problème d’attraction de leur établissement !

Flop

Bernard Kouchner : en Janvier, il n’aura pas changé, il continu ses ingérences, ses boulettes et ses absences marqués par une absence totale de stature internationale.

Christine Lagarde : malgré une grande compétence ministérielle, elle ne trouve toujours pas sa place à l’économie certainement à cause d’une absence de connaissance approfondie dans le domaine. Cela est notamment visible par son absence de réactivité aux fluctuations de l’économie. Il faut tout de même avoué qu’elle ne bénéficie pas d’une conjoncture économique favorable qui nécessiterait plutôt un ministre très spécialisé dans le domaine.

Proposition de remaniement :

Michel Barnier : Ministre des affaires étrangères et européennes
Hervé Morin : Ministre de l’Agriculture et de la Pêche
Jean-Louis Borloo : Ministre de l’Economie (A voir)
Christine Lagarde : Ministre de la Défense (A voir)
Alain Juppé / Nicolas Hulot… : Ministre de l’Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durable.

N'hésitez pas à laisser vos commentaires pour influer sur les prochaines top/flop ministres.

Kouchner au Pakistan "dans les 48 heures"

Le président de la République française, Nicolas Sarkozy, a appelé le président Musharraf et lui a "proposé que Bernard Kouchner se rende dans les 48 heures au Pakistan, ce que le président Musharraf a accepté avec reconnaissance", a déclaré M. Martinon à la presse au Caire où il accompagne le président français. Nicolas Sarkozy "a estimé que la meilleure réponse était de maintenir le principe d'élections générales à une date à déterminer par les autorités pakistanaises compétentes", a-t-il ajouté.

Bhutto : la communauté internationale condamne l'attentat

  • La France a condamné fermement "l'acte odieux" qui a coûté la vie à l'ex-Premier ministre pakistanais. Londres s'est dit "profondemment choqué".
  • La Russie a condamné "fermement" l'assassinat de Benazir Bhutto. George W. Bush se tient "informé de la situation" au Pakistan.
Odieux, fanatique, inacceptable, tragique. Les qualificatifs n'en finissent pas de tomber au sein de la communauté internationale après l'annonce de la mort de l'ex-Premier ministre pakistanaise Benazir Bhutto. Dans une lettre à son homologue pakistanais Pervez Musharraf rendue publique par l'Elysée, Nicolas Sarkozy a qualifié cet acte d'"odieux". "Le terrorisme et la violence n'ont pas leur place dans le débat démocratique et dans le combat des idées et des programmes", a-t-il écrit. "La France, comme l'Union européenne, est particulièrement attachée à la stabilité et à la démocratie au Pakistan." Dans un communiqué, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a lui fait part de sa "très grande émotion" et a salué "la mémoire de Mme Bhutto, figure éminente de la vie politique pakistanaise".

Le Président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a qualifié "d'attaque contre la démocratie et contre le Pakistan" l'attentat de jeudi. La Maison Blanche a condamné les "actes de violence" qui ont coûté la vie à Benazir Bhutto et a annoncé une prochaine déclaration du président américain George W. Bush. "Nous condamnons bien sûr cet attentat qui montre qu'il y a des gens là-bas qui essaient d'interrompre la construction d'une démocratie au Pakistan", avait déclaré auparavant un porte-parole du département d'Etat, Tom Casey. Le chef du gouvernement italien Romano Prodi a lui condamné "avec indignation (...) le fanatisme" qui a coûté la vie à l'ex-Premier ministre pakistanaise, appelant à "ne pas interrompre le difficile chemin vers la paix". Le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband s'est pour sa part déclaré "profondemment choqué", appelant la Pakistan "à la retenue mais aussi à l'unité". Tokyo a lui condamné un acte "inacceptable".

Une condamnation ferme

De son côté, le Vatican a qualifié de "tragique et terrible" l'attentat qui a coûté la vie à l'ex-Premier ministre pakistanaise. La Russie "condamne fermement" l'attentat. "Nous (...) présentons nos condoléances aux proches de Benazir Bhutto et espérons que la direction du Pakistan va réussir à prendre les mesures nécessaires pour assurer la stabilité dans le pays", a indiqué le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Mikhaïl Kamynine cité par l'agence Interfax. Grand voisin rival du Pakistan, l'Inde a qualifié "d'acte abominable" cet assassinat. Le président afghan Hamid Karzaï a lui condamné "un acte d'une immense brutalité" perpétré par les "ennemis" du Pakistan. Le ministère iranien des Affaires étrangères a de son côté exhorté les autorités de son pays voisin à pourchasser les "terroristes" à l'origine de l'attentat.

L'ex-Premier ministre pakistanais et leader de l'opposition Benazir Bhutto est morte jeudi des suites de ses blessures, victime d'un attentat suicide qui a tué au moins 16 autres personnes à l'issue d'un meeting électoral dans la banlieue d'Islamabad, a annoncé le ministère pakistanais de l'Intérieur.

Visite éclair de Sarkozy à Kaboul

  • Le chef de l'Etat ne reste que cinq heures sur place. Après avoir rencontré le président afghan Hamid Karzaï, il doit déjeuner avec des soldats français.
  • Nicolas Sarkozy est accompagné du ministre de la Défense Hervé Morin et de la Secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme Rama Yade.
La visite ne dure que cinq heures. Le président français Nicolas Sarkozy est arrivé samedi matin à Kaboul en Afghanistan. Une visite éclair au cours de laquelle il a rencontré le président Hamid Karzaï. Il doit aussi rencontrer les soldats français déployés en Afghanistan. Le chef de l'Etat français est accompagné du ministre de la Défense Hervé Morin et de la Secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme Rama Yade. L'ancien ministre Jean-François Poncet et le philosophe André Glucksman sont également du voyage. Bernard Kouchner, arrivé d'Inde, attendait le président à l'aéroport de Kaboul.

Nicolas Sarkozy a déclaré samedi qu'il se jouait en Afghanistan une guerre contre le terrorisme que les alliés ne pouvaient pas se permettre de perdre, à l'issue d'un entretien avec Hamid Karzaï. Le chef d'Etat français a indiqué qu'"il se jouait ici deux choses extrêmement importantes": "la solidité des accords entre les alliés" et la guerre contre le terrorisme, a-t-il dit en insistant sur la nécessité d'un "front uni". Il a souligné qu'il fallait agir pour que "l'Afghanistan ne devienne pas un Etat terroriste", comme cela avait été le cas lorsque les talibans étaient au pouvoir dans le pays de 1996 à fin 2001, avant d'être renversés par une coalition internationale pour leur soutien à Al-Qaida, qui y avait ses bases arrières.

Le chef d'Etat français, qui dit également être venu "s'enquérir du moral des troupes" avec lesquelles il devait déjeuner. Nicolas Sarkozy doit rester jusqu'à 15 heures locales dans la capitale afghane avant de repartir pour la France en faisant une halte à Douchanbe, la capitale du Tadjikistan voisin.

64% des Français font confiance à Sarkozy, 53% à Fillon

  • La cote des deux têtes de l'exécutif restant stable par rapport au mois dernier, selon un sondage TNS-Sofres pour le Figaro-Magazine à paraître samedi.
  • Bernard Kouchner reste en tête des personnalités politiques les plus populaires. Il est suivi de Rachida Dati, Jean-Louis Borloo, François Bayrou et François Fillon.
La cote de confiance de Nicolas Sarkozy et de François Fillon est stable par rapport au mois dernier. 64% de Français interrogés disent faire confiance au chef de l'Etat tandis que 53% accordent leur confiance au Premier ministre, François Fillon, selon un sondage TNS-Sofres pour le Figaro-Magazine à paraître samedi. Par ailleurs, 32% (-1) ne font pas confiance au président de la République pour résoudre les problèmes qui se posent en France, 4% (+1) étant sans opinion. 39% ne font pas confiance au Premier ministre (-3), 8% (+3) n'ont pas d'opinion.

Côté priorités du gouvernement : 38% des sondés estiment que ce doit être la lutte contre le chômage et 23% celle contre la hausse des prix. 16% des Français jugent prioritaire la lutte contre la violence et la criminalité, 15% le maintien du pouvoir d'achat, et 7% estiment qu'il faut en premier lieu maintenir la paix sociale. 63% pensent que l'action du gouvernement n'est pas efficace en matière de lutte contre le chômage (26% pensant le contraire). 56% estiment que beaucoup de conflits sociaux surgiront dans les mois à venir, contre 35% peu.

Bernard Kouchner reste en tête des personnalités politiques les plus populaires (63%, +1). Il est suivi de Rachida Dati (57%, +4), Jean-Louis Borloo (55%, -1), François Bayrou et François Fillon (53%, +1), Dominique Strauss-Kahn (51%, -2), Michèle Alliot-Marie (48%, +2), Bertrand Delanoë (46%, +1), Jack Lang (42%, -2) et Ségolène Royal (41%, -2).

Kouchner "attristé" par la "phase saumâtre" du PS

"La situation du PS m'attriste. Mais il est probablement nécessaire que le PS passe par cette phase saumâtre et peu exaltante pour qu'une gauche responsable puisse se ressaisir". Désabusé, et guère épargné par les critiques socialistes, Bernard Kouchner riposte dans Le Parisien. "Il faut maintenant changer de vocabulaire comme de logiciel. Demandez aux socialistes européens ce qu'ils pensent de leurs camarades français : les bras leur en tombent ! L'involution du PS, ils n'y comprennent rien", ajoute-t-il.

Après Michel Rocard, pour qui le PS "ne sait plus quoi dire", c'est donc au tour du ministre des Affaires étrangères et européennes d'étriller le Parti socialiste dans les colonnes du même journal. Sans langue de bois : "Moi, j'en ai marre de la critique permanente (...) j'en ai marre de la fausse guéguerre civile. J'en ai marre qu'on fasse la tronche en permanence et que, dans le dossier libyen, on ne parle presque pas des victimes, des infirmières bulgares ou des enfants libyens malades du sida", tempête Bernard Kouchner.

"Nous ne cultivons pas l'antiaméricanisme"

Ce dossier libyen est brandi par le ministre des Affaires étrangères pour dénoncer les critiques du PS autour de son action au gouvernement : tractations pour la libération des infirmières bulgares menées par l'épouse du chef de l'Etat... mais aussi visite de Bernard Kouchner en Irak, sur laquelle il n'a pas été épargné. "Ce qu'a fait Cécilia (Sarkozy) n'est peut être pas conforme aux habitudes, mais que vaut le conformisme au regard d'une libération d'otages ?", questionne-t-il. "On libère les infirmières, comme le monde entier est tenté de le faire et on nous le reprocherait presque ! Que le Parti socialiste demande aux infirmières ce qu'elles pensent de Cécilia Sarkozy".

Interrogé sur les relations franco-américaines après son passage en Irak, Bernard Kouchner déclare : "Oui, nous sommes amis avec les Américains. Oui, ce sont nos alliés. Mais nous ne sommes pas toujours d'accord avec eux et nous le leur disons. Cela dit, nous ne cultivons pas l'antiaméricanisme comme fondement de notre politique. Ça, c'est peut-être un petit changement".

Evoquant la situation au Moyen Orient, le ministre affirme : "nous avons toujours dit que si la Syrie ne fait pas obstacle à la souveraineté du Liban et aux élections présidentielles libanaises, alors l'ouverture de la France à l'égard de Damas serait spectaculaire. Mais, pour cela, il nous faut des garanties". Par ailleurs, Bernard Kouchner se déclare disposé à se rendre en Iran "si c'est utile pour la paix. A l'égard de l'Iran, nous voulons être fermes car il y aurait grand danger si ce pays se dotait de l'arme atomique. Nous négocierons à fond tout en nous préparant à accentuer la pression, si nécessaire".

Mon avis : Voilà une très belle réponse de Bernard Kouchner aux critiques du PS, lisez là en entier.

Bernard Kouchner en visite surprise à Bagdad

Depuis l'opposition de la France à la guerre en Irak au printemps 2003, aucun ministre français ne s'était plus rendu sur place. Alors que le pays s'enlise dans la guerre civile, le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a entamé dimanche une visite surprise de trois jours à Bagdad, pour "exprimer un message de solidarité de la France au peuple irakien et écouter les représentants de l'ensemble des communautés, sans exclusive".

Le ministre a clarifié la position française, se disant favorable à une solution politique locale pour mettre fin à la guerre civile. "C'est un problème irakien et il doit être réglé par les Irakiens. Ce que je pense et ce que Nicolas Sarkozy pense : il n'y a pas de solution militaire. Nous sommes disposés à être utiles. Mais la solution est entre les mains des Irakiens, pas entre les mains des Français. Le peuple irakien a besoin de souveraineté, de l'intégrité de son territoire, et de démocratie pour, 'inch'allah', arrêter la violence". Bernard Kouchner s'est également dit favorable à une présence plus importante de l'Onu en Irak.

Cette visite intervient huit jours après la rencontre entre George Bush et Nicolas Sarkozy aux Etats-Unis, au cours de laquelle les deux chefs d'Etat ont clairement évoqué au passé le différend sur la guerre en Irak et entamé une phase de rapprochement, même si des divergences existent toujours sur le dossier. La Maison Blanche a rapidement réagi et salué dimanche cette visite du ministre français. "C'est un exemple de plus de la volonté croissante de la communauté internationale d'aider l'Irak à devenir un Etat stable et sûr", s'est félicité Washington.

La popularité de Nicolas Sarkozy en hausse

  • Selon un sondage Ipsos pour Le Point, 66% des Français se disent en juillet "très" ou "plutôt" favorables à l'action du chef de l'Etat, contre 61% en juin et 64% en mai.
  • Bernard Kouchner (68%) reste une personnalité appréciée. Il est suivi de Jean-Louis Borloo (60%), ex aequo avec la ministre de la Justice, Rachida Dati.
L'état de grâce de Nicolas Sarkozy semble se confirmer. Le président a connu en juillet une hausse de popularité, avec 66% des Français se disant "très" ou "plutôt" favorables à son action, contre 61% en juin et 64% en mai, selon un sondage Ipsos à paraître jeudi dans Le Point. A l'inverse, 25% des sondés se disent "plutôt" ou "très" défavorables à l'action du président, moins qu'en juin (31%), mais un peu plus qu'en mai (24%).

François Fillon bénéficie lui aussi d'une hausse des opinions favorable, avec 56% des personnes interrogées portant un jugement "plutôt" ou "très" favorable à l'égard de son action, contre 54% en juin. En revanche, il reste sous son niveau de mai (60%).

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