NOUVEAU SITE EN PREPARATION
Ce blog est suspendu
Affichage des articles dont le libellé est Boutin. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Boutin. Afficher tous les articles

3 millions et des moyens militaires pour Hautmont

  • Cinq jours après la tornade qui a fait 3 morts et détruit 1000 maisons, le gouvernement a annoncé vendredi une aide pour des mobile-homes et l'envoi de moyens militaires.
  • L'aide doit permettre d'installer des mobile-homes pour les sinistrés "si les maires le souhaitent".
Des sinistrés à reloger, un millier de logements à restaurer voire à totalement reconstruire, car 250 sont devenus inhabitables... Après les 300.000 euros d'aide d'urgence promis lundi par la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie après la tornade, dimanche soir, dans le Nord, à Hautmont et dans ses alentours, la ministre du Logement a annoncé vendredi qu'une aide de trois millions d'euros allait être débloquée pour installer des mobile-homes pour les sinistrés "si les maires le souhaitent". Christine Boutin a fait cette annonce depuis Hautmont où elle s'est rendue vendredi.

"Les maires apparemment ont l'air de souhaiter qu'il y ait de l'hébergement temporaire en attendant que les maisons soient reconstruites ou réhabilitées", a dit la ministre. Le maire (UMP) de Hautmont Joël Wilmotte a estimé que "les mobile-homes sont une solution de dernier recours". "Mais, a-t-il ajouté, pour les personnes qui disposent d'un terrain et qui veulent surveiller leur maison, ce sera une solution". Interrogée sur les délais d'installation des mobile-homes, Christine Boutin a répondu : "ce sera très rapide". "L'Etat est contraint de faire des appels d'offre qui sont déjà lancés, ça prend quelques semaines et si besoin des mobile homes seront réquisitionnés".

Fillon demande l'envoi de moyens militaires

Christine Boutin a souligné que le déblocage de fonds pour l'achat de mobile-homes était "une mesure importante, mais parmi d'autres". "Nous avons surtout une démarche pragmatique : nous voulons absolument que chaque dossier soit suivi individuellement", a-t-elle affirmé.

De son côté, le Premier ministre François Fillon a demandé vendredi à son ministre de la Défense, Hervé Morin, d'envoyer "sans délai des moyens militaires matériels et humains" à Hautmont "pour participer aux opérations de remise en état". "Une équipe d'experts sera dépêchée sur place" dès vendredi après-midi par le ministère de la Défense "pour évaluer l'ampleur des besoins et la nature des moyens à engager, en liaison avec les autorités locales", a ajouté Matignon.

Le gouvernement avait décidé jeudi d'engager la procédure de reconnaissance de "catastrophe naturelle" après la tornade, entraînant la satisfaction des maires des communes touchées.

Mères porteuses : mésentente gouvernementale

  • Nadine Morano regrette la "confusion" créée par la ministre du Logement Christine Boutin, qui a lancé une pétition contre la légalisation de la "gestation pour autrui".
  • La secrétaire d'Etat s'était dite prête à porter l'enfant de sa fille si celle-ci souffrait d'une malformation utérine.
Et c'est reparti, la mésentente se réinstalle au sein de la majorité ? En tout cas, le débat sur les mères porteuses fait des remous : la secrétaire d'Etat à la Famille, Nadine Morano, a regretté samedi la "confusion" par la ministre du Logement Christine Boutin, qui a lancé une pétition contre la légalisation de la "gestation pour autrui".
Mme Morano a ainsi répliqué à sa collègue du gouvernement, qui avait critiqué la veille sa prise de position en faveur d'un "cadre légal" pour les mères porteuses, tel que l'a préconisé mercredi un groupe de travail du Sénat. Mme Boutin avait notamment qualifié de "surprenants" les propos de la secrétaire d'Etat qui s'est dite prête à porter l'enfant de sa fille si celle-ci souffrait d'une malformation utérine. La réaction de Mme Boutin, selon Mme Morano, est "passionnée", mais "en même temps elle apporte beaucoup de confusion parce que le Sénat est très précis dans ses conditions", a estimé Mme Morano sur RTL, précisant que la mère porteuse ne devait "en aucun cas être la mère génitrice, c'est-à-dire la mère biologique".

"Elle n'a pas le monopole des convictions religieuses"

"Je le redis : si ma fille était atteinte d'une malformation utérine et qu'elle pourrait devenir mère, et qu'à cause de cette malformation elle ne peut pas porter son propre enfant, et bien je le porterais", a-t-elle poursuivi. "La mère porteuse n'intervient que pour porter, donc il n'y pas de confusion de filiation", a-t-elle jugé. Mme Boutin avait déclaré dans Libération ne pas pouvoir "imaginer que Mme Morano, en charge de la Famille, n'ait pas envisagé les conséquences familiales, psychologiques et éthiques, de son acceptation du principe de pouvoir être la mère de ses propres petits-enfants". "Je ne donne pas à Mme Boutin le monopole des convictions religieuses", a également répliqué Mme Morano.

Un groupe de travail du Sénat sur la maternité pour autrui a proposé mercredi dans un rapport de légaliser, sous strict encadrement, la pratique controversée des mères porteuses, déjà autorisée en Grande-Bretagne et en Grèce, mais interdite en France.
"Mme Boutin est critiquable sur nombre de ces positions
Mais sur le sujet, il me semble qu'elle a raison"
Sarkozyfrance2007

L'ambitieux plan banlieue

  • 4000 policiers, 500 millions d'euros pour les transports, des contrats d'autonomie et des internats d'excellence pour les jeunes : Nicolas Sarkozy a dévoilé vendredi son "plan banlieue".
  • A mon goût cela ne va pas encore au fond des problèmes et les moyens risques de manquer.
Le président Nicolas Sarkozy a dévoilé vendredi son très attendu "plan banlieue". Son ambition, a-t-il expliqué devant un parterre d'un millier de personnes réunies sous les ors de la République, est de "réinventer la ville", évoquant un "enjeu de civilisation". "Il y a des quartiers dans notre pays où l'on a moins de droits et moins de chances que d'autres", a relevé le chef de l'Etat. "Nous avons tous appris au moins une chose au cours de ces 20 dernières années, c'est qu'il ne suffisait pas de créer un ministère de la Ville, ni de débloquer des crédits, ni de repeindre les immeubles, pour que dans certains quartiers, de plus en plus d'habitants ne se sentent pas laissés pour compte abandonnés de tous, mis à l'écart de la République de ses solidarités et de ses lois", a ajouté Nicolas Sarkozy, en présence de plusieurs ministres, dont celles en charge du dossier Christine Boutin et Fadela Amara.

A cette occasion, il a réitéré "tout son soutien" à la secrétaire d'Etat à la Ville. "Je voulais dire combien l'entrée dans le gouvernement de Rachida Dati, de Fadela, de Rama, constitue un fait historique sur lequel il sera impossible de revenir pour ceux qui me succéderont", a-t-il lancé. Voici un résumé point par point des principales mesures annoncées par le Chef de l'Etat pour sortir les banlieues de leur isolement.

Création de 30 sites d'excellence
Création dans les quartiers prioritaires de "30 sites d'excellence", dont au moins six lycées professionnels, où l'enseignement devra "rivaliser avec les meilleurs établissements" scolaires. Ces établissements seront jumelés avec des établissements d'enseignement supérieur ou des entreprises et recruteront dans des "classes d'élite" les meilleurs élèves de chaque niveau. Ils seront dotés d'un encadrement renforcé par une "équipe de soutien" et d'une "banque de stages".

4000 places dans des "internats de réussite éducative"
Ces internats seront à proximité des quartiers sensibles. Ils seront destinés aux enfants issus de milieux défavorisés. "Dès le plus jeune âge, les enfants des milieux défavorisés qui montrent des bonnes aptitudes scolaires, qui ne peuvent pas étudier chez eux dans de bonnes conditions se verront proposer un hébergement dans des internats", a-t-il déclaré. Il a précisé qu'il ne s'agirait pas des "austères internats de jadis" mais "d'internats d'excellence modernes où les enfants seront totalement pris en charge pendant la semaine".

Généralisation des "écoles de deuxième chance"
Ils offriront une "insertion durable dans l'emploi" à entre 15.000 et 20.000 jeunes sans qualification des quartiers les plus difficiles à l'horizon 2012. "La deuxième chance va devenir un droit pour tous", a insisté le président. Il a demandé au ministre de l'Education Xavier Darcos de recenser "la totalité des jeunes qui ne sont inscrits dans aucun établissement l'année suivante". "Il faudrait les identifier, faire un fichier", "pour la bonne cause", a-t-il insisté, puisqu'il s'agit de "les prendre par la main". Les ressources de ces écoles seront accrues par une extension de la possibilité faite aux entreprises de les financer par la taxe d'apprentissage.

Expérimentation d'un contrat d'autonomie pour les jeunes chômeurs
Ce contrat offrira un soutien renforcé et personnalisé aux jeunes de moins de 26 ans vivant en zone urbaine sensible (ZUS). Il sera proposé à 45.000 jeunes pendant trois ans dans une soixantaine de départements particulièrement touchés par le chômage. Les jeunes signeront ce contrat avec des entrperises ou des organismes spécialisés sélectionnés sur appel d'offre lancé par l'Etat. Rémunérés en fonction des résultats obtenus, ces jeunes bénéficieront d'un "accompagnement individualisé" pendant un an. A l'issue d'une période de soutien intensif de six mois, ils se verront octroyer "un emploi durable, un contrat d'apprentissage ou une formation vraiment qualifiante".
30 entreprises se sont engagées à recruter plus de 7.000 jeunes des quartiers en 2008, répondant ainsi au Plan Banlieues, a affirmé vendredi la ministre de l'Economie et de l'Emploi Christine Lagarde.

Expérimenter le "busing" à l'école primaire
"La carte scolaire est un échec" a constaté le chef de l'Etat. Le "busing" vise favoriser la mixité sociale dans les écoles en permettant, grâce à un système de transport, aux élèves de quartiers en difficulté de fréquenter d'autres établissements scolaires de leur ville. Ce système sera expérimenté pendant trois ans avec des élèves de CM1 et CM2.

4000 policiers supllémentaires dans les quartiers
Deux ans après les violences urbaines de fin 2005, Nicolas Sarkozy a annoncé le déploiement de 4.000 policiers supplémentaires en trois ans dans les quartiers difficiles. "Le premier devoir de l'Etat c'est d'assurer la sécurité", a-t-il déclaré. "J'assume tout ce que j'ai dit et fait par le passé sur le sujet", a-t-il ajouté en faisant notamment allusion à des propos ( kärcher, racaille) tenus lorsqu'il était ministre de l'Intérieur et qui lui ont été beaucoup reprochés. "Nous allons mettre fin à la loi des bandes, à la loi du silence, à la loi des trafics", a-il déclaré. Selon un document de l'Elysée, 200 "unités territoriales des quartiers" se consacreront au maintien de l'ordre et "protègeront les habitants des quartiers à tout moment". Elles assureront une "présence visible et dissuasive sur des points fixes". Des "compagnies de sécurisation spécialisées" comptant plus d'une centaine d'hommes chacune seront également créées pour lutter contre les violences urbaines. "La première compagnie verra le jour dès le premier semestre 2008 en Seine-Saint-Denis".

500 millions d'euros pour les transports
Cette somme sera prélevée sur les financements du Grenelle de l'environnement, pour développer les transports en commun dans les quartiers sensibles. "Il est inadmissible que dans certains quartiers de la République la population soit assignée à résidence", a déclaré le chef de l'Etat. "L'Etat va se réengager pour aider les collectivités à construire des voies de bus, des tramways et à les sécuriser. Une part de cet effort financier sera réservée à l'Ile-de-France", a-t-il précisé. Il est a noté que c'est la seule somme évoquée dans tout le plan. A aucun moment, le budget global du plan n' été évoqué. La secrétaire d'Etat à la Politique de la ville Fadela Amara l'avait évalué à un milliard d'euros.

Un représentant de l'Etat dans chaque quartier
"Je veux qu'il y ait un représentant de l'Etat par quartier" et "je veux qu'il soit à temps plein", a déclaré Nicolas Sarkozy. Une généralisation effective d'ici le 1er septembre. Ce représentant sera "doté d'une véritable autorité sur les services de l'Etat dans le quartier pour imposer la mise en oeuvre des objectifs mis en oeuvre au plan national et pour pouvoir les obliger à travailler ensemble", a-t-il encore dit.

Christine Boutin va délocaliser son ministère à Lyon

La ministre du Logement et de la Ville va délocaliser son ministère pendant dix jours, place Bellecour à Lyon. Dans cette ville se tiendront en effet successivement, les congrès des HLM du 18 au 20 septembre, des notaires du 23 au 26 et des promoteurs-constructeurs, les 27 et 28 septembre.

Au-delà du symbole, Christine Boutin - qui insiste pour être appelée "madame le ministre"- y voit une mesure pratique: "pendant 10 jours, tout le monde du logement sera là-bas (…) je compte partir à Lyon avec mon bâton de pèlerin pour convaincre les uns et les autres de la nécessité d'une mobilisation d'ampleur nationale en faveur du logement", a-t-elle expliqué lors des entretiens d'Inxauseta à Bunus, en Pays Basque.
Un conseil de l'Anru, une réunion du CNH (conseil national de l'habitat) et une autre de la commission de concertation sont également programmées à Lyon pendant le séjour du ministre.

Archive de blog
2007 : Juillet - Août - Septembre - Octobre - Novembre - Décembre
2008 : Janvier - Février - Mars - Avril - Mai - Juin - Juillet