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3 millions et des moyens militaires pour Hautmont

  • Cinq jours après la tornade qui a fait 3 morts et détruit 1000 maisons, le gouvernement a annoncé vendredi une aide pour des mobile-homes et l'envoi de moyens militaires.
  • L'aide doit permettre d'installer des mobile-homes pour les sinistrés "si les maires le souhaitent".
Des sinistrés à reloger, un millier de logements à restaurer voire à totalement reconstruire, car 250 sont devenus inhabitables... Après les 300.000 euros d'aide d'urgence promis lundi par la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie après la tornade, dimanche soir, dans le Nord, à Hautmont et dans ses alentours, la ministre du Logement a annoncé vendredi qu'une aide de trois millions d'euros allait être débloquée pour installer des mobile-homes pour les sinistrés "si les maires le souhaitent". Christine Boutin a fait cette annonce depuis Hautmont où elle s'est rendue vendredi.

"Les maires apparemment ont l'air de souhaiter qu'il y ait de l'hébergement temporaire en attendant que les maisons soient reconstruites ou réhabilitées", a dit la ministre. Le maire (UMP) de Hautmont Joël Wilmotte a estimé que "les mobile-homes sont une solution de dernier recours". "Mais, a-t-il ajouté, pour les personnes qui disposent d'un terrain et qui veulent surveiller leur maison, ce sera une solution". Interrogée sur les délais d'installation des mobile-homes, Christine Boutin a répondu : "ce sera très rapide". "L'Etat est contraint de faire des appels d'offre qui sont déjà lancés, ça prend quelques semaines et si besoin des mobile homes seront réquisitionnés".

Fillon demande l'envoi de moyens militaires

Christine Boutin a souligné que le déblocage de fonds pour l'achat de mobile-homes était "une mesure importante, mais parmi d'autres". "Nous avons surtout une démarche pragmatique : nous voulons absolument que chaque dossier soit suivi individuellement", a-t-elle affirmé.

De son côté, le Premier ministre François Fillon a demandé vendredi à son ministre de la Défense, Hervé Morin, d'envoyer "sans délai des moyens militaires matériels et humains" à Hautmont "pour participer aux opérations de remise en état". "Une équipe d'experts sera dépêchée sur place" dès vendredi après-midi par le ministère de la Défense "pour évaluer l'ampleur des besoins et la nature des moyens à engager, en liaison avec les autorités locales", a ajouté Matignon.

Le gouvernement avait décidé jeudi d'engager la procédure de reconnaissance de "catastrophe naturelle" après la tornade, entraînant la satisfaction des maires des communes touchées.

Des adieux bouleversants aux sept collégiens

  • Plus de 4.000 personnes, dont François Fillon, ont rendu hommage jeudi à Margencel aux collégiens tués lors d'une collision entre un TER et un car scolaire.
La cérémonie fut empreinte de tristesse et de dignité. Plus de 4.000 personnes ont rendu hommage jeudi à Margencel aux collégiens tués le 2 juin lors d'une collision entre un TER et un car scolaire à Allinges, en Haute-Savoie.

"Nous disons ensemble un dernier adieu à Yannis, Thimothée, Léa, Natacha, Tom, Benoît et Fanny", les prénoms des sept collégiens décédés, âgés de 11 à 13 ans, a déclaré l'évêque d'Annecy, Yves Boivineau, qui présidait la cérémonie en présence du Premier ministre François Fillon et du président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer. "Nous avons du mal à comprendre, Seigneur, qu'on puisse mourir si jeune", a-t-il dit lors d'un hommage commun aux sept défunts, à la demande des familles, qui se déroulait dans le gymnase du collège de Margencel, où ils étaient scolarisés.

"Elle avait plein de cœur"

Le principal du collège, Patrick Bermond, très affecté, s'est adressé aux familles éplorées : "il faut que je vous dise que je pense sans cesse à vous, à vos enfants. Je souffre de ne pouvoir changer le cours des choses". Et d'évoquer l'entraide "extraordinaire" depuis l'accident entre élèves, personnel, parents et inconnus envoyant des "témoignages de sympathie de tous les coins de la France".

Frères et soeurs, parents et amis des enfants décédés ont lu de courts messages. "Léa, ma meilleure amie, elle avait plein de coeur, elle était superbe", a dit Caroline, la voix étouffée par les sanglots, venue avec les membres en tenue du poney-club que fréquentait Léa. Xavier et Stéphanie ont évoqué Benoît qui rêvait de devenir un grand cuisinier : "tu es parti un matin du 2 juin sans qu'on ait pu te dire au revoir. Nous espérons que ta vie continuera sur une étoile". Yannis, selon Ludovic, était "1,65 m de générosité et d'humour décapant".

Rideaux baissés

La cérémonie était retransmise par haut-parleurs à l'extérieur du gymnase, où plus de 3.000 personnes (deux fois la population de Margencel) s'étaient rassemblées sous un temps gris. Les commerçants de Margencel, d'Anthy et de Sciez, deux communes voisines, où demeuraient les sept collégiens décédés, ont baissé leurs rideaux dans l'après-midi en signe de deuil. A l'issue de la cérémonie, qui a duré plus d'une heure, les cercueils ont été transportés dans des corbillards, précédés d'un membre de chaque famille, portant une photo des enfants décédés. Leurs obsèques devaient ensuite se dérouler dans l'intimité.

Lundi, un TER assurant la liaison entre Evian-les-Bains et Genève avait percuté un bus scolaire sur un passage à niveau, causant la mort de sept collégiens et faisant 25 blessés, dont trois graves. Le chauffeur du bus a été mis en examen et écroué mercredi pour "homicides et blessures involontaires".
"Plus de voix, les yeux tremblants après
cette lecture émouvantes"
Sarkozyfrance2007

L'embellie dans les sondages

  • Pour la première fois depuis des mois, le baromètre TNS Sofres-Figaro Magazine crédite le chef de l'Etat d'une remontée de 5 points dans les bonnes opinions.
  • Ce qui est inquiétant dans ce sondage c'est la poussée de l'extrême gauche !
Le retour de Nicolas Sarkozy sur le terrain avec de nombreux déplacement thématiques semble commencer à payer. En effet, selon le baromètre TNS-Sofres pour le Figaro-Magazine, le chef de l'Etat regagne cinq points en un mois avec 37% de bonnes opinions. Ceux qui désapprouvent l'action du président de la République passe dans le même temps de 66 à 61%, soit une baisse de cinq points. Autre signe dans ce sens, pour la première fois depuis janvier 2008, la proportion de ceux qui jugent efficace la lutte du gouvernement contre le chômage et la hausse du pouvoir d'achat est en nette augmentation (+5 points). Plus en retrait, François Fillon, perd de son côté deux points de confiance à 44%, tandis que 51% (+1) se défient de son action.

Autre enseignement inquiétant de cette enquête, la poussée d'Olivier Besancenot. Le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), est en passe de devenir l'un des hommes de gauche les plus populaires, devant nombre de dirigeants du Parti socialiste. Il se place en effet en cinquième position des personnalités politiques (43%), derrière respectivement Bertrand Delanoë (53%), Bernard Kouchner (49%), Dominique Strauss-Kahn (45%) et François Hollande (44%).

Incertitude sur la réforme des institutions

  • Au terme de la première semaine de débat, la modeste réforme proposée par Nicolas Sarkozy risque de passer à la trappe, malgré l'ouverture d'une partie des socialistes.
  • Pourquoi un tel gâchis ?
A peine élu, Nicolas Sarkozy prend la classe politique par surprise et décide en juin dernier un big-bang institutionnel : interdiction du cumul des mandats, sanctions financières contre l'absentéisme, revalorisation réelle du parlement, démocratisation du Sénat, suppression des départements... Porté par l'état de grâce, le chef de l'Etat impose une rupture des pratiques, en haut comme en bas de l'échelle. La France jouit enfin de la respiration démocratique dont elle avait tant besoin.

Mais au lieu de cela, Nicolas Sarkozy a voulu prendre le temps, mettre en place une commission pluraliste (qui a bien travaillé) et faire passer une réforme modeste mais utile de la Constitution. Résultat : comme sur ce dossier aussi technique qu'explosif, il est aussi difficile d'abattre une cloison en plâtre qu'un mur en pierres, le changement piétine, le toilettage institutionnel est gravement menacé.

Absence insupportable sur les bancs de l'Assemblée

Depuis des semaines en coulisses et depuis mardi en séance, les députés ergotent donc, plus qu'ils ne débattent, entre petits intérêts et calculs peu glorieux. Mais ne blâmons pas trop ceux qui s'intéressent à cette réforme. Pour l'ouverture du débat par François Fillon, ils n'étaient qu'une trentaine sur les bancs de l'Assemblée, sur 577... Trop de projets de loi, de commissions parlementaires, de missions en tous genres, diront-ils pour justifier leur absence. Pas faux. Mais comment l'opinion peut-elle accepter ce genre d'argument lors d'un débat qui concerne justement l'amélioration de leur travail au quotidien et plus important encore, le renforcement de leurs pouvoirs ?

Cette réforme comporte en effet des avancées qui rééquilibrent incontestablement les pouvoirs du parlement : évaluation des politiques publiques par les députés, droit de veto du Parlement sur les nominations présidentielles, restriction de l'usage du 49.3, partage de l'ordre du jour de l'Assemblée... Il est trop rare de voir un gouvernement proposer un texte qui rogne ses propres pouvoirs pour faire la fine bouche. C'est le sens de l'appel de 17 députés socialistes qui veulent prendre "leurs responsabilités au moment où des progrès importants peuvent être obtenus" pour la vie démocratique.

En pointe dans ce combat, Manuel Valls qui dialogue beaucoup en coulisses avec Jean-François Copé pour faire aboutir un compromis. "C'est le combat des modernes contre les anciens et ceux qui poussent pour la réforme sont dans une solidarité générationnelle", fait remarquer un député socialiste. Les partisans d'un vote positif au Congrès le 7 juillet comptent établir un rapport de forces ouvert avec le gouvernement pour faire progresser le texte sur plusieurs points : un geste sur le mode de scrutin des sénatoriales, une avancée sur le décompte du temps de parole du président dans les médias ou une dose de proportionnelle à l'Assemblée.

La gauche responsable en cas d'échec

En cas de refus de la direction du PS d'adopter la réforme constitutionnelle, la gauche sera considérée comme totalement responsable d'un échec institutionnel. Ces 17 députés espèrent convaincre leurs collègues de voter une réforme amendée, malgré les pressions de François Hollande ou Ségolène Royal qui refusent le consensus avec Nicolas Sarkozy. "Dans cette affaire, il faut bien séparer le parti et le groupe PS. Les parlementaires ne sont pas dans la même logique que les éléphants", analyse un socialiste.

Si à droite, le groupe UMP doit faire début juillet avec la défection d'une quarantaine de députés "gaullistes", il cherche à engranger une quarantaine de voix socialistes pour faire adopter la réforme aux 3/5e. Mais pour l'instant, calculette à la main, le compte n'y est pas. Le pointage des pour et des contre évolue chaque jour, au gré des manœuvres et des menaces plus ou moins surjouées. Il reste 45 jours au président de la République et aux socialistes qui souhaitent un compromis pour s'entendre.

Barnier à l'Elysée pour sortir de la crise des pêcheurs

  • Le ministre de l'Agriculture s'est entretenu avec le chef de l'Etat puis le Premier ministre pour les informer de l'avancée des négociations qui doivent reprendre à 15 heures.
  • Ce matin, quatre CRS ont été blessés, dont trois sérieusement, dans des heurts qui ont opposés pêcheurs et forces de l'ordre devant le ministère de la pêche.
Un gazole à 0,40 euros le litre contre 0,70 euros. Voilà ce que les marins pêcheurs ont exigé lors de leur réunion mercredi avec le ministre de la Pêche Michel Barnier. En attendant la réponse du gouvernement, ils ont décidé de suspendre les négociations, a annoncé à la sortie un de leurs porte-paroles. "On restera au ministère tant qu'on n'aura pas obtenu satisfaction", a affirmé Mourad Kahoul, vice-président du Comité national des pêches. "Au besoin on est prêt à amener des matelas", a-t-il ajouté. Les marins pêcheurs sont "mécontents des propositions qui leur ont été faites", a déclaré Mourad Kahoul. Ils ont donc demandé de renconter directement le président Nicolas Sarkozy et le premier ministre François Fillon "pour obtenir une baisse du gazole". Un "contact" a été établi avec la présidence de la République, a indiqué une porte-parole du ministère.

Le Comité national des pêches a aussi demandé à la ministre de l'Economie, Christine Lagarde de convoquer les pétroliers "pour réduire les prix du gazole comme l'avait promis le président de la République au Guilvinec en janvier dernier".

Alors que la délégation était reçue par Michel Barnier, une manifestation de 300 à 400 marins pêcheurs a dégénéré devant le ministère de l'Agriculture et de la pêche. Quatre policiers ont été blessés par des projectiles dont trois sérieusement, a annoncé la préfecture de police. Un tir tendu de fusée de détresse a atteint l'un deux à la jambe, selon plusieurs témoins.

"Vous n'êtes pas les seuls, chers amis et
je condamne fermement vos méthodes"
Sarkozyfrance2007

Les premiers résultats sur la croissance

  • Tranchant avec la sinistrose ambiante, les chiffres de la croissance sont revus à la hausse par l'Insee, ce qui ravit la ministre de l'Economie et l'Elysée.
  • Dans un communiqué, Nicolas Sarkozy s'est réjoui de ces chiffres qui "traduisent l'impact des mesures prises en application de ses engagements par le gouvernement".
La sinistrose n'est que dans les têtes ! Les bons chiffres de la croissance française révélés jeudi par l'Insee abondent en tout cas dans ce sens. Le produit intérieur brut (PIB) de la France a nettement accéléré au premier trimestre 2008, progressant de 0,6% après 0,3% au dernier trimestre 2007. L'institut national de la statistique a par ailleurs revu à la hausse la croissance pour 2007 à 2,1%, après une précédente estimation à 1,9%. L'acquis de croissance, c'est-à-dire le niveau de croissance dont on est sûr qu'il sera atteint sauf récession à venir, s'établit donc à 1,4% à la fin mars 2008.

Le gouvernement tablait pour 2007 sur une croissance comprise entre 2% et 2,5%. "Vous accueillez ce matin un ministre de l'Economie qui se réjouit", a dit Christine Lagarde. "On s'est beaucoup moqué de moi quand j'ai dit nous ferons au moins 2%", "on sort à 2,2% : c'est plus que la fourchette basse de nos prévisions", a constaté une Christine Lagarde revancharde. "On a eu un bon investissement des entreprises et une bonne contribution des exportations, qui prennent un peu le relais de la consommation, plutôt faible au premier trimestre 2008", a-t-elle estimé.

"Les remèdes sont confortés"

Dans un communiqué, Nicolas Sarkozy s'est réjoui de ces chiffres qui "traduisent l'impact des mesures prises en application de ses engagements par le gouvernement en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat". "Les résultats de 2007 comme les estimations pour le premier trimestre 2008 sont conformes aux prévisions du gouvernement en dépit d'un contexte international difficile", relève le chef de l'Etat. "Le diagnostic posé sur la situation de notre pays et les remèdes à y apporter sont confortés", estime-t-il.

Dans la même veine, François Fillon a saisi l'occasion pour valider la politique de son gouvernement. "C'est une très, très bonne nouvelle" et "j'invite tous ceux qui pendant six mois nous ont expliqué que la croissance française serait bien inférieure à réfléchir à deux fois avant de faire de nouvelles prévisions", a lancé le Premier ministre devant la presse sur le perron de Matignon. "Les chiffres de la croissance montrent que l'économie française, dans un climat international très difficile, résiste très bien".

L'enthousiasme a aussi gagné le ministre du Budget Eric Woerth qui estime que les chiffres annoncés sont une "bonne surprise", et affirme que la prévision de croissance du gouvernement pour 2008 est "crédibilisée". "La croissance en France tient plutôt bien. Sur la moyenne des pays européens nous avons réduit l'écart", a-t-il déclaré sur iTélé. L'économie allemande a en effet affiché de son côté une robustesse surprenante début 2008, son PIB ayant progressé de 1,5% au premier trimestre.

Cerise sur le gâteau, cette révision à la hausse de la croissance permet à la France de réduire sa dette publique (Etat, Sécurité sociale et collectivités locales) à 63,9% du PIB en 2007, contre 64,2% précédemment. A 50,3 milliards d'euros, le déficit public pour 2007 reste quant à lui à 2,7% du PIB, en-deçà du seuil de 3% prévu dans le pacte de stabilité de l'Union européenne.

Rien ne va plus à l'Assemblée Nationale

  • A l'annonce du rejet du projet de loi OGM, heureusement que je n'avais pas accès à mon blog parce que j'aurai craché tout mon dégout sur les députés UMP pour leur manque de sérieux dans le travail qui leur est confié.
  • Je ne suis pas contre cette loi mais je reste opposé à la culture des OGM en plein champ, cependant je suis pour la présence de tous les députés sur les bancs de l'Assemblée. Mare de ses absences à répétition mais également de cette Assemblée aux couleurs trop "âgées".
Impossible d'imaginer les hurlements qui ont pu être proférés derrières les portes capitonnées de l'Assemblée Nationale et des ministères concernés, voire à l'Elysée, après la jolie claque essuyée par le gouvernement sur les OGM. Car ce qui s'est passé, le rejet d'un projet de loi gouvernemental, grâce à l'adoption d'une motion de procédure présentée par l'opposition, constitue un événement rarissime. Un mini-séisme parlementaire, avec ondes de choc à la clef. Cet accident de parcours est en tous cas révélateur du climat politique actuel au sein du parlement.

Bien entendu, les premiers visés sont le président du groupe UMP, Jean François Copé et le Secrétaire d'Etat en charge des relations avec le parlement. Il appartenait au premier de faire le plein de ses rangs dans l'hémicycle, mais absentéisme et réunion de commissions aidant, il n'y avait pas assez de députés favorables au texte en séance. Il revenait au second de s'assurer que les amendements adoptés par le Sénat en deuxième lecture rendent le texte acceptable aux yeux des députés de droite réticents aux OGM. Car on avait oublié un peu vite que le texte sur les OGM avait été adopté à une très faible majorité en première lecture à l'Assemblée.

Et le problème de fond est là : ce texte a été présenté au Parlement afin que la France se mette en conformité avec une directive européenne ; injonction difficile à mettre en œuvre alors qu'un moratoire sur le MON 810 était en vigueur. Et puis il y avait eu le Grenelle de l'Environnement : grands projets et grandes phrases... Bref, de quoi y perdre son latin. Certains députés de droite ont préféré adopter l'adage "dans le doute abstiens-toi". Ou vote contre...

En sa qualité de chef de la majorité, François Fillon est monté au créneau pour tenter de trouver une solution en proposant la réunion d'une commission paritaire Assemblée-Sénat. Mais sur le plan politique, le mal est fait. L'autorité du gouvernement est ébranlée, même si un nouveau texte qui ressemblerait beaucoup au précédent, sera à nouveau soumis aux députés dans les semaines à venir.
"Mare, mare et plus que mare de cette Assemblée
où règne un désordre insupportable"
Sarkozyfrance2007

Pascal Sevran est mort

  • Après la mort de l'animateur vendredi, le chef de l'Etat a exprimé son "immense tristesse". Bertrand Delanoë a salué un "amoureux sincère de la chanson française".
  • Pascal Sevran s'est éteint à l'âge de 62 ans des suites d'un cancer du poumon.
Après l'annonce de la mort de l'animateur de télévision Pascal Sevran vendredi matin, le président Nicolas Sarkozy a exprimé son "immense tristesse", saluant "un homme aux multiples talents". "Pour les Français, il restera avant tout celui qui a oeuvré avec brio pour la chanson française." Le Premier ministre François Fillon a déclaré qu'il "laissera le souvenir d'un homme qui a su divertir et émouvoir des millions de Français".

La ministre de la Culture Christine Albanel a salué un "fou de musique et de chansons", qui "durant deux décennies, a transmis sa passion de la musique à des millions de téléspectateurs". Son prédécesseur Jack Lang s'est dit "bouleversé par l'annonce de la mort de Pascal Sevran (...) un ami incomparable dont j'aimais au plus haut point la générosité, la finesse, la drôlerie, l'intelligence décapante, la passion pour l'art et la musique". De son côté, le maire de Paris Bertrand Delanoë a rendu hommage à cet "amoureux sincère de la chanson française". "Au-delà des excès de certaines de ses positions qui avaient suscité la polémique, je retiendrai la sensibilité et l'intelligence de l'homme", a-t-il souligné.

Sur France 2, le comédien Jean Piat, avec qui Pascal Sevran avait fait une émission, a lui salué "un défenseur de la chanson française". Line Renaud a estimé que "Pascal [Sevran] s'en va beaucoup trop tôt". "Il a été un protecteur de la chanson. Qui va faire cela maintenant ?", s'est-elle interrogée. Quant à Nicoletta, elle a salué "un grand seigneur de la variété". L'humoriste Laurent Gerra a salué "quelqu'un qui n'était pas dupe de son époque" et qui "avait énormément de goût et (...) cette soif d'apprendre, de connaître, de vivre l'instant présent". "Pascal était entier dans ses passions, ses enthousiasmes et ses colères. C'est ce qui faisait son charme", a enfin déclaré l'animateur Marc-Olivier Fogiel, ajoutant que c'était "le contraire d'un opportuniste. Il incarnait le politiquement incorrect".

L'hommage de Sarkozy au commando Kieffer

  • Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi, à l'endroit où les hommes de Philippe Kieffer avaient débarqué le 6 juin 1944, la création d'un commando marine baptisé commando Kieffer.
  • A l'occasion des célébrations de la victoire alliée du 8 mai 1945, Nicolas Sarkozy s'est également rendu au cimetière canadien de Beny-Reviers, dans le Calvados.
Les célébrations de la victoire alliée du 8 mai 1945, décentralisées cette année, se sont tenues jeudi à Ouistreham en présence du président de la République Nicolas Sarkozy. Sur la plage même où avait débarqué le 6 juin 1944 le commando Kieffer, formé de jeunes Français résistants, le chef de l'Etat a passé les troupes en revue, suivi du Premier ministre François Fillon et des ministre et secrétaire d'Etat à la Défense Hervé Morin et Jean-Marie Bockel. Sous un soleil radieux, devant une mer étincelante et calme, le président est ensuite allé saluer les survivants du commando Kieffer.

Ils étaient 177 volontaires français, les "bérets verts" dont le commando portait le nom de leur chef, le capitaine de corvette Philippe Kieffer. Ils avaient débarqué à la brèche de Colleville, qui portait le nom de code Sword Beach. Alors que les barges approchaient de la côte, le commandement britannique avait laissé celle qui les transportait passer en tête, leur laissant l'honneur de fouler les premiers le sol national.

"Nous célébrons avant tout une victoire morale"

Pour leur rendre hommage, à l'endroit même où ils avaient débarqué, Nicolas Sarkozy a annoncé ce jeudi la création d'un 6ème commando marine, une unité des forces spéciales baptisée commando Kieffer. Le président de la République a remis symboliquement le fanion de ce nouveau commando au contre-amiral Marin Gillier, commandant des fusiliers marins et des commandos. C'est lui qui avait dirigé sur le terrain, au large des côtes somaliennes, les opérations militaires ayant permis la libération des 30 otages du Ponant, le 11 avril.

Outre cet hommage aux 177 jeunes volontaires, Nicolas Sarkozy, dans son discours, a voulu englober dans une même reconnaissance tous les grands résistants : "Nous ne célébrons pas seulement une victoire militaire, nous célébrons avant tout une victoire morale", a lancé le chef de l'Etat. "Aucune faute, aucun crime ne doit être oublié, mais la France, qui tant de fois dans son histoire s'est battue pour la liberté et la dignité des hommes, la France dont nous pouvons apprendre à nos enfants à être fiers, la vraie France, elle n'était pas à Vichy, elle n'était pas dans la collaboration", a-t-il martelé. "La vraie France, elle n'était pas dans la milice, la vraie France, la France éternelle, elle avait la voix du général de Gaulle. La vraie France, la France éternelle, elle avait le courage de Jean Moulin", "le visage lumineux de Germaine Tillion, de Lucie Aubrac, d'Honoré d'Estienne d'Orves, de Tom Morel, du commandant Kieffer".

Nicolas Sarkozy s'est ensuite rendu au cimetière canadien de Beny-Reviers, dans le Calvados, où il a rendu un hommage appuyé aux soldats canadiens morts "pour participer à la libération de la France". En début de journée à Paris, à quelques mètres de l'Elysée, le chef de l'Etat avait déposé une gerbe aux pieds de la statue du général de Gaulle.

"La prochaine fois, c'est la porte !"

  • Après les derniers couacs gouvernementaux, le chef de l'Etat a sonné la fin de la récré. "Je ne supporte plus que certains se fassent leur cote au détriment de l'équipe" a-t-il dit, selon un ministre.
  • Thierry Saussez devient par aileurs le patron du SIG.
Recadrage, reprise en main, on appelle ça comme on veut. Après une série de couacs qui ont mis à mal la cohésion gouvernementale, Nicolas Sarkozy a fermement recadré mercredi ses ministres en les rappelant à leur devoir de "solidarité" et confié leur communication à un spécialiste, Thierry Saussez, un de ses proches qui devient patron du SIG. "La prochaine fois, c'est la porte", a lancé le chef de l'Etat, dont les propos ont été rapportés à l'AFP par plusieurs ministres."Le président était très calme. Mais on sentait qu'il en avait discuté avec le Premier ministre" François Fillon et que pour eux, c'en était "fini d'être gentils", a expliqué l'un des participants. "Il n'y aura pas de nouvel exemple" de couac "sans sanction" et "celui ou celle qui manque à la solidarité gouvernementale devra sortir", a ajouté le président, selon la même source.

"C'est la dernière fois que j'accepte cela. François et moi estimons que ça suffit ! Je ne supporte plus que certains se fassent leur cote au détriment de l'équipe. On accepte les arbitrages et si on n'est pas content, on quitte le gouvernement", a également affirmé le président, cité par un autre ministre.
"Enfin il était temps..."
Sarkozyfrance2007

Climat tendu entre l'Elysée et Matignon

  • Des OGM à la carte "familles nombreuses", Nicolas Sarkozy a dû monter au créneau trop souvent, estiment ses collaborateurs.
La scène se déroule mardi, à la sortie d'une réunion de crise à l'Élysée sur le projet de loi OGM. Un collaborateur du président lève les yeux au ciel : "Fillon, c'est la cata, il n'a rien géré. Ce n'est tout de même pas le job du président de rédiger des sous-amendements". Dans la matinée, Nicolas Sarkozy a fait venir en urgence François Fillon, le ministre de l'Écologie, Jean-Louis Borloo, les présidents des groupes UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, et au Sénat, Henri de Raincourt, et les rapporteurs de la loi OGM. Le but : trouver un compromis sur ce projet de loi qui donne à la majorité tant de fil à retordre depuis la semaine dernière . Lundi, le premier ministre est resté en retrait lors de la réunion. Jouant sa proximité avec les députés UMP, alors que Nicolas Sarkozy voulait leur faire accepter un amendement censé calmer les anti-OGM. "C'est toute la crédibilité du Grenelle de l'environnement qui se jouait sur ce dossier OGM. Le président est intervenu hier, parce qu'il ne pouvait pas laisser passer ça", explique-t-on dans l'entourage du président. "Mais ce n'est pas parce qu'il défend plutôt la ligne Kosciusko-Morizet qu'il a approuvé sa méthode", précise-t-on à l'Élysée où l'on rappelle que "le président le lui a dit personnellement".

"Que se passe-t-il quand un dossier du gouvernement tourne mal ? C'est encore Sarkozy qui s'y colle !", s'exclame-t-on à l'Élysée, où on se dit las d'être "les pompiers de service" . Et de citer le cas de la carte famille nombreuse : "une c…, voilà ce qui arrive quand la technostructure tourne à vide. On ne peut pas tout surveiller". Voilà un autre dossier sur lequel Nicolas Sarkozy est intervenu en fin de semaine, pour démentir François Fillon. Le premier ministre avait annoncé de­puis le Japon qu'il était bien question de confier à la SNCF le fi­nancement de la carte famille nombreuse, dans le cadre de la révision des politiques publiques. À l'énervement de la fin de semaine dernière s'ajoutait mardi la "gaffe" de Roselyne Bachelot sur le non-remboursement des lunettes.

"Tenir le cap des réformes"

Cette proche de Fillon, qui lui doit sa place au gouvernement, "a été prise au dépourvu", s'agace-t-on à l'Élysée. Des reproches qui "ne manquent pas de saveur", s'amuse un proche de Fillon : "Le président nous demande d'être interventionnistes. Soit. Mais alors qu'il ne se mêle pas de tout !". Au passage, on rappelle que le président est celui qui "fait des annonces à la place de ses ministres", en citant Christine Albanel qui apprit "un quart d'heure avant la conférence de presse du président qu'il voulait supprimer la pub de la télévision publique". Ou encore les propositions "brouillonnes" du chef de l'État sur Arcelor.

Face à ces agacements élyséens, François Fillon "est de plus en plus détaché", reconnaît l'un de ses proches. "Il ne veut pas se perdre dans ces querelles picrocholines. L'essentiel est de tenir le cap des réformes", explique ce dernier. À l'Élysée, un proche du président calme lui aussi le jeu : "Fillon, il le connaît par cœur, il sait pertinemment ce qu'il sait faire ou ne pas faire. Et il sait bien qu'ils font équipe jusqu'en 2009."
"Fillon, réveille toi ! Il est temps"
Sarkozyfrance2007

Les Français prennent partie pour Kosciusko-Morizet

  • 78% des Français approuvent les "positions assez restrictives" sur les OGM de "NKM" et 74% désapprouvent la punition du Premier ministre.
  • La secrétaire d'Etat à l'Ecologie avait été sommée mercredi de présenter des excuses publiques après avoir accusé Jean-Louis Borloo et Jean-François Copé de "lâcheté" dans le débat sur le projet de loi OGM.
Sommée par François Fillon de présenter des excuses publiques cette semaine pour avoir accusé son ministre de tutelle Jean-Louis Borloo d'être entré dans "un concours de lâcheté" avec Jean-François Copé, le chef des députés UMP, sur le projet de loi sur les OGM. Puis privée de voyage au Japon avec le Premier ministre. Et enfin interdite de banc à l'Assemblée lors de la séance de mercredi. Après ces trois "punitions", le Premier ministre avait déclaré mercredi soir que l'incident Kosciusko-Morizet était "clos".

Interrogés par l'Ifop pour Le Journal du Dimanche sur la mini-crise au sein du gouvernement de mercredi dernier, trois Français sur quatre ont dit déplorer la décision du Premier ministre de sanctionner la secrétaire d'Etat à l'Ecologie. 74% la jugent "mauvaise" contre 22% qui l'approuvent. Les avis sont en revanche partagés du côté des sympathisants de l'UMP qui y voient à 46% une "bonne décision" et à 48% une "mauvaise décision".

Quant au fond, près de 8 Français sur 10 donnent raison à Nathalie Kosciusko-Morizet. Ils sont en effet 78% à approuver les "positions assez restrictives concernant la culture des OGM" prises par la secrétaire d'Etat devant l'Assemblée nationale. 16% sont d'un avis contraire. 6% ne se prononcent pas. Une large majorité des sympathisants de l'UMP lui ont également donné raison, 67% contre 26%.
"Bravo Nathalie Kosciusko-Morizet pour ce courage et cette vérité"
Sarkozyfrance2007

148 tombes musulmanes profanées à Aras

  • Les inscriptions relevées sur les sépultures du cimetière militaire Notre-Dame de Lorette visent directement l'islam et la ministre de la Justice Rachida Dati.
  • C'est dans ce même cimetière Notre-Dame de Lorette que 52 d'entre elles avaient été recouvertes d'inscriptions nazies il y a presque un an.
Près d'un an après la profanation de 52 tombes musulmanes, 148 tombes de soldats de la même confession ont été profanées dans la nuit de samedi à dimanche dans le cimetière militaire Notre-Dame de Lorette, près d'Arras."Ce ne sont que des tombes musulmanes, c'est au même endroit. Ils ont fait des lettres noires sur les tombes", a déclaré le conservateur du musée du cimetière."Les inscriptions visent directement l'islam" et la ministre de la Justice Rachida Dati, a annoncé le procureur de la République d'Arras, Jean-Pierre Valensi. "Une tête de porc a même été pendue à l'une des tombes", a-t-il ajouté

Le procureur "condamne cet acte inqualifiable, assure la communauté musulmane de sa solidarité et s'engage à mobiliser tous les moyens judiciaires pour identifier et réprimer les auteurs de ces actes odieux qui soulèvent l'indignation". "C'est inadmissible, invraisemblable. Le cimetière n'est pas fermé, il n'y a pas besoin d'être courageux pour venir faire ça", a renchéri le conservateur du musée du cimétière. Une centaine de gendarmes se trouvent sur place dimanche matin pour faire des relevés. L'accès au site a été interdit au public.

Cimetière de la Première guerre mondiale

Nicolas Sarkozy, François Fillon et Michèle Alliot-Marie ont immédiatement réagi. Le chef de l'Etat a dénonce cet acte relevant du "racisme le plus inadmissible qui soit" et souhaité que "les auteurs soient punis comme ils le méritent". Le Premier ministre a exprimé son "indignation" et "condamné avec la plus grande fermeté" la profanation des tombes. Enfin, La ministre de l'Intérieur a "fait part de sa profonde émotion" et a assuré "le président du Conseil Français du Culte Musulman de sa solidarité". Elle a ajouté que "tout sera mis en oeuvre pour retrouver les auteurs de ces actes afin que la justice puisse sanctionner rapidement ces agissements inacceptables".

En avril 2007, des inscriptions nazies avaient été retrouvées sur des tombes musulmanes. Des croix gammées, des croix celtiques et des inscriptions "Heil Hitler" et "Skinhead is not dead" avaient aussi été retrouvées sur l'ossuaire du cimetière. Après plusieurs jours d'enquête, trois jeunes avaient avoué avoir agi par motivation raciste, "animés par une conviction assez confuse, une idéologie nazie ou néo-nazie et skinhead", avait expliqué le procureur de la République d'Arras. Ils avaient ensuite présenté leurs excuses à la communauté musulmane, via des lettres publiées sur le site internet de leur avocat.

La popularité de Sarkozy repart à la hausse

  • Après plusieurs mois d'érosion, la cote de confiance du chef de l'Etat a progressé de 3 points au mois de mars.
  • Son Premier ministre François Fillon enregistre une baisse de 3 points, selon un sondage un sondage LH2-Libération.
La cote de confiance de Nicolas Sarkozy remonte pour la première fois depuis le début de l'année. Selon un sondage LH2-Libération à paraître lundi, celle-ci a progressé de trois points au mois de mars pour atteindre 40% d'opinions positives. Elle reste néanmoins négative pour 54% des personnes interrogées.

Cette remontée de la cote de confiance du chef de l'Etat intervient après une érosion progressive. Il était passé de 67% d'opinions positives en juillet 2007 à 54% en janvier. La baisse s'était subitement accélérée entre janvier et février avec une chute brutale de 13 points (41% d'opinions positives contre 54%) et à nouveau début mars avec une nouvelle chute de 4 points (37% contre 41%).

Fillon en baisse

A l'inverse, François Fillon perd 3 points avec 50% d'opinions positives et 42% d'opinions négatives. La cote de confiance du Premier ministre reste cependant supérieure de 10 points à celle de Nicolas Sarkozy.

A gauche, Dominique Strauss-Kahn est le "meilleur leader de la gauche pour les années à venir" pour 23% des personnes interrogées tandis que Bertrand Delanoë est le meilleur pour 15% et Ségolène Royal pour 14%. Mais, au sein des sympathisants socialistes, c'est Bertrand Delanoë qui arrive en tête comme "meilleur leader de la gauche" (25%) devant Ségolène Royal (19%) et Dominique Strauss-Kahn (18%).

Rachida Dati ne fait pas dans l'économie

  • La garde des Sceaux fait grimper les dépenses du ministère de la Justice et reconnaît qu'en 2007 une avance de 100.000 euros a été nécessaire.
  • Je tiens ici à la rappeler à l'ordre, parce que j'estime que tout le monde doit participer aux maitrises des dépenses et plus particulièrement quand on est ministre.
Rachida Dati mène-t-elle la grande vie au ministère de la Justice ? Entre réceptions, restaurants et voyages, le site internet Mediapart affirme que les dépenses de la garde des Sceaux "ont grimpé de manière vertigineuse". En décembre 2007, les frais de représentation auraient atteints 270 000 euros, soit un dépassement de 30% du budget initialement alloué.

A la Chancellerie, on reconnaît qu'il y a effectivement eu "une rallonge de 100.000 euros à l'automne 2007". Mais selon le porte-parole du ministère, Guillaume Didier, cette somme se justifie "par l'organisation de réceptions telles que celle tenue à l'occasion de la fête nationale, le 13 juillet".

Enfin, le porte-parole a réfuté la moindre "prise en charge des dépenses personnelles" de Rachida Dati. Selon Mediapart, cela concernerait "des paires de collants" et des "frais de maquillage". Guillaume Didier a expliqué qu'il y avait simplement au ministère "le minimum nécessaire pour permettre des raccords de maquillage".

Pour 2008, François Fillon a alloué une enveloppe de 200.000 euros de frais de représentation à chaque ministère. Selon Médiapart, Rachida Dati en aurait déjà dépensé 112.356,67. Un chiffre que ne conteste pas Guillaume Didier : "il est exact qu'en début d'année, les dépenses sont plus importantes". Il a en revanche démenti qu'une nouvelle rallonge de 100.000 euros était d'ores et déjà prévue.

Un nouveau record du monde pour Alain Bernard

  • Le nageur a encore battu le record du monde du 100 m nage libre et a été sacré champion d'Europe à Eindhoven !
  • La nouvelle marque est de 47''50.
47"60. Le record du monde établi par Alain Bernard vendredi soir à Eindhoven lors du 100 m nage libre était encore dans toutes les têtes. Il va déjà falloir l'oublier. Etablie en demi-finales, la plus belle référence de la distance de l'histoire de la discipline a été balayée par le Français en finale. Ce dernier, placé dans la ligne d'eau n°4 juste devant son copain Fabien Gilot, a encore été époustouflant de facilité. Largement en tête à mi-parcours, le natif d'Aubagne accélérait encore dans la dernière ligne droite et améliorait de 0"10 sa précédente marque : 47"50.

Fillon salue "l'exploit" d'Alain Bernard

Le Premier ministre François Fillon a adressé ses "plus sincères félicitations" au nageur Alain Bernard pour sa victoire en finale du 100 mètres nage libre aux Championnats d'Europe de natation d'Eindhoven et son nouveau record du monde.
Evoquant un "véritable exploit", François Fillon le félicite d'"entrer dans l'histoire de la natation", indique un communiqué de Matignon.

Bachelot et Laporte félicitent Bernard

La ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports Roselyne Bachelot et le secrétaire d'Etat Bernard Laporte ont adressé samedi leurs "plus chaleureuses félicitations" à Alain Bernard, sacré champion d'Europe du 100 m nage libre et qui a battu son propre record du monde. Bernard Laporte et Roselyne Bachelot "ressentent une très grande fierté pour cette performance exceptionnelle qui fait honneur au sport français et à la France".

Sarkozy salue le "formidable exploit"

Le président de la République Nicolas Sarkozy a salué "le formidable exploit" d'Alain Bernard après la victoire du nageur en finale du 100 mètres nage libre aux championnats d'Europe de natation d'Eindhoven et son nouveau record du monde sur cette distance. "Cette victoire et ce nouveau record du monde font d'Alain Bernard un des très grands du monde sportif qui fait la fierté de la France", déclare le chef de l'Etat dans un communiqué, qui précise que le président a appelé le nageur pour lui adresser "ses très sincères félicitations".

Nicolas Sarkozy : "Maintenir le cap et accélérer les réformes"

Nous sommes à trois jours du premier tour des élections municipales, qu'en attendez-vous ?
Les Français vont choisir ceux qui gèrent leur ville et il est bien qu'ils le fassent en pensant d'abord à cette mission. Mais je sais que ce scrutin aura aussi une signification politique que j'entendrai et dont je tiendrai compte. À ce titre, je souhaite que ceux qui veulent que le changement continue, se mobilisent et fassent le choix du candidat qui porte cette stratégie du changement. Je suis élu pour cinq ans. Chaque année, il y aura des élections. Mon devoir est d'envisager les choses dans la durée, avec du recul, du sang-froid. Je n'ai pas l'intention de rythmer mon quinquennat en fonction des scrutins locaux, régionaux ou européens qui nous attendent. J'ai un cap, je tiendrai ce cap.

Le cap, c'est réhabiliter le travail pour donner à chacun la chance de vivre de son activité, assurer l'autorité de l'État pour protéger les plus faibles, bâtir une justice qui protège les victimes, reconstruire des universités fortes qui soient les meilleures au monde, revenir à une école primaire où l'on enseigne à lire, écrire et compter pour mettre un terme à l'échec scolaire. Ma mission est de faire en sorte que toutes les réformes qui n'ont pas été engagées en France depuis tant d'années soient conduites à leur terme ; mon rendez-vous est clair : c'est la fin du quinquennat, et les résultats concrets que les Français en attendent à juste titre. En tout état de cause, pour moi, comme pour tous les Français, le changement est une ardente obligation.

Entendez-vous réformer au même rythme, quel que soit le résultat des élections ?
Je dis à tous ceux qui m'ont fait confiance que je mènerai cette politique du changement avec la même force, la même envie, le même volontarisme tout au long des quatre prochaines années.

Allez-vous poursuivre l'ouverture ?
Le devoir d'un président de la République est de rassembler, de refuser toute forme de sectarisme. La France a grand besoin de tolérance. J'ai souhaité associer tous les talents à notre action au service de la France. Nous avons clairement gagné les élections présidentielle et législatives. J'ai cependant voulu travailler aussi avec ceux qui n'avaient pas voté pour moi. Je ne le regrette pas. Je dois rassembler.

Ne croyez-vous pas que vos électeurs désirent aussi une ouverture à droite et pas seulement à gauche ?
L'ouverture est d'abord un état d'esprit. Cependant, quand nous proposons des quotas pour l'immigration avec une obligation de résultats quant aux reconduites à la frontière, n'est-ce pas une politique voulue par les Français ? La rétention de sûreté, cette nouveauté dans l'univers juridique français, ou la condamnation des multirécidivistes à des peines planchers il y a déjà près de 4 000 décisions rendues ne sont-elles pas des politiques qui rompent avec tant d'années de laxisme ? Quand nous nous réconcilions avec les Américains, n'est-ce pas un changement bienvenu et peut-on penser une minute que le contrat qu'a gagné magnifiquement EADS pour les avions ravitailleurs aurait été signé dans le climat de tension qu'on a connu entre les Américains et les Français ? Quand la France porte l'idée du traité simplifié et contribue à sortir l'Europe de la crise, n'est-ce pas une politique qui satisfait les plus européens et donc le centre ? Nous faisons après l'élection ce que nous avions promis avant. C'est une question de respect, de crédibilité et même de morale.

Comment expliquez-vous votre baisse dans les sondages ?
Pendant six ans, j'ai connu des sondages à leur zénith. Et mes adversaires expliquaient que cela ne signifiait rien. Aujourd'hui, après deux mois de baisse, les mêmes expliquent que la situation est très grave. Bien sûr, les bons sondages facilitent les réformes, et les mauvais les compliquent, mais cela ne change pas mon cap. Je travaille à la modernisation de la France sans me laisser distraire par les péripéties, même si je me dois d'être attentif à tout, y compris à l'humeur du moment.

Que répondez-vous à ceux qui attribuent votre baisse dans les sondages à votre nouveau style ?
On porte toujours sa propre part de responsabilité. J'aime l'engagement, j'aime prendre mes responsabilités, je suis quelqu'un qui ne triche pas, alors cela peut surprendre, voire déranger parfois. Pour autant, le rôle du chef de l'État, c'est de garder une certaine distance par rapport au quotidien. Il n'a pas le droit de céder à l'agitation.

Avez-vous commis des erreurs qui expliqueraient cette baisse dans les sondages ?
Qui serais-je si je ne reconnaissais pas mes erreurs ? On en commet, j'en ai commis. Je ne m'exonère de rien, mais je ne crois pas utile de commenter en permanence l'écume des choses ! Ce qui intéresse les Français est de savoir si le pouvoir d'achat va augmenter, si la sécurité va s'améliorer, si le chômage va baisser. Ce qui compte, c'est que, désormais, un demi-million d'entreprises proposent à leurs salariés des heures supplémentaires défiscalisées. Nous étions un pays dans lequel on décourageait les gens de travailler. Nous sommes devenus un pays dans lequel on est de nouveau récompensé lorsqu'on travaille davantage.

Je veux développer massivement l'intéressement et la participation pour que plus de salariés soient associés au partage des bénéfices. J'avais promis aux Français que ceux qui ont tiré sur la police à Villiers-le-Bel seraient arrêtés, ils le sont. J'avais promis aux Français que les multirécidivistes seraient plus fortement condamnés, ils le sont. J'irai jusqu'au bout. Je veux que les criminels dangereux qui ont été condamnés avant l'adoption de la loi créant la rétention de sûreté, ne puissent pas être rendus à la liberté s'ils sont toujours dangereux.

Vous avez saisi le président de la Cour de cassation après la décision du Conseil constitutionnel sur cette loi. Que répondez-vous à ceux qui vous reprochent de vouloir contourner les Sages ?
Le Conseil constitutionnel dit ce qui est conforme à la Constitution ou pas. Il a validé la mesure de rétention, c'est capital. Mon devoir est de veiller à ce que des femmes, des petites filles, des petits garçons ne tombent pas dans les mains d'un violeur ou d'un pédophile qui a déjà été condamné et qu'on va libérer. C'est mon devoir de président de la République de protéger les plus vulnérables. Le principe de précaution ne s'applique pas seulement à l'environnement. Par ailleurs, qu'il me soit permis de poser la question : pourquoi serait-il impossible de faire en France ce que font les autres pays européens ? Cela fait trop longtemps que l'on oublie les victimes. J'avais promis de les mettre au cœur de mon action ; c'est ce que je fais.

La popularité du premier ministre est-elle une cause de tension entre vous ?
Non. Je rappelle à ceux qui spéculent sur ce sujet qu'on ne change pas un premier ministre en fonction des sondages. Le président de la République doit choisir le meilleur pour mettre en œuvre sa politique. C'est le choix que j'ai fait avec François Fillon.

Y aura-t-il un remaniement après les municipales ?
Je voudrais mettre un terme à cette maladie française qui consiste à changer de ministres tous les six mois. Cela donne le tournis et une grande impression de légèreté. Alors que les Anglais ont gardé Gordon Brown dix ans au ministère des Finances, nous avons connu huit ministres à Bercy pendant la même période ! Durant mon quinquennat, il y aura d'autres rendez-vous et d'autres occasions pour marquer un changement politique. Le lendemain de la présidence française de l'Union européenne sera certainement un rendez-vous important. J'ajoute qu'il me paraît peu indiqué de renouveler en profondeur le gouvernement avant la présidence française de l'Union. Les ministres doivent avoir la pleine maîtrise de leurs dossiers.

Vos conseillers et le premier d'entre eux, Claude Guéant, vont-ils continuer à s'exprimer publiquement ?
Qu'il y ait eu quelques erreurs, c'est certain. Je note qu'elles n'ont pas été commises par Claude Guéant. Il a toute ma confiance et mon amitié.

Êtes-vous satisfait de l'UMP ? Voulez-vous lui insuffler un nouveau dynamisme ?
L'UMP est devenue la première formation politique de France. Elle doit s'adapter à un nouveau contexte, ce n'est pas facile. Je souhaite qu'elle reste une force de débat, qu'elle promeuve de nouveaux talents. Après Rama Yade ou Rachida Dati, une nouvelle génération doit émerger. J'ai besoin du dévouement et de l'amitié de ces centaines de milliers de militants qui ont tout fait pour que la pensée unique ne triomphe pas et que le changement qu'ils ont voulu soit mis en œuvre.

Les parlementaires UMP se plaignent de ne pas être suffisamment consultés…
Il faut que nous les associons davantage. Ils sont un soutien indispensable pour mettre en œuvre la politique voulue par les Français. Ils sont la force du changement.

Le rapport Attali a contrarié les élus, comptez-vous le mettre en œuvre intégralement ?
Je sais qu'il a pu choquer certains, qu'il y a eu des maladresses de communication. Mais je compte retenir nombre de ses suggestions. Concernant les taxis, nous devons créer, notamment à Paris, des licences nouvelles afin que nous ne soyons pas la seule capitale au monde où l'on ne puisse trouver facilement un taxi. Cela dit, il est hors de question de spolier ceux qui sont en activité.

Avez-vous l'intention d'aménager la loi de 1905 sur la séparation de l'Église et de l'État ?
Non. Il peut y avoir telle ou telle modification technique sur le statut fiscal de telle ou telle association. J'ai dit ce que j'avais à dire sur le sujet : je suis de ceux qui pensent que la question spirituelle est essentielle, mais je dois veiller à ne ranimer aucune nouvelle guerre dont la France n'a vraiment pas besoin.

Votre projet sur la Shoah est-il abandonné ?
Non. Xavier Darcos a mis en place une commission qui rendra ses conclusions dans deux mois. Ma conviction, au moment où les survivants vont disparaître, est que l'antisémitisme et le racisme ont été sous-estimés en France pendant longtemps et qu'il est très important de transmettre cette mémoire.

Êtes-vous satisfait de la réforme de la carte judiciaire ?
Depuis cinquante ans, rien n'avait été décidé. Rachida Dati l'a fait. La justice de proximité, ce n'est pas un tribunal à quelques kilomètres de chez soi. C'est obtenir rapidement une décision de la justice, étayée par des motifs clairs et compréhensibles par tous. Je considère que le Garde des Sceaux est l'un des ministres les plus courageux. Elle a conduit la réforme de la carte judiciaire là où nombre de ses prédécesseurs avaient renoncé. Elle a mis en place les peines planchers quand tous les spécialistes disaient que c'était impossible.

Quand la réforme des institutions va-t-elle voir le jour ?
Le Parlement sera saisi après les municipales. Cette réforme renforcera le rôle et les prérogatives du Parlement. Cela passe notamment par une meilleure maîtrise de son ordre du jour. Le pouvoir de nomination du président de la République sera encadré afin qu'il n'y ait aucune nomination de connivence ou de complaisance. Les nominations devront être précédées d'auditions garantissant le choix des meilleurs. Je veux aussi que le Parlement puisse se prononcer sur l'engagement des troupes françaises à l'extérieur ou sur la politique étrangère de la France. Je souhaite, enfin, proposer une réforme du Conseil économique et social pour qu'il s'ouvre aux ONG et aux associations de jeunes qui, de façon incompréhensible, en sont aujourd'hui totalement absentes.

Souhaitez-vous toujours que le président puisse s'exprimer devant le Parlement ?
Il me paraît curieux que le Parlement français puisse inviter tous les chefs d'État à s'exprimer devant lui, sauf le président de la République française. Et que ce dernier puisse s'exprimer devant tous les Parlements, sauf le sien.

Votre fils, Jean Sarkozy, est candidat aux cantonales à Neuilly. Ne craignez-vous pas les accusations de népotisme ?
Le népotisme, c'est la nomination, pas l'élection. Mon fils souhaite simplement pouvoir tenter sa chance comme les autres. Je respecte sa liberté, je trouve qu'il mène sa campagne avec beaucoup de courage. C'est un jeune homme qui ne plie pas dans la tempête. Il a du tempérament. Si son bonheur est de faire de la politique j'en suis heureux. Je suis fier de lui.

Peut-on être président de la République et être heureux ?
Il se trouve que je le suis.

Pendant la campagne, vous aviez dit qu'être président de la République, c'était renoncer au bonheur…
Eh bien, il a dû se passer quelque chose de nouveau…

Source : Le Figaro

La gauche "utilise" les municipales

  • En visite dans la Sarthe, le premier ministre s'en est pris à l'opposition, qu'il accuse d'attaquer systématiquement au chef de l'Etat.
"La gauche n'a pas de programme à proposer mais la gauche veut simplement utiliser les élections municipales pour essayer de se refaire une petite santé politique et pour freiner les réformes". En visite au Mans, samedi, pour soutenir Véronique Rivron, candidate face au maire socialiste sortant Jean-Claude Boulard, François Fillon n'a pas mâché ses mots.

"Absence de projet"

Pour François Fillon, si la gauche est "aussi agressive, aussi violente avec le Président de la République", c'est "tout simplement parce que c'est la manière qu'elle a choisi de masquer les vrais débats et de masquer son absence de programme politique".

"Face à cela, nous on est déterminés, on est serein, on fait preuve de sang-froid", a expliqué le chef du gouvernement. Avant d'appeler les électeurs manceaux à "rehausser le débat politique" en votant à droite pour "démontrer l'absence de projet et l'absence de propositions de la gauche".

Devant la presse, François Fillon a ensuite reconnu qu'"il y a toujours un jugement national à travers toutes les élections dans notre pays. Cela nous le savons bien mais les élections municipales auront des conséquences locales sur la vie politique française".

Top / Flop - Février 2008

  • Fin du mois, je renouvelle le top-flop des ministres comme au mois de Janvier avec une proposition de remaniement gouvernementale ce mois ci sur le gouvernement Fillon II.
  • Cette évaluation n'est qu'une apréciation personnelle.
Top

François Fillon : il a enfin réussi à trouvé une belle place dans l'exécutif de notre pays, certainement grâce au léger retrait de Nicolas Sarkozy sur certains sujets. Il est également boosté par de très bons sondages.

Rachida Dati : elle a réussi a imposer son texte de loi sur la rétention de sureté, texte qui par ailleurs été validé par les Sages dans une certaine limite. L'opinion est également largement favorable à cette loi.

Flop

Chritine Albanel : elle est totalement dépassé par le projet de la nouvelle télévision publique demandé par Nicolas Sarkozy c'est pourquoi probablement elle ne fera plus partie du gouvernement en Mars prochain.

Hervé Morin : déjà en sursis dans le précédent numéro, je suis, aujourd'hui, obligé de l'inscrire dans le Flop du mois. On sait qu'il prépare un livre blanc pour notre défense mais il est totalement absent de l'équipe gouvernementale. On ne la vu que très rarement depuis sa nomination. A mon avis, il n'est pas à l'aise à ce poste.

Proposition de remaniement :

Claude Allègre : Ministre de l'Industrie et de la Recherche
Michel Barnier : Ministre des affaires étrangères et européennes
Hervé Morin : Ministre de l’Agriculture et de la Pêche
Jean-Louis Borloo : Ministre de l’Economie et des Finances
Rachida Dati : Ministre de l'Intérieur
Michel Alliot-Marie : Ministre de la Défence
Christine Lagarde : Ministre de la Culture
Alain Juppé / Nicolas Hulot… : Ministre de l’Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durable.
  • Ministre de la justice : ?
N'hésitez pas à laisser vos commentaires pour influer sur les prochaines top/flop ministres.

Sarkozy prêt à aller dans la jungle pour libérer Betancourt

  • Le chef de l'Etat se dit prêt à se rendre la frontière entre le Venezuela et la Colombie pour chercher Ingrid Betancourt, si les Farc en font la demande.
  • François Fillon a lui estimé que la vie d'Ingrid Betancourt n'était plus "qu'une question de semaines".
"Il s'agit d'une question de vie ou de mort, d'une question d'urgence humanitaire". Le témoignage alarmant d'un des ex-otages des Farc sur la santé d'Ingrid Betancourt, n'a pas tardé à faire réagir Nicolas Sarkozy. Depuis l'Afrique du Sud, le chef de l'Etat se dit "prêt à aller à la frontière entre le Venezuela et la Colombie chercher Ingrid Betancourt si c'était une condition posée par les Farc". Le chef de l'Etat a appelé les rebelles qui détiennent Ingrid Betancourt depuis plus de 6 ans à la libérer "sans délai" et demandé au président vénézuélien Hugo Chavez qui joue un rôle de médiateur "d'user de tout son influence pour sauver Ingrid Betancourt". "La France reste mobilisée jusqu'à la sortie du dernier otage, je m'y engage. Il faut qu'on arrive à faire libérer" Ingrid Betancourt, a-t-il insisté.

En visite au Salon de l'agriculture, François Fillon a lui estimé que la vie d'Ingrid Betancourt n'était plus "qu'une question de semaines". "Cette femme est malade, on le savait déjà depuis plusieurs mois, on a des témoignages qui sont maintenant extrêmement précis. Il faut vraiment que tout le monde comprenne, et en particulier les Farc, que le monde entier les condamnera s'ils ne libèrent pas Ingrid Betancourt dans les meilleurs délais", a-t-il dit.

"Elle est très mal traitée par la guérilla"

Dans la nuit, l'un des quatre otages libérés avait donné des nouvelles d'Ingrid Betancourt, qu'il a vue pour la dernière fois début février. "Elle est très mal traitée par la guérilla. Cela il faut le dire au monde entier. La guérilla s'est acharnée contre Ingrid Betancourt et elle est dans des conditions inhumaines, entourée de gens qui n'ont rien fait pour lui rendre la vie agréable. Ils passent leur colère sur elle", dit-il. Toujours selon l'ex-otage, Ingrid Betancourt serait malade du foie et souffrirait d'une hépatite B.

"Nous lançons un appel aux Farc, au gouvernement colombien et à la communauté internationale tout entière pour qu'elle se mobilise" en faveur d'un accord humanitaire entre la guérilla et le gouvernement colombien, a estimé son ex-mari Fabrice Delloye. "On est colère. Ca fait six ans qu'on a dit que ça allait finir comme ça. Les otages ne sont pas immortels. Elle est au plus mal. C'est une question de semaines. Il faut un accord humanitaire maintenant", a de son côté estimé le comité de soutien à Ingrid Betancourt. Astrid Betancourt, la soeur de l'otage, a elle expliqué qu'elle restait toutefois "optimiste". Selon elle, "les Farc n'ont pas exclu de libérer unilatéralement" sa soeur, expliquant que la guérilla, qui veut obtenir d'être rayée de la liste des organisations terroristes, a compris qu'elle devait "se conformer au droit international" et ne plus prendre d'otages civils.

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